Orange en perte au S1, dépréciation de 3,7 milliards d’euros sur l’Espagne
PARIS (Reuters) – Orange a accusé une perte d’exploitation de 1,752 milliard d’euros au premier semestre, grevé par une dépréciation de 3,7 milliards d’euros liée à l’écart d’acquisition de l’Espagne où l’opérateur télécoms a revu à la baisse ses perspectives à court terme face à la concurrence accrue.
Le résultat net tombe aussi dans le rouge, avec une perte semestrielle de 2,6 milliards d’euros.
Depuis plusieurs trimestres, Orange est en difficulté en Espagne, son deuxième plus grand marché après la France, ce qui l’a poussé à changer la gouvernance locale et à supprimer 485 emplois dans le pays, où il a investi massivement pour déployer la fibre.
Son concurrent Telefonica, qui publiait également ses résultats jeudi, a revu à la hausse ses prévisions annuelles mais a fait état d’une baisse de 4,4% de son résultat opérationnel avant dépréciation et amortissement en Espagne.
Le projet de rapprochement entre Euskaltel et Masmovil pourrait alléger la pression concurrentielle dans le pays en réduisant le nombre d’opérateurs de six à cinq mais l’opération n’est pas encore finalisée.
« La situation reste difficile », a commenté le directeur financier d’Orange, Ramon Fernandez, à des journalistes à propos de l’Espagne.
L’Ebitdaal, mesure clé de la rentabilité du groupe, a reculé de 16,2% au premier semestre en Espagne et Orange ne s’attend pas à renouer avec une croissance des profits sur ce marché avant 2023.
A la Bourse de Paris, l’action Orange reculait de 3% à 9,33 euros à la mi-journée, plus forte baisse du CAC 40.
OBJECTIFS CONFIRMÉS
« En Espagne, où les perspectives globales se sont dégradées, nous contraignant à enregistrer une importante dépréciation d’actifs, le nouveau management a mis en place sa stratégie de repositionnement des offres et la performance commerciale est positive », a indiqué dans un communiqué le PDG Stéphane Richard.
Le chiffre d’affaires d’Orange dans le pays a continué de baisser au deuxième trimestre (-2,7%) mais le repli est moins marqué que lors des trimestres précédents.
Entre avril et juin, le chiffre d’affaires total d’Orange a progressé de 2,6% à base comparable, à 10,55 milliards d’euros, tiré par les ventes d’équipements et les services IT et intégration.
La progression des revenus atteint 1,5% sur un an au premier semestre.
L’Ebitdaal a reculé de 0,4% au deuxième trimestre, à 3,27 milliards d’euros. Le repli est identique sur l’ensemble du premier semestre, à 5,84 milliards.
Malgré les pertes accusées sur le premier semestre, Orange a confirmé ses perspectives pour 2021. Il attend un Ebitdaal « stable négatif », un niveau d’eCAPEX compris entre 7,6 milliards et 7,7 milliards d’euros et un cash-flow organique des activités télécoms supérieur à 2,2 milliards d’euros.
(Reportage Mathieu Rosemain et Blandine Hénault, édité par Myriam Rivet et Jean-Stéphane Brosse)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

