L’Allemagne arrête 25 suspects accusés de vouloir préparer un coup d’Etat
par Miranda Murray
BERLIN (Reuters) – Les autorités allemandes ont annoncé l’arrestation, ce mercredi, de 25 membres d’un groupe d’extrême droite soupçonnés de préparer un coup d’Etat et une attaque armée contre le Bundestag.
Le parquet allemand a déclaré que ce groupe était inspiré par les théories conspirationnistes de QAnon et des Reichsbürger (citoyens du Reich), une mouvance qui ne reconnaît pas la légitimité des institutions de la République fédérale et défend le rétablissement de l’empire allemand.
Le complot prévoyait d’installer un ancien membre de la famille royale allemande, identifié sous le nom de Henri XIII, comme dirigeant du futur Etat tandis qu’un autre suspect, Rüdiger v.P., commandait la branche armée, a précisé le ministère public.
Il a ajouté que Henri XIII, qui utilise le titre de prince et vient de la maison princière Reuss, laquelle a régné sur certaines régions d’Allemagne orientale, avait pris contact avec des représentants en Russie pour s’assurer de leur soutien, sans que rien ne prouve que cette requête ait été accueillie positivement par les intéressés.
« Cela semble être un problème interne à l’Allemagne. Il ne peut être question d’une quelconque interférence de la Russie », a réagi le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.
La ministre allemande de l’intérieur, Nancy Faeser, a déclaré que les investigations avaient permis « d’entrevoir l’abîme de la menace terroriste » émanant de la mouvance des Reichsbürger, ajoutant que l’Etat fédéral savait comment se défendre contre ces « ennemis de la démocratie ».
Un soldat en service actif appartenant aux forces spéciales et plusieurs réservistes figurent parmi les suspects, a dit à Reuters un porte-parole des services de renseignement militaires. Le militaire est membre de la force d’élite KSK (Kommando Spezialkräfte) de l’armée de terre, réorganisée ces dernières années après plusieurs incidents en relation avec l’extrême droite et des groupes néo-nazis.
PERQUISITIONS
Des perquisitions ont été menées par plus de 3.000 membres des forces de sécurité dans 11 Länder. Les suspects ont été arrêtés dans le Bade-Würtemberg, dans la Hesse, en Bavière, à Berlin, en Saxe et Basse-Saxe, en Thuringe ainsi qu’en Autriche et en Italie, a précisé le parquet.
Les enquêteurs soupçonnent plusieurs suspects d’avoir préparé une attaque du Bundestag, la chambre basse du Parlement, à Berlin à l’aide d’un petit groupe armé, a encore indiqué le parquet.
Les personnes arrêtées sont également accusées d’avoir préparé, depuis la fin novembre 2021, plusieurs autres actions telles que le recrutement de nouveaux membres, principalement dans les rangs de la police et de l’armée, a-t-il ajouté.
Les suspects comparaîtront mercredi et jeudi devant un tribunal fédéral qui décidera de leur maintien ou non en détention provisoire.
En août 2020, des centaines de manifestants avaient envahi les marches du Reichstag, le bâtiment du Parlement, certains brandissant des drapeaux d’extrême droite, en marge de manifestations contre les restrictions sanitaires anti-Covid.
Selon les services de renseignement intérieurs allemands, la mouvance des Reichsbürger rassemble environ 21.000 personnes, dont environ 5% sont considérés comme des extrémistes de droite.
Quelque 2.100 Reichsbürger sont prêts à recourir à la violence pour atteindre leurs objectifs, ont estimé les services dans leur rapport annuel en 2021.
La maison Reuss a déjà pris ses distances avec Henri XIII, le décrivant comme un homme confus obsédé par des théories du complot, selon les médias. Elle n’a pas immédiatement répondu mercredi à une demande de commentaire.
La monarchie allemande a été abolie il y a un siècle, lors de la proclamation de la République de Weimar en 1919.
(version française Jean-Stéphane Brosse, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


