Les incidents à répétition menacent « la survie du football français », dit Maracineanu
PARIS (Reuters) – Les incidents à répétition en championnat de Ligue 1 mettent en péril l’avenir du football français, a averti lundi la ministre déléguée aux Sports Roxana Maracineanu, au lendemain de l’arrêt de la rencontre Lyon-Marseille après quelques minutes de jeu, à la suite d’un jet de bouteille sur le Marseillais Dimitri Payet.
Réunie en urgence, la commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP) a décidé lundi d’imposer provisoirement un huis clos total au stade de l’Olympique Lyonnais, le Groupama Stadium, avant de prendre des décisions définitives le mois prochain.
La rencontre opposant l’OL au Stade de Reims pour le compte de la 16e journée de Ligue 1 le 1er décembre se jouera ainsi sans spectateurs et des mesures définitives seront prononcées par la LFP à l’issue de l’instruction qui sera rendue le 8 décembre, précise la Ligue dans un communiqué.
Le match entre l’OL et l’OM a été interrompu dimanche soir après le jet, en provenance des tribunes du Groupama Stadium, d’une bouteille d’eau en direction du milieu de terrain marseillais Dimitri Payet, qui a été touché à la tête et s’est effondré au sol alors qu’il s’apprêtait à tirer un corner.
D’abord suspendue, la rencontre a finalement été arrêtée au bout de deux heures environ par l’arbitre Ruddy Buquet.
Dans l’intervalle, le speaker du stade lyonnais avait annoncé la reprise du match et la LFP avait publié un communiqué déplorant cette décision, qu’elle imputait au préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes et du Rhône.
Mais la préfecture a démenti cette version, assurant que la décision de reprendre, puis d’arrêter finalement le match, avait été prise par le seul arbitre.
La saison de Ligue 1 a été déjà marquée par plusieurs autres épisodes de violence de la part de supporters. En août, la LFP a infligé deux points de pénalité à Nice, dont un avec sursis, après un match contre l’OM qui n’a pas pu aller à son terme. Des supporters avaient envahi le terrain et Dimitri Payet avait renvoyé vers la tribune des supporters niçois une bouteille reçue alors qu’il allait tirer un corner.
« Les dirigeants du football français doivent arrêter de se cacher derrière leur petit doigt », a déclaré lundi matin sur France Info la ministre déléguée aux Sports, Roxana Maracineanu.
Son cabinet a précisé à Reuters que les ministères du Sport et de l’Intérieur se réuniraient à ce sujet mardi.
« Chacun doit comprendre qu’aujourd’hui c’est la survie du football français qui est en jeu, son modèle économique, » a-t-elle ajouté.
« On ne peut pas se permettre aussi qu’un diffuseur qui a acheté des droits doive meubler (…) pendant une heure alors que le match, on ne sait pas s’il va s’arrêter, s’il va continuer », a-t-elle déclaré. « C’est un monde où il y a des millions d’euros qui sont en jeu. »
« Nous avons aidé ce monde du football pendant la crise sanitaire pour permettre le retour dans les stades des supporters, on ne peut pas collectivement se permettre que ça se passe comme ça. »
(Reportage Julien Prétot; version française Valentine Baldassari, édité par Blandine Hénault et Jean-Stéphane Brosse)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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