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Le Rassemblement national espère recueillir les fruits du marasme politique

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par Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) -Quand le Rassemblement national a été dépassé par la gauche au deuxième tour des élections législatives de juillet 2024, Marine Le Pen, double finaliste de la course à l’Elysée, a affirmé que la victoire de son camp n’était qu’une question de temps, simplement retardée.

Quinze mois et quelque 120 députés plus tard, le parti d’extrême droite espère tirer bénéfice de la crise politique née de ce scrutin anticipé décidé par Emmanuel Macron et du malaise mâtiné de colère qui monte partout dans le pays.

Selon un sondage Ifop-Fiducial pour LCI, le Figaro et Sud Radio publié ce vendredi, 36% des Français voteraient RN au premier tour d’un éventuel nouveau scrutin législatif, à une dizaine de points devant les partis de gauche réunis, France insoumise comprise.

Même s’il n’augmente pas drastiquement son score par rapport à l’an dernier, le parti dirigé par Jordan Bardella espère s’approcher d’une majorité au Palais-Bourbon, synonyme d’entrée à Matignon.

Il compte pour ce faire sur la mésentente entre les anciens alliés du Nouveau Front populaire réunissant Insoumis, socialistes, communistes et écologistes d’une part, et les fêlures du « socle commun » qui unissait jusqu’à la semaine dernière les partis « macronistes » et Les Républicains (LR).

Illustration du cavalier seul du Rassemblement national : dépourvue d’invitation à la réunion organisée vendredi à l’Elysée pour trouver un Premier ministre et tenter de débloquer la crise politique qui plombe le pays, Marine Le Pen a mis en scène sa visite de terrain au Mans (Sarthe).

« Nous, c’est avec les Français que nous avons rendez-vous », a-t-elle écrit sur le réseau X en marge d’un déplacement à la rencontre de sapeurs-pompiers.

Même si Emmanuel Macron doit nommer un nouveau Premier ministre dans la journée, l’hypothèse d’une dissolution de l’Assemblée nationale – réclamée par le RN mais écartée par une majorité de parlementaires selon le Premier ministre démissionnaire Sébastien Lecornu – n’est pas à exclure.

Le cas échéant, Marine Le Pen a indiqué que si un scrutin plaçait son camp loin d’une majorité au Palais-Bourbon, le RN ne briguerait pas Matignon. S’il s’en approchait, il chercherait des partenaires, notamment chez LR, afin de pouvoir agir en attendant l’élection présidentielle de 2027.

Dans cette perspective, le RN peaufine sa liste de candidats depuis des mois, veillant à éviter que des candidats antisémites et racistes se glissent dans la liste, comme ce fut le cas par endroits en 2024.

« L’objectif est d’obtenir une majorité, de convaincre les Français et de montrer que notre politique produira des résultats rapides, qu’un antidote est possible », a déclaré à Reuters le député RN Julien Odoul. « En septembre 2026 on sera déjà dans la campagne présidentielle. Ce sera donc un temps restreint qui nécessitera de l’action et du courage. »

UNE NOUVELLE ÈRE AVEC BARDELLA

Le RN connaît une ascension constante depuis que Marine Le Pen cherche à professionnaliser le parti qui place le contrôle de l’immigration en tête de son programme d’action.

Le rôle de Marine Le Pen au sein d’un éventuel futur gouvernement RN est incertain. Ses ambitions présidentielles sont contrées par sa condamnation pour détournement de fonds assortie de cinq d’inéligibilité prononcée en mars dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national.

L’appel sera examiné en janvier pour un jugement prononcé avant l’été.

Si Emmanuel Macron dissout le Parlement, elle ne pourra sans doute pas se représenter dans le Pas-de-Calais, même si elle dit avoir l’intention d’examiner toutes les voies juridiques susceptibles de l’y autoriser.

L’eurodéputé Jordan Bardella, 30 ans, pourrait quant à lui choisir d’être candidat aux législatives pour revenir sur la scène nationale, et il reste le « plan B » en cas d’empêchement de Marine Le Pen pour la course à l’Elysée.

Représentant de la nouvelle génération, le président du RN n’est pas un héritier direct de Jean-Marie Le Pen, père de Marine, sulfureux fondateur du Front national décédé en début d’année à l’âge de 96 ans.

Fils unique d’une famille d’origine italienne ayant grandi dans une banlieue populaire de Paris, Jordan Bardella a fait entrer le parti dans une nouvelle ère.

Placé à des niveaux d’intention de vote similaires à ceux de Marine Le Pen, il publiera à la fin du mois un livre intitulé « Ce que veulent les Français » (Editions Fayard), après un premier opus à succès, « Ce que je cherche ».

S’il devient Premier ministre, il s’engage notamment à stopper la régularisation d’immigrés illégaux et à renforcer les contrôles aux frontières. 

(Reportage Elizabeth Pineau, avec Gabriel Stargardter, édité par Blandine Hénault)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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