Macron comprend les « colères » lycéennes mais condamne les violences
PARIS, 30 septembre (Reuters) – Emmanuel Macron a dit mercredi comprendre « les angoisses » et les « colères » de la jeunesse française tout en condamnant les violences qui émaillent la mobilisation des lycéens à Paris et dans plusieurs villes de province.
Le ministère de l’Intérieur a annoncé mardi 440 interpellations, principalement de mineurs, en marge des rassemblements et blocages qui se multiplient depuis le 21 septembre devant les lycées.
Les élèves qui manifestent, avec l’appui notamment de l’Union syndicale lycéenne (USL), dénoncent une dégradation des conditions d’apprentissage, avec notamment des classes surchargées et un manque de professeurs.
Parti de l’académie de Créteil (Val-de-Marne), le mouvement de contestation gagne chaque jour en importance, avec des violences par endroit, prenant de court le gouvernement qui jugent « légitimes » certaines revendications tout en condamnant son instrumentalisation politique par La France insoumise (LFI) et le recours à la violence.
« Je comprends les angoisses, parfois les colères que notre jeunesse peut avoir », a déclaré Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse commune à Madrid avec le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez.
« Par contre, aucun de ces débats ou de ces craintes ne légitime la violence », a-t-il poursuivi, dénonçant l’attitude « inacceptable » des responsables politiques – sans les nommer – qui viennent « devant les lycées pour exciter les élèves ».
« CONVERGENCE DES LUTTES »
« Ils ont été élus de manière calme, dans un cadre organisé, et ils ne sont pas là pour agiter les peurs et faire commettre le pire », a-t-il insisté. Le maire LFI de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), Bally Bagayoko, est notamment pointé du doigt par l’exécutif pour avoir déclaré mardi, devant le lycée Paul-Eluard de sa ville, que la violence « peut être légitime » mais qu’à « chaque fois qu’on peut l’éviter, c’est mieux ».
La région Ile-de-France a fait état de 75 lycées « perturbés », dont 36 sont le « théâtre de violences, d’affrontements et de dégradations ».
« Le droit de manifester, c’est une liberté fondamentale. Les instances démocratiques, elles, doivent être respectées. La violence, c’est non », a réagi mercredi matin sur RTL le ministre de l’Education nationale.
Edouard Geffray a précisé que 76 personnes – élèves ou personnels – avaient été blessées depuis le début du mouvement.
Le ministre a réaffirmé que les revendications portées par les manifestants étaient « légitimes » et devaient « être entendues et écoutées », mais que la violence n’avait aucune légitimité.
Le président de l’Union syndicale lycéenne, Ryad Rani, s’est dit prêt sur RTL à rencontrer le ministre.
« Nous allons lui demander plusieurs mesures, notamment pour remédier à la surcharge des emplois du temps scolaire et des classes où on peut se retrouver à 32 ou 36, ce qui est énorme », a-t-il notamment indiqué.
La situation actuelle, a-t-il affirmé, est « la conséquence d’une violence institutionnelle et sociale que subissent de nombreux jeunes depuis maintenant neuf ans ». Le premier mandat d’Emmanuel Macron a débuté en mai 2017.
L’USL dit croire en une « convergence des luttes » avec l’Union étudiante, qui appelle pour sa part à des manifestations et des blocages d’universités mardi prochain.
(Sophie Louet, édité par Benjamin Mallet)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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