Le « pacte migration et asile » adopté après 9 ans de négociations
BRUXELLES (Reuters) – Le Parlement européen a adopté mercredi le « pacte migration et asile », un ensemble de textes législatifs censé mieux contrôler les arrivées de migrants dans l’UE, instaurer un mécanisme de solidarité entre pays membres sur leur accueil et accélérer les procédures de traitement des demandes d’asile.
Ce « paquet » de règlements et directives avait fait l’objet d’un compromis entre Etats membres et eurodéputés en décembre dernier après neuf années de négociations, entamées après le pic migratoire de 2015 et l’afflux dans l’UE de migrants syriens chassés par la guerre.
Le Premier ministre polonais Donald Tusk a prévenu immédiatement que son pays n’accepterait pas le mécanisme de solidarité prévoyant que les États membres participent à la relocalisation des demandeurs d’asile ou des bénéficiaires de protection internationale sur leur territoire, ou apportent une contribution financière ou un soutien opérationnel et technique.
Ce refus de Varsovie ne devrait pas cependant empêcher la ratification de cette réforme migratoire par une majorité d’Etats membres.
« L’Europe renforce la protection de ses frontières extérieures, pour agir avec efficacité et humanité », a réagi mercredi en fin de soirée le président français Emmanuel Macron.
« C’est le résultat de nos efforts pour faire aboutir le Pacte asile et migration, dont je salue le vote aujourd’hui par le Parlement européen », a-t-il ajouté sur le réseau social X.
Le pacte prévoit aussi d’instaurer une nouvelle procédure accélérée aux frontières pour les personnes considérées comme peu susceptibles d’obtenir l’asile, afin d’éviter qu’ils séjournent longtemps sur le territoire de l’Union européenne, ainsi qu’un « filtrage » immédiat des migrants à leur arrivée sur le territoire de l’UE.
« Nous serons en mesure de mieux protéger nos frontières extérieures, les personnes vulnérables et les réfugiés, de renvoyer rapidement ceux qui ne sont pas éligibles au séjour, avec une obligation de solidarité entre pays membres », s’est félicitée la commissaire européenne chargée de la politique migratoire, Ylva Johansson.
Ce vote, défendu par les trois grands blocs politiques du Parlement européen – conservateurs du PPE, libéraux de Renew et une partie des Socialistes & Démocrates (S&D) -, est critiqué à la fois par l’extrême droite, qui le juge insuffisant pour réduire l’immigration – son cheval de bataille à l’approche des élections européennes de juin -, et par les partis de gauche et les écologistes qui dénoncent des atteintes aux droits humains.
« Nous nous opposons à ce Pacte de submersion », a déclaré le président du Rassemblement national Jordan Bardella, tête de liste du RN pour le scrutin du 9 juin en France.
« Nausée », a de son côté commenté Manon Aubry, tête de liste de La France insoumise, après le vote du Parlement. « Les socialistes, libéraux & la droite réalisent le cauchemar rêvé par l’extrême droite : l’Europe des barbelés plutôt que l’Europe de la Solidarité. »
Les militants des droits humains dénoncent une réforme qui permettra notamment la détention de migrants, mineurs compris, sur une grande échelle, et accordera aux Etats membres la possibilité d’éviter d’accueillir des migrants en confiant cette tâche à des pays tiers. Le déroulement du scrutin a été interrompu pendant plusieurs minutes par des militants criant « Le pacte tue. Votez non ».
(Nette Noestlinger et Gabriela Baczynska; Jean-Stéphane Brosse pour la version française, édité par Jean Terzian)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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