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Les syndicats réformistes se joignent à la contestation sur les retraites

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PARIS (Reuters) – Les organisations réformistes CFDT, UNSA et CFTC ont rejoint mercredi le front syndical contre le projet gouvernemental sur l’avenir des retraites, signant l’échec d’Edouard Philippe à déminer la contestation en dépit des concessions annoncées dans la journée par le Premier ministre sur le fond de la réforme.

La CFDT, qui laissait jusqu’à présent le bénéfice du doute à l’exécutif, déplore en particulier l’instauration d’un « âge d’équilibre » fixé à 64 ans à partir de 2027, un choix « inutile » et « injuste » aux yeux de la centrale de Laurent Berger.

Globalement, le gouvernement n’entend rien céder sur les grands principes de sa réforme, à savoir la mise sur pied d’un système universel par points et par répartition qui concernera les générations nées après 1975.

Lors d’un discours attendu devant le Conseil économique, social et environnemental (CESE), à Paris, au 7e jour d’une grève très suivie dans les transports, Edouard Philippe a défendu « un nouveau pacte entre les générations », « fidèle » aux valeurs fondatrices de 1945, prenant « mieux en compte les nouveaux visages de la précarité ».

Le projet de loi sera prêt à la fin de l’année, présenté au conseil des ministres le 22 janvier prochain et soumis au Parlement fin février, a-t-il précisé.

La fin des 42 régimes existants est actée, notamment celle des régimes spéciaux (SNCF, EDF, RATP…) dont la transition vers le régime unique « respectera les projets de vie de chacun, (…) respectera le contrat social qui lie une personne à une organisation (…) et respectera les équilibres économiques des professions », a assuré le chef du gouvernement.

Les points, indexés sur les salaires, remplaceront les trimestres pour le calcul des pensions. Une fois à la retraite, les points seront convertis en euros.

« La loi prévoira une règle d’or pour que la valeur des points acquis ne puisse pas baisser et avec une indexation non pas sur les prix mais sur les salaires, qui progressent plus vite que l’inflation en France », a précisé Edouard Philippe.

GÉNÉRATION 2004

Alors que le rapport du haut-commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye, préconisait une entrée en vigueur de la loi en 2025 pour les personnes nées en 1963, le gouvernement a finalement assoupli le calendrier: les générations nées avant 1975 ne seront pas concernées.

La pension de ceux qui liquideront leurs droits à 62 ans, c’est-à-dire avant 2037, sera calculée intégralement selon les anciennes règles.

« Nous avons choisi de ne rien changer pour celles qui sont aujourd’hui à moins de 17 ans de la retraite, c’est-à-dire les personnes nées avant 1975, qui auront plus de 50 ans en 2025 », a expliqué Edouard Philippe dans ce qui se voulait un geste d’apaisement.

La première génération à intégrer directement le nouveau système sera celle née en 2004 (15 ans aujourd’hui), au 1er janvier 2022.

Autre pilier de la future architecture, telle que souhaitée par Emmanuel Macron et Edouard Philippe: la mise en place d’un « âge d’équilibre » avec un système de bonus-malus, proposition du rapport de Jean-Paul Delevoye.

L’âge minimum légal de départ à la retraite restera fixé à 62 ans mais un âge pivot à 64 ans en 2027 est préconisé par le gouvernement. Ceux qui partiront avant d’avoir atteint cet âge d’équilibre seront donc pénalisés financièrement (décote) tandis qu’au-delà, ils seront avantagés (surcote).

« Je considère qu’on ne peut pas fixer un âge d’équilibre à 64 ans d’un coup en 2025. J’ai entendu les organisations syndicales qui ne voulaient pas de fétichisme sur la date de 2025. J’ai décalé le calendrier initial jusqu’à 2027 », a dit Edouard Philippe.

Ce sera à la future gouvernance du régime, au sein de laquelle les partenaires sociaux joueront un rôle central, de définir d’ici au 1er janvier 2022 les paramètres du dispositif et une trajectoire d’assainissement financière des comptes. Faute de quoi l’Etat reprendrait la main.

 

« CETTE LIGNE ROUGE EST FRANCHIE »

Le retour à l’équilibre financier du système des retraites sera donc de la responsabilité des partenaires sociaux, comme c’est le cas actuellement pour les régimes complémentaires.

La future gouvernance sera mise en place en 2020. « S’ils s’entendent sur une telle trajectoire, le gouvernement la prendra à son compte », a précisé Edouard Philippe.

Des mesures d’économie, chiffon rouge pour la CFDT notamment, sont donc écartées dans l’immédiat, mais l’introduction d’un âge pivot a hérissé les syndicats, la centrale de Laurent Berger au premier chef.

« Cette ligne rouge est franchie », a dit le dirigeant réformiste à l’issue du discours, privant l’exécutif d’un appui décisif.

La centrale a par la suite décidé, lors de la réunion de son bureau national, d’appeler à « se mobiliser » le mardi 17 décembre, prochain temps fort acté mardi par les syndicats à l’origine du mouvement.

« Nous ne sommes pas fermés, mais déterminés », a rétorqué le chef du gouvernement au 20-Heures de TF1.

Pour la CGT, le gouvernement « se moque du monde ». « Tout est réuni pour que la grève s’amplifie et que l’ensemble des salariés se mobilise dès demain », a estimé Catherine Perret, secrétaire confédérale de la CGT.

Edouard Philippe a pourtant consenti des mesures sur la pénibilité, les droits familiaux, un minimum de pension de 1.000 euros nets par mois, des dérogations d’âge pour les professions à risque (policiers, pompiers, militaires) ou encore des niveaux de retraites « sanctuarisés » par la loi pour les enseignants, mais la colère des syndicats s’est cristallisée sur les angles budgétaires.

par Sophie Louet et Marine Pennetier

(Avec Simon Carraud, édité par Marc Angrand et Jean-Stéphane Brosse)

Chrétiens TV

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

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La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

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