Macron en quête d’un « partenariat renouvelé » avec l’Afrique
par Duncan Miriri
NAIROBI, 9 mai (Reuters) – Emmanuel Macron entame samedi une tournée en Afrique marquée par l’ambition « d’afficher et ancrer un partenariat renouvelé avec les pays africains », selon l’Elysée, qui culminera avec le premier sommet franco-africain en terre anglophone, au Kenya.
Après une visite en Egypte où il rencontrera son homologue Abdel Fatta al Sissi, le chef de l’Etat français coprésidera lundi et mardi à Nairobi avec son homologue kényan William Ruto le sommet « Africa Forward » avant de clore sa tournée mercredi par l’Ethiopie.
Les accords d’investissement, notamment dans des domaines comme les énergies propres, l’intelligence artificielle et l’éducation, devraient être au coeur du voyage présidentiel.
Le sommet de Nairobi, assure l’Elysée, sera une « étape majeure dans les relations entre la France et le continent africain », près de dix ans après le discours d’Emmanuel Macron à Ouagadougou en novembre 2017.
Dans la capitale du Burkina, le chef de l’Etat fraîchement élu avait affirmé qu’il n’existe plus de « politique africaine de la France », mais des partenariats dans un rapport d’égal à égal.
Depuis cette date, la donne a été bouleversée par une série de putsches au Mali, au Burkina et au Niger où les militaires au pouvoir ont expulsé les soldats français déployés sur place et rompu en grande partie leurs liens avec Paris, s’adossant à des mercenaires russes pour leur sécurité.
L’armée française a également rétrocédé sa dernière base au Tchad en janvier 2025 et les dernières installations militaires françaises au Sénégal ont été restituées en juillet dernier.
Le nouveau président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, qui sera présent au Kenya, avait alors jugé que le maintien de ces bases était incompatible avec la souveraineté de son pays.
Dans ce contexte, le sommet de Nairobi, auquel participeront chefs d’Etat et de gouvernement, dirigeants d’entreprises et directeurs de banques de développement, vise à promouvoir des « partenariats mutuellement avantageux », selon les termes d’un communiqué commun des deux pays.
« On a vraiment l’impression d’un changement d’image dans la façon dont la France se positionne sur le continent », estime Beverly Ochieng, analyste senior du cabinet de conseil Control Risks, basée au Sénégal.
« Elle s’éloigne de certains de ses anciens partenaires coloniaux et sécuritaires pour se tourner vers des pays où son empreinte culturelle est plus forte et différente. »
UN TOURNANT FRUCTUEUX ?
Ce « pivot » diplomatique s’est illustré par des initiatives pour apaiser les tensions historiques avec des pays comme le Rwanda ou l’Algérie, tout en impliquant plus étroitement la société civile africaine et les jeunes leaders, relève Alain Antil, directeur du Centre Afrique subsaharienne à l’Institut français des relations internationales.
Dans le même temps, Paris a cherché à renforcer ses liens commerciaux, en augmentant ses importations en provenance d’Afrique d’un quart entre 2021 et 2024, selon les données du Centre du commerce international.
En 2024, la France et le Nigeria ont signé un accord d’investissement de 300 millions d’euros destiné à soutenir les infrastructures essentielles, la santé, les transports et les énergies renouvelables dans le pays le plus peuplé d’Afrique.
Paris a également cherché à nouer des accords de coopération militaire avec des partenaires non traditionnels. Un pacte de défense a été paraphé entre la France et le Kenya en octobre 2025 pour renforcer leur coopération sur le partage de renseignements, la sécurité maritime et le maintien de la paix.
La France a toutefois essuyé quelques revers cuisants dans des pays où des investisseurs venus de Chine ou des monarchies du Golfe s’appuient sur leurs vastes ressources financières et des relations entretenues de longue date pour consolider leur influence.
L’an dernier, le gouvernement de William Ruto a résilié un contrat avec un consortium emmené par le français Vinci pour un projet d’expansion autoroutière de 1,5 milliard de dollars, finalement confié à des entreprises chinoises.
Le président kényan compte profiter du sommet de Nairobi pour plaider en faveur de négociations visant à rendre le système financier international plus équitable pour les pays africains fortement endettés. La France s’est engagée à soutenir sa campagne.
(Avec la contribution de Macdonald Dzirutwe à Lagos et Gabriel Stargardter à Paris; Jean-Stéphane Brosse pour la version française)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

