L’Etat en passe de débloquer 5,5TWh de projets de gaz renouvelable
PARIS (Reuters) – Le ministère de la Transition énergétique a pris vendredi deux mesures réglementaires très attendues par les agriculteurs pour accroître la capacité de production de biométhane en France, redonnant un peu de souffle à une filière en berne à l’heure d’une crise énergétique majeure.
Une première mesure vise à revaloriser les tarifs d’achat du biométhane des projets déposés à partir de 2020 pour tenir compte de l’inflation. Une deuxième mesure vise à allonger les délais de mise en service des projets qui ont pris du retard.
Selon des données officielles, 920 projets avec une capacité totale de 18 térawattheures (TWh) par an sont actuellement en cours d’instruction ou en construction.
La plupart de ces projets sont portés par des agriculteurs désireux de valoriser leurs déchets agricoles et de diversifier leur revenus. S’ils aboutissaient tous, ils pourraient représenter 3,7% de la consommation annuelle en gaz du pays.
Il s’agit d’un taux non négligeable à l’heure où les pays européens cherchent à diversifier leurs approvisionnements en gaz face aux menaces de la Russie d’interrompre complètement ses livraisons, sur fond de guerre en Ukraine.
Mais un peu moins de la moitié de ces projets ont un délai de mise en service qui expire dans les 12 prochains mois, selon le ministère.
S’ils dépassent ce délai, ils ne bénéficieront plus des tarifs négociés avec l’Etat aussi longtemps que prévu, ce qui diminue leur rentabilité et risque de rendre leur financement plus difficile auprès des banques.
A cela s’ajoute l’explosion des prix des matériaux de construction qui fait hésiter de nombreux agriculteurs.
Dans ce contexte, seuls 20% des projets auraient vu le jour, dit-on au cabinet de la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, où l’on fait l’hypothèse qu’avec ces mesures, ce taux de réalisation sera porté à 30%.
LES ACTEURS DU BIOMÉTHANE SATISFAITS
Pour les acteurs du gaz renouvelable, ces mesures, qui étaient très attendues, envoient un signal fort. L’allongement des délais de mise en service pourrait notamment débloquer l’équivalent de 5,5 TWh par an entre 2023 et 2024.
« C’est un vrai soulagement », réagit Louis Chevalier, un agriculteur de la Vienne qui a jusqu’à octobre pour bénéficier du tarif d’Etat sur une période de 15 ans.
Bloqué par un recours déposé par les riverains, il attend une décision du tribunal administratif d’Orléans depuis deux ans et demi. Il bénéficie maintenant de 18 mois supplémentaires pour obtenir cette décision et achever, le cas échéant, la construction de son unité de méthanisation.
L’arrêté indexant les tarifs d’achat sur l’inflation devrait également relancer le secteur. La filière est en décroissance depuis que le gouvernement a choisi de diminuer les tarifs d’achat en 2020 pour pousser les acteurs à se rentabiliser davantage. De 168 nouveaux projets déposés en 2020, on est passé à 72 en 2021 et 35 au premier semestre 2022.
Selon Marc Schlienger, délégué général du Club biogaz ATEE, les tarifs augmenteraient de 10 à 11% par rapport à ceux de 2020-2021. « Cela va redonner du souffle », dit-il.
Les acteurs du biométhane attendent maintenant d’être fixés sur les délais de contentieux, qui sont au coeur des blocages.
Le ministère de la Transition énergétique dit travailler sur un décret pour plafonner les délais nécessaires aux juridictions pour rendre leur décision en cas de recours, en marge de son projet de loi d’accélération sur les énergies renouvelables.
Ce délai serait de dix mois par étage de contentieux, soit au maximum deux ans et demi pour obtenir une décision finale, précise-t-on au cabinet de la ministre.
Il a été décidé de maintenir à trois le nombre de juridictions qu’il est possible de saisir, contrairement au secteur éolien où le nombre de contentieux possible a été limité. « Ça a été un choix concerté », explique-t-on. « On était soucieux de préserver les droits de la défense. »
(Caroline Pailliez, édité par Tangi Salaün)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


