L’indice paneuropéen Stoxx 600 devrait gagner 11% en 2026, selon des experts
par Ozan Ergenay
LONDRES (Reuters) – Les marchés actions en Europe devraient enregistrer en 2026 une nouvelle année de forte croissance dans le sillage de l’année en passe de s’achever, les investisseurs tablant sur une amélioration de l’environnement économique conjugée à des valorisations encore faibles comparativement aux Etats-Unis, montre une enquête Reuters.
L’indice paneuropéen Stoxx 600 devrait ainsi progresser de 11% d’ici fin 2026 à 623 points après un gain à ce stade de 11,9% sur 2025, selon la prévision médiane des analystes actions et de gérants de portefeuille interrogés par Reuters. Le Stoxx 600 s’affiche mercredi en hausse de 0,42%, à 570,42 points, après avoir touché un niveau record à 586,33 points au début du mois.
Les actions européennes devraient également mieux résister que les autres grands indices, notamment américains, à une éventuelle correction des marchés liée à l’intelligence artificielle, estiment les investisseurs sondés.
Le Stoxx 600 a bénéficié au début de l’année de la décision de l’Allemagne de supprimer le frein à l’endettement, ce qui a stimulé l’optimisme à l’égard de l’économie européenne et offert aux investisseurs une alternative au marché américain sur fond de relèvement des droits de douane par le président Donald Trump.
Il a fallu attendre le second semestre pour observer un rallye sur les actions américaines, tandis que la tendance positive en Europe s’est globalement maintenue.
Les investisseurs croient en de nouveaux gains l’an prochain sur le Stoxx 600, d’autant plus que les indices européens restent bon marché par rapport à ceux des autres grandes zones géographiques.
« L’écart des valorisations pour des entreprises similaires entre les Etats-Unis et l’Europe atteint de nouveaux records et les prochains trimestres devraient voir une convergence de la trajectoire économique entre la croissance économique européenne et celle des Etats-Unis », a déclaré Kevin Thozet, membre du comité d’investissement de Carmignac.
Selon lui, cela devrait se refléter dans les résultats des entreprises européennes.
L’indice de référence EuroStoxx 50 devrait également afficher un gain de 6,7% pour atteindre 5.900 points au cours de l’année prochaine, avant de grimper à de nouveaux sommets à la mi-2027, à 5.955 points, selon l’enquête.
L’INCERTTIDE AUTOUR DE L’IA
Le début de l’année 2025 a suscité beaucoup d’enthousiasme en Europe lorsque le Stoxx 600 a surperformé contre toute attente le S&P 500.
L’écart s’est néanmoins réduit au cours du second semestre et les deux indices affichent désormais pratiquement un même niveau de progression ramené en devise locale. Pour les experts, la différence entre les deux indices pour l’an prochain dépendra de l’évolution des valeurs technologiques.
Le rallye technologique s’est quelque peu essoufflé ces dernières semaines, le marché exprimant des inquiétudes sur le retour sur investissement des sommes engagées dans l’IA.
« L’IA pourrait être décisive pour les actions en 2026 », a déclaré Magesh Kumar Chandrasekaran, stratège actions européennes chez Barclays. Selon lui, les actions européennes sont bien positionnées, « compte tenu de leur valorisation moins importante (…) et d’une plus grande facilité à comparer les bénéfices, sans être trop dépendantes du sort des échanges autour de l’IA ».
« Le principal problème pour les marchés boursiers européens est qu’ils sont peu présents sur les nouvelles technologies à un moment où l’enthousiasme autour de l’IA ne cesse de croître », note Joe Maher, économiste chez Capital Economics, alors que les actions liées à l’IA pourraient continuer à se redresser.
« Nous prévoyons un éclatement de la bulle liée à l’IA en 2027 et nous nous attendons à ce que cela pèse sur les actions européennes, mais leur faible pondération en actions technologiques pourrait les aider à surperformer les actions américaines », a-t-il ajouté.
Les indices bousiers en Allemagne et en France seront par ailleurs au centre de l’attention l’année prochaine. Les investisseurs chercheront à déterminer si les projets du chancelier Friedrich Merz visant à accroître massivement les dépenses de défense et d’infrastructure transformeront l’économie allemande. En France, les effets de l’impact de l’impasse politique actuelle seront scrutés.
L’indice de référence à la Bourse de Francfort, le Dax, devrait augmenter d’environ 9,7% à 25.500 points d’ici fin 2026, après avoir gagné à ce stade 17,9% en 2025, selon la médiane des prévisions des experts interrogés par Reuters.
L’indice CAC 40 à Paris, qui a été relativement moins performant que les autres places européennes, avec une hausse de seulement 8,7% depuis le début de l’année, pourrait prendre 8% d’ici la fin de 2026, pour atteindre 8.600 points.
(Reportage Ozan Ergenay à Londres; avec Aman Kumar Soni et Jaiganesh Mahesh à Bangalore; version française Claude Chendjou, édité par Blandine Hénault)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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