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Le gouvernement veut simplifier les procédures pour la construction d’EPR

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PARIS (Reuters) – Le gouvernement a présenté mercredi en Conseil des ministres son projet de loi visant à accélérer la construction de nouvelles installations nucléaires à proximité des sites nucléaires existants, première étape d’un vaste chantier de renouvellement du parc nucléaire français dans le cadre d’une stratégie visant à atteindre la neutralité carbone en 2050.

« C’est un projet de loi qui nous permet de répondre à l’urgence de la crise autant qu’il nous permet de regarder vers l’avant », a déclaré le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, lors du compte rendu du Conseil des ministres.

« Développer l’énergie nucléaire, c’est donner une réponse pérenne et positive aux impératifs climatiques, d’indépendance énergétique et, enfin, de pouvoir d’achat de nos concitoyens », a-t-il ajouté.

Le texte prévoit des mesures de simplification et de « parallélisation » des procédures administratives, afin d’éviter notamment le risque de multiplication des recours et de favoriser la construction des bâtiments auxiliaires des futurs réacteurs dès que possible.

Il autorise par exemple EDF à commencer une partie des travaux sans attendre la délivrance des autorisations dès lors que ces travaux ont fait l’objet d’une évaluation environnementale, précise-t-on au ministère de la Transition énergétique.

Ce texte s’inscrit dans la stratégie de renouvellement du parc nucléaire français fixée par Emmanuel Macron en février dans un discours prononcé à Belfort.

Le chef d’Etat avait annoncé la construction de six nouveaux réacteurs de nouvelle génération (EPR2) et la possibilité de construire huit réacteurs additionnels.

GAIN DE TEMPS DE DEUX ANS

Le ministère de la Transition énergétique espère une mise en chantier d’un premier de ces nouveaux EPR avant la fin du quinquennat d’Emmanuel Macron et une première mise en service à compter de 2035-2037.

« L’objectif, c’est que les enjeux de permis administratifs soient délivrés dans des délais qui nous permettent de tenir le calendrier de construction des EPR que nous nous sommes donné », a dit la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, dans une interview aux Echos.

La construction des six réacteurs est envisagée sur trois sites existants, où, selon le gouvernement l’acceptation de la population locale est plus élevée qu’ailleurs. Deux se situeront à Penly (Seine-Maritime), deux à Gravelines (Nord) et deux dans celle du Bugey (Ain) ou au Tricastin (Drôme).

A Penly, où débuteront les premiers travaux, le projet de loi, s’il est adopté, permettra à EDF de gagner deux ans sur le calendrier de construction, dit-on au ministère de la Transition énergétique.

Olivier Véran a précisé que le texte ne venait « en aucun cas » atténuer les exigences du gouvernement « en matière de respect de l’environnement et évidement en matière de sécurité des infrastructures nucléaires ».

Pour l’association environnementale Greenpeace France, le gouvernement vient surtout préempter le débat sur la place du nucléaire dans le mix énergétique français.

DÉBAT PUBLIC EN QUESTION

« Le texte de loi sur l’accélération du nucléaire devrait être adopté au premier trimestre 2023, avant même la fin du débat organisé par la Commission nationale du débat public (CNDP) sur l’éventuelle relance de la filière nucléaire française. Ce calendrier précipité bafoue l’intention démocratique du débat public », écrit-elle dans un communiqué.

Le ministère de la Transition énergétique explique que le texte n’autorise pas pour l’instant EDF a construire les EPR, mais lui donne seulement la possibilité de le faire lorsque le Parlement validera la stratégie du gouvernement.

Un débat public a été ouvert sur la question en octobre en prévision de la nouvelle programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) prévue pour 2023, feuille de route fixant les objectifs français en matière d’énergie pour les années à venir.

Selon un rapport diffusé par Matignon, le coût total de construction de six EPR2, dans un scénario médian et sur la base d’une mise en service du premier réacteur « à l’horizon 2037 », s’établissait à quelque 51,7 milliards d’euros.

Le projet de loi devrait être examiné au Parlement fin décembre, début janvier, précise-t-on au ministère de la Transition énergétique.

La France ne compte pour l’heure qu’un EPR, à Flamanville (Manche), dont le chantier, lancé en 2007, n’a cessé d’enchaîner retards et surcoûts. Le démarrage du réacteur, prévu initialement en 2012, est aujourd’hui espéré en juin 2023.

(Dominique Vidalon et Caroline Pailliez, édité par Jean-Stéphane Brosse et Matthieu Protard)

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Chrétiens TV

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

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Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

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