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Paris et Marseille à gauche, LR en force localement

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par Elizabeth Pineau

PARIS, 22 mars (Reuters) – La victoire de la gauche à Paris, Lille et Marseille, celle d’Edouard Philippe au Havre, d’Eric Ciotti à Nice, de La France insoumise (LFI) à Roubaix et l’échec du Rassemblement national (RN) à Toulon figurent parmi les premiers enseignements du second tour des élections municipales, dimanche en France.

Les résultats, encore provisoires, ont donné lieu à des surprises, comme la victoire de la droite à Clermont-Ferrand, à gauche depuis un siècle, et l’incertitude qui prévalait en début de nuit à Lyon, où le candidat de droite Jean-Michel Aulas a annoncé un recours, dénonçant de « nombreuses irrégularités » durant le scrutin.

Les électeurs de plus de 1.500 communes de France étaient appelés aux urnes pour un deuxième tour d’un scrutin qui ​précède d’une année les élections présidentielle et ‌législatives dans un pays politiquement très fragmenté.

Après une semaine d’entre-deux-tours riche en tractations, le taux d’abstention s’est élevé à environ ​43%, au même niveau qu’au premier tour.

Les quelque 35.000 ⁠maires élus le seront probablement pour sept ans, les prochaines élections municipales ayant des chances d’être repoussées d’un an pour éviter qu’elles ne coïncident avec les ‌élections présidentielle et législatives de 2032.

Les ténors de gauche ‌se sont félicités des résultats à Paris, où Emmanuel Grégoire l’a emporté malgré le maintien de la candidate LFI, et Marseille, où le maire réélu Benoît Payan a profité du retrait de l’insoumis Sébastien Delogu.

Dans la capitale des Gaules, l’ancien président de l’Olympique lyonnais Jean-Michel Aulas a refusé de reconnaître la réélection de l’écologiste Grégory Doucet, qui avait fait alliance avec LFI. « On ne sait pas qui a gagné Lyon », a-t-il dit, malgré la ​publication de chiffres officiels de la mairie donnant Grégogy Doucet gagnant avec 50,7% des voix.

La droite a remporté la métropole lyonnaise.

Selon certaines estimations appelées à être confirmées, la socialiste Catherine Trautmann était en passe de ravir Strasbourg aux écologistes.

La maire sortante de Nantes, Johanna Rolland, sous le feu des critiques cette semaine pour avoir fait alliance avec LFI, a été réélue.

Les socialistes Michaël Delafosse et Arnaud Deslandes ont aussi retrouvé leurs sièges respectivement à Montpellier et Lille, témoignant encore des bons scores du parti à la rose dans les grandes villes, ce dont s’est félicité le premier secrétaire du PS, Olivier Faure.

Alors que son parti se déchire sur la question d’un rapprochement avec les insoumis, il a appelé au rassemblement.

« La provocation outrancière » et « les dérapages antisémites » sont « une voie sans ⁠issue », a-t-il déclaré en référence au mouvement dirigé par Jean-Luc Mélenchon.

Déçu de voir que des villes où le PS s’est allié à LFI avaient été remportées par la droite – Brest, Tulle, Clermont-Ferrand, notamment -, le député PS Jérôme Guedj a dénoncé sur ⁠TF1 les « compromissions » avec l’extrême gauche. « Il y a besoin de clarté », a-t-il dit.

EDOUARD PHILIPPE VOIT « DES RAISONS D’ESPÉRER »

Une semaine après sa victoire à Saint-Denis, plus grande ville d’Ile-de-France après Paris, LFI et son candidat David Guiraud l’ont emporté à Roubaix, troisième ville la plus peuplée des Hauts-de-France (100.000 habitants).

Le coordinateur national de LFI, Manuel Bompard, a parlé d' »entrée fracassante » dans les conseils municipaux et de « recul de la gauche traditionnelle » au profit de « la gauche de rupture. »

A Toulouse, le maire sortant (DVD) Jean-Luc Moudenc l’a emporté face à la gauche emmenée par l’insoumis François Piquemal.

Le président des Républicains (LR), Bruno Retailleau, a félicité son camp et ses alliés « qui remportent le plus grand nombre de voix et le plus grand nombre d’élus. »

« Nous sommes toujours et plus que jamais ⁠la première ‌force politique locale », a-t-il dit, se félicitant des victoires acquises à Clermont-Ferrand, Cherbourg, Besançon, Brest, Tulle, Limoges et Toulon.

L’élu vendéen, candidat à l’élection présidentielle, a dénoncé les alliances passé entre ⁠le PS avec LFI, qualifiés d’ « accords de la honte conclus avec la pire gauche ».

Autre candidat à l’Elysée, l’ancien Edouard Philippe l’a emporté au Havre avec plus de ​47% des voix.

« Il y a toujours ​des raisons d’espérer », a dit l’ancien Premier ministre dans un discours qui s’adressait autant aux Havrais qu’au reste du pays.

« Il y a des raisons d’espérer car l’énergie, la volonté l’audace, cette vertu bien française, sourit toujours à ceux qui, d’où ​qu’ils viennent, toujours de bonne volonté, se relèvent et portent une fois encore la fierté d’être Havrais et la fierté d’être français », a-t-il déclaré.

Autre possible prétendant à la magistrature suprême, le patron de Renaissance Gabriel Attal s’est félicité de la victoire de l’ancien ministre Antoine Armand à Annecy, première ville de plus de 100.000 ‌habitants remportée par son camp, et dénoncé, lui aussi, ​les alliances avec les extrêmes.

Plus tard dans la soirée était annoncée à Bordeaux la victoire d’une courte tête de l’ex-ministre Thomas Cazenave, un proche du président Emmanuel Macron, au détriment du maire écologiste sortant Pierre Hurmic.

GRÉGOIRE FÊTE SA VICTOIRE À ​VÉLO À PARIS

Vainqueur à Nice au détriment du maire sortant (Horizons) Christian Estrosi, Eric Ciotti (UDR), partisan d’une « union des droites » avec le RN, a dit sa « joie » devant ses partisans. Défait, Christian Estrosi a annoncé pour sa part son retrait de la vie politique.

S’il a échoué à Toulon, où la députée Laure Lavalette s’est inclinée devant la maire sortante (DVD) Josée Massi, le RN l’a emporté à Tarascon, Agde, Carcassonne, La Seyne-sur-Mer ou encore Carpentras.

Le parti d’extrême droite a réalisé « la plus grande percée de son histoire », s’est félicité son président Jordan Bardella, parlant de 1.300 élus municipaux élus.

A Paris, Emmanuel Grégoire l’a emporté avec environ 51% des voix sans avoir fait alliance avec La France insoumise de Sophia Chikirou (8%), loin devant l’ancienne ministre Rachida Dati qui a remporté moins de 40% des suffrages, selon des estimations.

« Paris sera le coeur de la résistance ⁠à cette ‘union des droites’ qui veut vous prendre ce que nous avons de plus précieux et de plus fragile : la simple joie de vivre ensemble », a dit l’ancien adjoint de la maire sortante Anne Hidalgo, qui a fait un tour à vélo et pris le métro pour fêter sa victoire.

La candidate LR soutenue par le MoDem Rachida Dati, qui avait fusionné avec le centriste Pierre-Yves ​Bournazel et bénéficié du retrait de la candidate d’extrême droite Sarah Knafo, a dénoncé de son côté « le poison de la division ».

VOIR AUSSI la ​soirée électorale EN DIRECT

(Reportage Elizabeth Pineau, édité par Blandine Hénault et Benoit Van Overstraeten)

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Chrétiens TV

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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