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La suspension de la réforme des retraites adoptée à l’Assemblée

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PARIS (Reuters) – Les députés français ont adopté mercredi en première lecture la suspension de la réforme de 2023 sur les retraites dans le cadre de l’ultime journée de débats à l’Assemblée nationale sur le budget de la Sécurité sociale pour l’an prochain.

Concession majeure du gouvernement de Sébastien Lecornu au Parti socialiste pour éviter la censure et donc assurer sa survie, la suspension de cette réforme adoptée dans la douleur il y a deux ans constituait un point crucial des discussions budgétaires.

Le choix du Premier ministre, que le PS considère comme une « victoire d’étape », divisait à gauche où La France insoumise (LFI) réclame une abrogation pure et simple du texte et a donc voté contre.

« Le totem absolu de la macronie a été ébranlé », s’est félicité Olivier Faure, premier secrétaire du PS, devant la presse, alors que les écologistes ont joint leurs voix à celles des socialistes.

« Aucun Français ne gagnera avec le décalage de la retraite à 64 ans », a quant à lui estimé Manuel Bompard, coordinateur national de LFI et député des Bouches-du-Rhône, sur le réseau social X.

Pour des raisons opposées, la suspension de la réforme peinait aussi à trouver des soutiens à droite – le groupe Droite républicaine a voté contre – et dans le camp présidentiel, même si ce dernier a décidé de s’abstenir et donc ne pas empêcher un vote favorable.

« L’essentiel n’est pas là. (…)Ce que vient de faire l’Assemblée nationale, c’est tout simplement retirer un morceau de scotch sur un système des retraites qui prend l’eau de toutes parts », a déclaré le président du groupe Ensemble pour la République (EPR), Gabriel Attal, à l’issue du vote.

« Ca n’est plus les paramètres qu’il faut bouger, c’est le système qu’il faut changer », a-t-il ajouté.

Le Rassemblement national (RN), opposant de longue date à la réforme et qui compte le plus grand nombre de députés au Palais-Bourbon, a pour sa part voté en faveur de l’article 45 bis du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) prévoyant la suspension de la réforme.

« Nous sommes fidèles à l’intérêt des Français, c’est notre seule boussole. Cette réforme, qui est mauvaise, est passée en force, elle était d’une violence inouïe », a affirmé sur LCI la députée RN Laure Lavalette.

Au total, 255 députés ont voté en faveur de la suspension de la réforme des retraites, alors que 146 se sont prononcés contre.

CALENDRIER SERRÉ

La suspension, qui ne devait concerner que les retraités de droit commun, a été élargie via un amendement du gouvernement aux carrières longues et aux « catégories actives et super-actives de la fonction publique », qui concernent « les métiers difficiles ».

La mesure coûtera 300 millions d’euros l’an prochain et 1,9 milliard d’euros en 2027, a expliqué sur France 2 le ministre du Travail et des Solidarités, Jean-Pierre Farandou, et son financement interviendra via une augmentation de la fiscalité sur le patrimoine votée dans le volet « recettes » du PLFSS.

« Il y a 1,4 point de CSG supplémentaire qui rapporte 2,7 milliards donc je pense que ce financement complémentaire sera de nature à être utilisé », a expliqué le ministre. « Cela permettra de financer la suspension de cette réforme jusqu’au 1er janvier 2028 ».

Devant les députés, Jean-Pierre Farandou a défendu la nécessité de suspendre la réforme controversée. « Le temps de la suspension est un temps qui doit être utile au dialogue social, au débat démocratique », a-t-il plaidé devant les députés, estimant que le sujet serait au coeur de la campagne présidentielle de 2027.

Après deux jours de pause liés aux cérémonies du 11-Novembre, les députés ont jusqu’à minuit pour se prononcer sur le volet « dépenses » du PLFSS qui doit être ensuite transmis au Sénat. Mais avec plus de 300 amendements encore à étudier, ils ne devraient pas parvenir au terme du texte.

Dès jeudi, ils reprendront l’examen de la partie « recettes » du projet de loi de finances (PLF), suspendu le 3 novembre, avant un vote prévu le 17 novembre. Ils devront ensuite se prononcer sur la partie « dépenses » du PLF avant la date-butoir du 23 novembre.

Un calendrier contraint sur lequel la CGT a ajouté mercredi une pression supplémentaire, en appelant à une journée de grève et de manifestations le 2 décembre.

« Le 2 décembre, on sera dans la séquence décisive pour la discussion sur ce budget, il faut absolument que les travailleuses et les travailleurs soient de la partie pour que le débat budgétaire soit sous la pression de la mobilisation », a dit sur BFMTV la secrétaire générale du syndicat, Sophie Binet.

(Rédigé par Blandine Hénault, avec Elizabeth Pineau et Camille Raynaud, édité par Sophie Louet et Jean-Stéphane Brosse)

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Chrétiens TV

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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