L’UE fait pression sur la Chine pour qu’elle pousse l’Iran à conclure un accord nucléaire
BRUXELLES (Reuters) – L’Union européenne (UE) va faire pression mercredi sur la Chine pour qu’elle use de son influence en tant que principal acheteur de pétrole de l’Iran pour pousser Téhéran à conclure un accord sur son programme nucléaire.
À la suite des frappes aériennes menées le mois dernier par les États-Unis et Israël sur l’Iran, l’UE cherche à conclure un accord dans lequel Téhéran accepterait de limiter durablement son programme nucléaire en échange de la levée des sanctions américaines et internationales.
L’UE et ses trois plus grands membres à l’époque, la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne, font partie des signataires d’un accord nucléaire conclu en 2015 avec l’Iran, que Washington a abandonné en 2018 et qu’ils espèrent relancer. L’Iran a toujours affirmé que son programme nucléaire était pacifique et nie chercher à se doter de l’arme atomique.
Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, rencontrera mercredi la Haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Kaja Kallas, et le président du Conseil européen, Antonio Costa, à Bruxelles, dans le cadre d’un voyage qui le mènera également à Berlin et à Paris.
Un haut responsable européen a indiqué que les discussions entre Kaja Kallas et Wang Yi porteraient en partie sur le Moyen-Orient. La Chine entretient une « relation unique » avec l’Iran, qu’elle devrait mettre à profit pour inciter ce pays à ne pas se doter d’armes nucléaires et pour désamorcer le conflit, a déclaré le fonctionnaire.
Les discussions devraient également porter sur des questions telles que le mécontentement de l’Europe face aux relations de la Chine avec la Russie pendant la guerre en Ukraine et l’inquiétude suscitée par les opérations militaires chinoises en mer de Chine méridionale.
« Dans un monde instable, Pékin devrait utiliser sa puissance croissante pour faire respecter le droit international », a déclaré Kaja Kallas dans des remarques publiées avant la réunion.
Le commerce n’est pas à l’ordre du jour des discussions de mercredi.
Antonio Costa et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, se rendront en Chine pour un sommet avec le président chinois Xi Jinping et le premier ministre Li Qiang, les 24 et 25 juillet.
(Rédigé par Philip Blenkinsop, Mara Vîlcu pour la version française, édité par Blandine Hénault)
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