Le Priol condamné à 26 ans de prison pour le meurtre de l’ex-rugbyman Aramburu
par Vincent Daheron et Juliette Jabkhiro
PARIS, 25 septembre (Reuters) – Loïk Le Priol et Romain Bouvier ont été condamnés vendredi à 26 et 19 années de prison, respectivement pour meurtre et tentative de meurtre sur l’ancien international argentin de rugby Federico Martin Aramburu, abattu à Paris quatre ans plus tôt.
La cour n’a pas retenu la préméditation pour les deux principaux accusés.
Les deux hommes, d’anciens membres du GUD (Groupe Union Défense), un mouvement d’extrême droite désormais dissous, étaient jugés depuis le 7 septembre devant la cour d’assises de Paris pour le meurtre de Federico Martin Aramburu, au petit matin du 19 mars 2022 dans le VIe arrondissement de la capitale, après une soirée alcoolisée.
L’avocat général avait requis 27 ans de prison à l’encontre de Loïk Le Priol, qui avait reconnu avoir tué l’ex-rugbyman à l’ouverture du procès tout en plaidant avoir « tiré pour se défendre », et 20 ans pour Romain Bouvier, dont deux des quatre coups de feux avaient touché la victime, sans lui causer la mort.
« Je porterai le poids de cette culpabilité à vie », a déclaré Loïk Le Priol lors de ses derniers mots à la barre, vendredi matin, avant que les jurés ne se retirent pour délibérer jusqu’au verdict rendu peu avant 22h. « Dès les premiers mots de cette procédure, j’ai demandé pardon. Je terminerai par cette demande de pardon. »
« Je suis chrétien, comme vous. Le pape est là aujourd’hui, je ne sais pas si c’est un signe. J’espère qu’un jour vous trouverez la force de me pardonner. »
Ce 19 mars 2022, Federico Martin Aramburu prenait un verre, tard dans la soirée, avec son ami Shaun Hegarty, à la terrasse d’un café de Saint-Germain-des-Prés, dans le VIe arrondissement de Paris.
Romain Bouvier, Loïk Le Priol et sa compagne de l’époque, Lyson Rochemir, qui a été condamnée à trois ans d’emprisonnement dont 30 mois avec sursis pour obstruction à la manifestation de la vérité, se trouvaient à une table voisine.
Les images de vidéosurveillance examinées au cours de l’enquête ont montré une première confrontation entre Shaun Hegarty et Loïk Le Priol, puis, en quittant les lieux, Federico Martin Aramburu a saisi la capuche du sympathisant d’extrême droite pour le faire chuter violemment.
De nombreux coups sont alors échangés entre les différentes parties.
L’altercation s’est ensuite poursuivie sur le boulevard Saint-Germain. Selon les enquêteurs, Romain Bouvier est descendu du véhicule conduit par Lyson Rochemir pour tirer sur Federico Martin Aramburu avant que Loïk Le Priol, arrivé à pied, n’ouvre le feu quelques instants plus tard.
L’ancien rugbyman argentin est décédé sur place.
Selon l’accusation, les trois accusés avaient pris la fuite avant d’être interpellés, Loïk Le Priol étant arrêté en Hongrie alors qu’il tentait de franchir la frontière ukrainienne.
Au cours de sa carrière, Federico Martin Aramburu a notamment joué pour les clubs français de Biarritz et Perpignan. Il compte 22 sélections avec l’équipe d’Argentine.
(Reportage de Vincent Daheron et Juliette Jabkhiro, édité par Jean-Stéphane Brosse)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
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3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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