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La Société Biblique Américaine – American Bible Society (ABS)

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La Société Biblique Américaine (American Bible Society, ABS) est une société biblique fondée le 11 mai 1816 à New York qui publie et distribue des traductions de la Bible, essentiellement protestantes, et fournit des outils d’étude à ceux qui s’intéressent à l’étude de la Bible. Elle s’est fixée pour objectif de « mettre la Bible à la disposition de chacun dans une langue et un format qui lui sont appropriés, afin que toute personne comprenne le message qui peut changer sa vie. »
La Société Biblique Américaine (ABS) propose essentiellement des traductions protestantes mais elle n’est connaître pour sa publication de traductions de la Bible en anglais contemporain, comme la Good News Bible ou la Contemporary English Version.

Un peu d’histoire

La Société Biblique Américaine est fondée en 1816 par des leaders protestants américains. Le premier président en est le presbytérien Elias Boudinot, qui avait été président du Congrès continental de 1782 à 1783. Le premier président en est le presbytérien Elias Boudinot, qui avait été président du Congrès continental de 1782 à 1783. John Jay, le premier juge en chef de la Cour suprême des États-Unis, en devient le président en 1821, et un certain nombre de personnalités illustres comme Frederick T. Frelinghuysen, président de l’Université Johns-Hopkins, l’universitaire Daniel Coit Gilman ou le banquier Edwin Francis Hyde, ancien président de l’Orchestre philharmonique de New York, dirigent l’organisation au fil des ans. Francis Scott Key, l’auteur de l’hymne national des États-Unis, en est le vice-président de 1817 jusqu’à sa mort en 1843.
Le premier siège social de l’ABS est situé sur Nassau Street dans le Lower Manhattan, le quartier le plus au sud de l’île de Manhattan, l’un des cinq arrondissements de la ville de New York, aux États-Unis.
L’ABS a utilisé la King James Version et, à partir de 1858, a nommé des comités pour être sûr d’éviter toute corruption des textes. Elle a fourni les premières Bibles dans les hôtels et les premières Bibles de poche pour les soldats pendant la Guerre de Sécession.
En 1818, l’ABS finance sa première traduction de la Bible, en langue (amérindienne) Lenape du Delaware.
En 1852, alors que Theodore Frelinghuysen esr président de la société, la Bible House (maison de la Bible) est construite, occupant tout le terrain délimité par les troisième et quatrième avenues, Astor Place et la neuvième rue à New York. La suffragette et économiste Virginia Penny y ouvre un bureau d’emploi pour les femmes, et y donne des conférences sur les différents types d’emplois pour les femmes à New York. En 1920, cet immeuble était l’un des plus anciens immeubles de bureaux de la ville.
L’un des objectifs de l’ABS est d’atteindre les personnes les plus démunies. Quatre campagnes ont été entreprises à cette fin à l’échelle des États-Unis, en 1829, 1856, 1866 et en 1882.
Au cours de la quatrième, plus de 6 300 000 familles ont été visitées et 473 806 familles ont reçu des Bible, ainsi que près de 300 000 personnes individuelles ont reçu des Bibles. En 1898, l’American Bible Society avait diffusé 437 000 Bibles ou évangiles en Chine.

L’ABS atteint la vitesse de croisière au xxe siècle

En 1912, l’ABS publiait, pour les diffuser à l’intérieur des États-Unis, des Bibles dans 84 langues. La diffusion à l’étranger s’est également accrue à cette époque, passant de 250 000 exemplaires en 1876 à plus de 2 000 000 d’exemplaires en 1915. En 1922, l’ABS cesse d’imprimer elle-même ses Bibles et se concentre sur leur diffusion. En 1934, l’American Bible Society célèbre un siècle de service envers la Chine ; le vice-président John Mott rappelle à cette occasion qu’en 1833, la société avait envoyé 3 000 dollars à Elijah Coleman Bridgman, premier missionnaire protestant américain en Chine, pour imprimer des Bibles et des évangiles en chinois. En 1934, la société avait dépensé 2 897 383 dollars pour distribuer près de 70 000 000 évangiles en Chine.
En 1998, l’ABS a versé environ 1,6 million de dollars à Sony Music Entertainment afin de distribuer plusieurs séries pour enfants chrétiens. En 1999, l’ABS a lancé son premier grand ministère sur internet, ForMinistry.com, un constructeur de sites web gratuit mis à la disposition des églises et institutions religieuses, qui a fonctionné jusqu’en 2013 et a été utilisé par plus de 180 000 églises et ministères au cours de ces 14 ans.

L’ABS aujourd’hui

Au début du 20ème siècle, la Société Biblique Américaine a connu des difficultés financières et a subi de multiples changements de direction. De 2002 à 2011, la société a dépassé son budget de 250 millions de dollars et de 2005 à 2019, elle a eu cinq présidents différents, ainsi que trois présidents par intérim. En 2012, Ministry Watch a soulevé des questions sur les pratiques de collecte de fonds de l’ABS lorsqu’elle a découvert que la société consacrait 30% de son budget aux dépenses de collecte de fonds, « un ratio incroyable cinq fois plus élevé que le ratio moyen des coûts de collecte de fonds des organisations répertoriées dans la base de données MinistryWatch.com ». Les salaires du personnel – totalisant en 2011 29 millions de dollars pour 220 employés, soit en moyenne 130 000 dollars par employé, avec au moins 10 cadres supérieurs payés plus de 200 000 dollars – ont également posé question sur la gestion de l’organisation.
En 2001, l’ABS a abandonné sa devise centenaire « ni notes ni commentaires » pour les Bibles qu’elle publie.
Au lendemain des attentats du 11 septembre, l’ABS distribue plus d’un million de Bibles et offre des évangiles téléchargeables aux personnes touchées par la tragédie. Elle produit aussi une Bible militaire de poche, élaborée conjointement avec l’aide d’aumôniers catholiques et protestants de toutes les branches des forces armées. Après le tsunami de 2004, l’ABS travaille en coopération avec l’Alliance biblique universelle et des sociétés bibliques partenaires en Thaïlande, en Indonésie, en Inde et au Sri Lanka pour fournir des Bibles aux habitants des régions touchées. En 2005, l’ABS envoie près d’un million de Bibles et de passages des Écritures à ceux qui ont survécu à la dévastation de l’ouragan Katrina. L’ABS forme un partenariat avec Habitat for Humanity pour donner une Bible gratuite à chaque nouveau propriétaire aux États-Unis.
En 2010, l’ABSl’ABS lance un nouvel outil de recherche biblique, un moteur web sans publicité qui recherche dans dix traductions différentes de la Bible, pour servir tant les besoins des croyants protestants, catholiques et orthodoxes que ceux des simples curieux ou érudits.
En 2014, l’ABS signe un contrat avec l’ICANN pour exploiter le domaine internet « .bible ». La mise à disposition de noms de domaine en « .bible » doivent accélérer l’engagement biblique mondial en ligne. Le premier site à être lancé est american.bible en septembre 2015, afin de mettre le message biblique à la disposition de gens qui vivent à l’âge du numérique.

En 2015, l’ABS annonce qu’elle a vendu son immeuble du 1865 Broadway à AvalonBay Communities pour 300 millions de dollars et qu’elle déménage à Philadelphie, louant 9300 mètres carrés de bureaux au 401 Market Street.

En décembre 2017, l’ABS a présenté à son personnel son « Affirmation de communauté biblique », un engagement à contresigner par chaque employé qui commence par une affirmation de foi et qui demande de tout faire pour éviter d’avoir des relations homosexuelles ou des relations hétérosexuelles hors mariage.
Selon les porte-parole de l’organisation, en janvier 2019, soit quelques jours avant l’expiration des 13 mois de réflexion qui était accordés aux salariés, 36 employés, soit 20% des effectifs de l’organisation, ont quitté l’organisation à cause de cette nouvelle exigence. Les dirigeants de l’organisation ont affirmé qu’un turnover annuel de 20% était conforme aux chiffres d’avant la nouvelle politique.
Cette nouvelle politique tourne le dos à la culture autrefois inclusive de l’ABS et sanctionne un glissement de cette organisation l’évangélisme, une évolution entamée 20 ans auparavant.

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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