Lecornu survit à deux premières motions de censure, nouveau recours au « 49.3 »
PARIS, 23 janvier (Reuters) – Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a survécu vendredi à deux motions de censure après le recours à l’article 49.3 de la Constitution sur la partie « recettes » du projet de loi de finances (PLF) pour 2026, qu’il a réitéré sur la partie « dépenses ».
Les motions déposées par La France insoumise associée aux écologistes et aux communistes d’une part, et par le Rassemblement national d’autre part, n’ont pas atteint la barre des 288 voix nécessaire pour renverser le gouvernement.
La première a recueilli 269 votes, la seconde 142.
Dans la foulée de ces deux scrutins, Sébastien Lecornu a engagé la responsabilité de son gouvernement sur la partie « dépenses » du budget dans un hémicycle presque vide, sans prendre la peine de monter à la tribune.
Ce nouveau recours à l’outil constitutionnel permettant de faire adopter un texte sans vote lui vaudra deux nouvelles motions de censure de la part des mêmes formations politiques, appelées à être examinées la semaine prochaine.
Le PLF sera ensuite transmis au Sénat avant de revenir à l’Assemblée où le gouvernement engagera à nouveau sa responsabilité, cette fois sur l’ensemble du texte.
Le processus dans son entier, examen des motions compris, devrait se terminer autour du 3 février, selon le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous.
A la tribune vendredi matin, la présidente du groupe Rassemblement national, Marine Le Pen, a dénoncé un « abus de Constitution » pour faire adopter un budget « Tchernobyl ».
« Les Français vous voient et ils mettront la facture dans l’urne », a dit la cheffe de file du parti bien placé dans les sondages sur les intentions de vote à deux mois des élections municipales et un an et demi de la présidentielle.
Au nom de La France insoumise, Eric Coquerel a désigné le président Emmanuel Macron comme le « premier responsable de la situation » et qualifié d' »escroquerie » le budget discuté depuis l’automne au Parlement.
« Rien de ce qui s’est passé ces derniers mois n’a été inutile », a affirmé pour sa part Sébastien Lecornu, vantant le travail parlementaire qui a permis de faire voter le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) et de bâtir un budget à même de n’être censuré ni par le Parti socialiste (PS), ni par Les Républicains.
« AMERTUME »
Lundi, le locataire de Matignon s’est résolu « avec une certaine forme de regret et un peu d’amertume » à avoir recours à l’article 49.3 de la Constitution en dépit de sa promesse initiale de laisser les députés se prononcer sur le budget.
Malgré les réserves de son camp qui juge trop généreuses les concessions faites au PS, le président du groupe Droite Républicaine Laurent Wauquiez a estimé devant la presse parlementaire que « dans ce contexte international de danger, il ne serait pas sérieux de faire tomber un gouvernement et de laisser la France sans budget ».
Dans sa dernière version, le PLF écarte toute hausse d’impôt pour les ménages et prévoit des mesures pour les jeunes, le maintien de la prime d’activité et celui du dispositif « ma prime rénov' » pour les logements anciens.
La surtaxe exceptionnelle visant les grandes entreprises appliquée en 2025 sera maintenue avec le même barème mais les entreprises de taille intermédiaire seront sorties du dispositif. Un choix décrié par le patronat qui doit rapporter huit milliards d’euros.
La taxation des grandes entreprises suscite un malaise jusqu’au sein du camp présidentiel. « Il y aura des conséquences pour l’emploi et la croissance, ça aura un impact », a regretté jeudi un cadre du groupe Ensemble pour la République (EPR).
A la tête d’un pays fortement endetté, le gouvernement assure pour sa part que l’objectif d’un déficit public de 5% par rapport au produit intérieur brut (PIB) pour 2026 sera respecté.
(Rédigé par Elizabeth Pineau, édité par Blandine Hénault)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

