Les agriculteurs engagent le « siège » de Paris, à l’approche du Conseil européen
PARIS (Reuters) – Les agriculteurs français, qui ne désarment pas malgré de premiers gestes du gouvernement, ont mis lundi leur menace à exécution en engageant le « siège de Paris », une opération coordonnée de blocage de plusieurs autoroutes autour de la capitale.
Le « siège », selon les termes de la FNSEA, premier syndicat agricole, et du syndicat Jeunes agriculteurs (JA), a débuté à 14h00 (13h00 GMT) « pour une durée indéterminée ».
Du nord au sud de la France, le mouvement de protestation paysan perturbe la circulation sur plusieurs axes routiers. Tracteurs, camions, bottes de foin bloquent les routes.
En Ile-de-France, le réseau Sytadin recense huit autoroutes bloquées (A1, A4, A5a, A6, A10, A13, A15, A16).
Le marché international de Rungis (Val-de-Marne), premier marché de gros de produits frais d’Europe et essentiel pour l’approvisionnement de la capitale en produits agricoles, était jusqu’à présent « épargné ».
Le site est protégé par un important dispositif des forces de l’ordre. Le gouvernement a prévu de déployer au total 15.000 policiers et gendarmes, afin notamment d’empêcher l’entrée de tracteurs dans Paris et les grandes villes de province.
Dans la région lyonnaise, les manifestants ont entamé une opération escargot. Des perturbations sont également signalées dans le secteur de Marseille et d’Aix-en-Provence.
Les agriculteurs entendent maintenir la pression sur l’exécutif français à l’approche du Conseil européen qui s’ouvre jeudi à Bruxelles.
Entre deux déplacements à l’étranger – l’Inde et la Suède à venir -, Emmanuel Macron a évoqué le sujet lors d’une réunion interministérielle lundi après-midi à l’Elysée.
Le chef de l’Etat aura un entretien avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, sur la question agricole en marge du sommet de Bruxelles, a fait savoir lundi l’Elysée. Mercosur, jachère et mesures commerciales seront au menu des discussions, a-t-on précisé.
Après avoir annoncé une première série de mesures vendredi, le Premier ministre, Gabriel Attal, devait pour sa part s’entretenir avec les dirigeants de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs (JA) lundi.
MERCOSUR ET UKRAINE EN LIGNE DE MIRE
Le chef du gouvernement a annoncé des mesures de simplification administrative, une accélération du versement des aides d’urgence et l’annulation de la hausse de la taxe sur le gazole non routier (GNR).
« Ce qui a été annoncé vendredi ne nous satisfait pas. Donc on fait monter la pression parce qu’on a compris que finalement, quand c’était loin de Paris, il n’y avait pas de réception du message », a expliqué Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, sur RTL.
Le ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau, a promis lundi de nouvelles mesures « dans les 48 heures ».
« On aura un certain nombre de choses que l’on pourra poser sur la table et qui permettront, je crois, de compléter et de montrer la globalité des mesures que l’on est en train de proposer au monde agricole », a-t-il dit sur France 2.
Outre la précarisation de leur métier, les agriculteurs dénoncent l’inflation de normes environnementales communautaires et une concurrence déloyale extra-européenne.
« Il y a des sujets très globaux, celui du prix, du libre-échange, on parle beaucoup de Mercosur, je ne voudrais pas oublier l’Ukraine qui est un vrai sujet agricole », a expliqué Arnaud Rousseau.
La porte-parole du gouvernement français, Prisca Thévenot, a réaffirmé lundi, lors du compte rendu du conseil des ministres, l’opposition de la France à la signature d’un accord commercial entre l’UE et le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay et Venezuela). Cela demeurera le cas « tant que les règles de réciprocité ne seront pas respectées », a-t-elle dit.
Selon l’Elysée, la Commission européenne a « instruit ses négociateurs de mettre fin aux sessions de négociations qui étaient en cours au Brésil ».
Sur la concurrence des produits ukrainiens, le ministre français de l’Agriculture a reconnu lundi « des effets pervers ».
« La déstabilisation des marchés est telle que nous allons prendre des mesures. Donc nous travaillons à faire en sorte à ce qu’il y ait une limite à ces importations », a-t-il dit.
Un responsable de l’UE a indiqué à Reuters que la Commission européenne examinait en ce moment « différentes options susceptibles de répondre à certaines des préoccupations exprimées par les agriculteurs », sans préciser lesquelles.
(Reportage Elizabeth Pineau et Michel Rose, rédigé par Blandine Hénault et Sophie Louet, avec la contribution de Kate Abnett à Bruxelles, édité par Zhifan Liu et Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


