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Nouvelle forte mobilisation contre la réforme des retraites en France

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PARIS (Reuters) – Les Français apparaissaient une nouvelle fois fortement mobilisés mardi contre le projet de réforme des retraites du gouvernement, auquel s’opposent les principales organisations syndicales dans un rare front uni et une grande partie de l’opposition.

Forte du succès de la première journée de mobilisation nationale, l’intersyndicale a appelé à un mouvement encore plus massif que celui du 19 janvier, qui a réuni plus d’un million de manifestants à travers la France, selon les autorités, plus de deux millions selon la CGT.

Au départ de la manifestation parisienne, en début d’après-midi sur la Place d’Italie, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a annoncé des chiffres plus élevés que ceux de la première journée de mobilisation pour les rassemblements qui ont eu lieu dans la matinée en province, même si le nombre de grévistes semblait en baisse dans certains secteurs.

« Ce qui nous remonte des différents lieux de manifestations, c’est mieux que le 19 janvier », a approuvé son homologue de la CFDT, Laurent Berger. « On a le sentiment qu’on va faire encore plus de manifestants, ce qui est un vrai signal pour le gouvernement. C’est très mobilisé dans le privé, dans la métallurgie, le social, la santé… »

L’opposition fait parallèlement monter la pression alors que le projet de réforme a entamé lundi son parcours législatif à l’Assemblée nationale.

Chez Les Républicains (LR, droite), sur lesquels compte le gouvernement pour obtenir une majorité parlementaire, on indique que la réforme ne sera pas votée « en l’état actuel ».

Le numéro deux du parti Aurélien Pradié a conditionné mardi son vote à l’adoption d’un amendement déposé par son parti afin que les personnes ayant commencé à travailler avant 21 ans puissent prendre leur retraite après 43 annuités, même si elles n’ont pas atteint l’âge légal de 64 ans.

De leur côté, la gauche et l’extrême droite, toutes deux opposées à la réforme, entendent mettre le président Emmanuel Macron encore plus en difficulté en réclamant l’organisation d’un référendum sur la réforme, très impopulaire dans l’opinion.

« UNE FORME D’INSURRECTION »

Défilant mardi à Marseille, ville dont il est député, Jean-Luc Mélenchon a déclaré qu’une motion référendaire déposée par l’alliance de gauche Nupes serait débattue lundi à l’Assemblée, le Rassemblement national (extrême droite) assurant de son côté que c’est son texte qui sera examiné.

« C’est une journée historique », a déclaré l’élu de La France insoumise (LFI) à propos de la mobilisation du jour. « Nous entrons dans une nouvelle phase (…) C’est une forme d’insurrection (…) Macron est certain de perdre. »

Le mouvement de grève a fortement perturbé l’activité dans certains secteurs, notamment à la SNCF et à la RATP, qui avaient annoncé lundi que le trafic serait très limité, y compris pour les TGV, voire quasi nul sur certaines lignes.

Mais pour les syndicats, la difficulté va être de maintenir le momentum alors que l’inflation érode le pouvoir d’achat et que de récentes grèves visant à revendiquer des augmentations de salaires ont entamé la capacité de mobilisation.

Mardi, le taux de grévistes apparaissait déjà en recul par rapport au 19 janvier dans plusieurs entreprises ou secteurs d’activité, même si l’impact du mouvement social restait significatif.

A la SNCF, en dépit des perturbations massives, une source syndicale a évoqué 36,5% de grévistes à la mi-journée, soit environ 10 points de pourcentage de moins qu’il y a douze jours.

Chez EDF, 40,3% des employés étaient en grève, un peu moins que le 19 janvier (44,5%), selon les chiffres de la direction. La production d’électricité était en baisse d’environ 5%, soit 3,4 gigawatts.

La tendance était similaire chez Engie, qui a fait état de 34,3% de grévistes, contre 40% lors de la précédente journée de mobilisation.

NOUVEAUX APPELS À LA GRÈVE

Dans les raffineries, la CGT a dit avoir atteint des taux de 75 à 100% de grévistes, des chiffres contestés par TotalEnergies qui a évoqué 55% de grévistes dans l’ensemble de ses sites de raffinage et dépôt. Le géant pétrolier a indiqué que les expéditions de produits raffinés étaient une nouvelle fois interrompues, tout en assurant « qu’il n’y a pas de manque de carburants dans nos stations ».

Le ministère de l’Education nationale a avancé un taux de grévistes de 23,52%, contre 35,15% le 19 janvier. Dans les seuls collèges et lycées, il atteignait 25,22%, selon le ministère, les syndicats parlant de leur côté de 55%.

Alors que l’intersyndicale doit se réunir dans la soirée pour décider de la suite à donner au mouvement, un nouvel appel à la grève a d’ores et déjà été lancé à EDF et dans les autres entreprises des industries électriques et gazières, du 6 au 8 février, coïncidant avec des initiatives similaires à la SNCF et dans les raffineries.

Au-delà des grèves, plus de 250 manifestations étaient prévues mardi dans toute la France, selon la CGT, auxquelles n’ont pas seulement participé des salariés, mais aussi des étudiants et des retraités.

« S’il y a un rejet de cette réforme, c’est aussi parce qu’on a de mauvaises conditions de travail, on est en sous effectif, les rémunérations n’évoluent pas avec l’inflation », a déclaré à Reuters Julien Bresson, syndicaliste UNSA chez Air France, au départ du cortège parisien. « Il y a un lien avec la qualité de travail et le rejet énorme de cette réforme. »

« Est-ce qu’on a président et un gouvernement qui écoutent la colère? », s’est interrogé Philippe Martinez avant le départ du cortège. Dans le cas contraire, a-t-il prévenu, « la tension va monter ».

Le gouvernement avait mobilisé quelque 11.000 policiers et gendarmes ce mardi, soit un millier de plus que le 19 janvier, pour éviter tout débordement.

VOIR AUSSI:

ENCADRÉ-Principaux appels à la grève et perturbations mardi en France

CHRONOLOGIE des réformes des retraites en France depuis 1993

ENCADRÉ-France-Les principales mesures de la réforme des retraites

(Rédigé par Blandine Hénault et Tangi Salaün, avec la contribution de Layli Foroudi, Bertrand Boucey et Benoît van Overstraeten, édité par Kate Entringer)

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Chrétiens TV

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
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