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La trêve au Liban fragilisée par des frappes israéliennes et des tirs du Hezbollah

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par Maya Gebeily et Adam Makary

BEYROUTH (Reuters) – Au moins neuf personnes ont été tuées et trois autres blessées lundi dans des bombardements israéliens sur deux villes du sud du Liban, Talloussa et Haris, a annoncé le ministère libanais de la Santé, alors que l’armée israélienne a dit avoir frappé des dizaines de cibles liées au Hezbollah à travers le Liban.

Les autorités libanaises avaient auparavant signalé la mort de deux personnes supplémentaires dans des frappes israéliennes sur d’autres secteurs du Sud-Liban, dont un membre des services de sécurité tué en service.

Le Hezbollah a dit pour sa part avoir effectué une « frappe défensive d’avertissement » contre une position de Tsahal dans la zone disputée des fermes de Chebaa.

Ces échanges fragilisent déjà le cessez-le-feu entré en vigueur mercredi entre Israël et le mouvement chiite libanais, après médiation des Etats-Unis et de la France, chaque partie accusant l’autre de violations répétées de la trêve.

Des habitants de Beyrouth ont dit entendre des drones voler à basse altitude dans le ciel de la capitale libanaise tard dans la soirée.

Parmi ses dispositions, l’accord de cessez-le-feu interdit à Israël de mener des actions offensives au Liban tandis que les autorités libanaises doivent empêcher les groupes armés, dont le Hezbollah, d’attaquer l’Etat hébreu.

L’armée israélienne a fait état du tir de deux missiles par la milice chiite libanaise sur Har Dov (nom israélien des fermes de Chebaa), qui n’a pas fait de blessés. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a dénoncé une « violation sérieuse » du cessez-le-feu et annoncé une réponse « puissante ».

Le Hezbollah a présenté ces tirs de roquettes, les premières actions qu’il revendique depuis l’entrée en vigueur de la trêve, comme des représailles aux multiples violations de l’accord par Israël.

Le président du Parlement libanais, Nabih Berri, allié du Hezbollah qui a négocié l’accord de cessez-le-feu au nom des autorités libanaises, a déclaré lundi que Beyrouth avait recensé au moins 54 violations de la trêve par Israël depuis mercredi.

Outre les neuf morts à Talloussa et Haris, une personne a notamment été tuée lundi à Marjayoun, à environ 10 km de la frontière avec Israël, a déclaré le ministère libanais de la Santé.

ISRAËL SE DIT ATTACHÉ À LA RÉUSSITE DU CESSEZ-LE-FEU

Les services de sécurité libanais ont pour leur part déclaré qu’un drone israélien avait tué un de leurs membres alors qu’il était en service à Nabatieh, à 12 km de la frontière. Ils ont dénoncé une « violation flagrante » de la trêve.

Un drone israélien a aussi pris pour cible un bulldozer de l’armée libanaise utilisé pour des travaux de fortification à l’intérieur de la base militaire d’Al-Abbara, près de la frontière du Liban avec la Syrie, a déclaré l’armée libanaise

L’agence de presse libanaise NNA a quant à elle rapporté que l’armée israélienne avait tiré deux obus d’artillerie contre le village de Beit Lif, au Sud-Liban, et visé la localité de Yaroun avec des tirs de mitrailleuse.

L’armée israélienne n’a pas répondu aux questions au sujet de Marjayoun et Nabatieh mais a dit avoir visé des véhicules militaires près d’installations du Hezbollah dans la plaine de la Bekaa et près de la frontière syrienne.

Nabih Berri a exhorté le comité chargé de veiller au respect du cessez-le-feu à faire en sorte « de manière urgente » qu’Israël cesse ses atteintes à l’accord.

« Nous nous engageons via un mécanisme avec la France, Israël et le Liban à enquêter et à réagir aux signalements de violations » du cessez-le-feu, a dit Matthew Miller, porte-parole du département d’Etat à Washington, ajoutant que les premiers jours d’une trêve sont souvent des moments fragiles mais permettent généralement de réduire les violences.

Selon les termes de l’accord, les forces israéliennes ont jusqu’à 60 jours pour se retirer du sud du Liban. L’armée libanaise reprendrait ensuite le contrôle de cette zone, au sud du fleuve Litani.

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a démenti toute violation de l’accord par Israël et a accusé le Hezbollah de déplacer des armes au sud du Litani.

« Israël est attaché à la réussite de la mise en oeuvre du cessez-le-feu mais nous n’accepterons pas un retour à la situation telle qu’elle était » avant le début du conflit, a-t-il dit dans un communiqué.

La chaîne de télévision publique israélienne Kan a rapporté que l’émissaire américain Amos Hochstein, qui a servi de médiateur pour la conclusion du cessez-le-feu, avait mis en garde Israël contre d’éventuelles violations de l’accord.

(Adam Makary et Jaidaa Taha au Caire, Maya Gebeily et Tala Ramadan à Beyrouth et Maayan Lubell à Jérusalem; version française Mara Vîlcu, Sophie Louet et Bertrand Boucey)

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Chrétiens TV

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

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Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

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