L’UE propose un débat annuel sur l’aide à l’Ukraine face au veto hongrois
BRUXELLES (Reuters) – Les dirigeants des Etats membres de l’Union européenne (UE)proposeront jeudi, lors de leur sommet à Bruxelles, de réexaminer chaque année l’utilisation par l’Ukraine d’une aide pluriannuelle de 50 milliards d’euros, dans l’espoir de convaincre la Hongrie, qui s’oppose à l’octroi de cette somme.
La dernière version du projet de conclusions du Conseil européen, que Reuters a pu consulter, prévoit d’organiser un débat annuel sur la manière dont l’argent est dépensé, à partir de rapports de la Commission, mais pas d’offrir un droit de veto à chaque Etat membre comme le réclame Budapest.
« Le Conseil européen organisera chaque année un débat sur la mise en oeuvre de (l’aide) avec l’objectif d’orienter l’approche de l’UE vis-à-vis de la situation résultant de la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine », dit le document.
L’Union européenne souhaite octroyer 33 milliards d’euros de prêts à faible taux et 17 milliards de subventions à l’Ukraine dans le cadre du budget communautaire pour la période 2024-2027, afin de donner à l’Ukraine une prévisibilité sur ses financements.
Mais la décision exige le feu vert unanime des pays membres et la Hongrie, étroitement liée à Moscou, et qui cherche à récupérer 20 milliards d’euros bloqués par l’UE pour violation de l’Etat de droit, s’y oppose pour le moment.
On ignore quelle sera la réponse du Premier ministre hongrois Viktor Orban à la proposition de ses homologues.
Mercredi, l’ambassadeur de Hongrie a de nouveau réclamé un droit de veto annuel sur le déblocage de l’aide à Kyiv, requête rejetée par les autres pays.
De sources diplomatiques, on indique que la « solution à 27 », qui passe par le budget, reste l’option privilégiée mais que les Etats membres pourraient aussi trouver une solution hors budget, sans la Hongrie, si nécessaire.
Cette solution serait plus onéreuse et complexe mais parfaitement possible à mettre en oeuvre en utilisant la méthode déjà employée par l’UE pour verser 18 milliards d’euros à l’Ukraine en 2023, dit-on de mêmes sources.
(Jan Strupczewski, avec Philip Blenkinsop, Jean-Stéphane Brosse pour la version française, édité par Blandine Hénault)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.



