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La Russie suspend sa participation à l’accord sur les exportations de céréales

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MOSCOU (Reuters) – La Russie a suspendu samedi sa participation à la mise en oeuvre de l’accord sur les exportations de céréales depuis les ports ukrainiens en dénonçant des attaques visant des bâtiments de sa marine en Crimée, un « faux prétexte » selon l’Ukraine.

La Russie a adressé une lettre au secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, pour l’informer qu’elle suspendait l’application de l’accord conclu en juillet dernier « pour une période indéterminée » au motif qu’elle ne pouvait plus « garantir la sécurité des navires civils » transportant les marchandises.

Moscou a également demandé que le Conseil de sécurité de l’Onu se réunisse lundi sur cette question, a déclaré sur Twitter l’ambassadeur adjoint de la Russie auprès des Nations unies, Dmitri Polianski.

La Russie accuse les forces ukrainiennes d’avoir mené, avec l’appui de « spécialistes britanniques », des attaques à l’aide de 16 drones contre des navires de la flotte russe de la mer Noire samedi matin dans le port de Sébastopol en Crimée, péninsule ukrainienne annexée par Moscou en 2014.

Elle a dit avoir repoussé ces attaques mais ajouté que les navires visés étaient chargés d’assurer la sécurité du « corridor céréalier » mis en place en vertu de l’accord de juillet.

Le ministère russe de la Défense a également déclaré que les explosions sur les gazoducs Nord Stream en mer Baltique le mois dernier avaient été causées par des soldats de la marine britannique.

La Grande-Bretagne a rejeté en bloc les accusations russes, destinées selon Londres à faire oublier les déboires militaires de la Russie sur le champ de bataille ukrainien.

Le président ukrainien Volodimir Zelensky a estimé que la décision de la Russie sur l’accord céréalier exigeait une réponse internationale forte de la part de l’Onu et du G20.

« C’est une tentative totalement transparente de la part de la Russie de brandir à nouveau la menace d’une famine à grande échelle en Afrique, en Asie », a-t-il dit dans un message vidéo.

KYIV DÉNONCE UN CHANTAGE

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmitro Kouleba, a accusé Moscou d’utiliser un « faux prétexte » et appelé « tous les Etats à exiger de la Russie qu’elle cesse de jouer avec la faim et respecte ses obligations ».

Andriy Yermak, chef de cabinet du président ukrainien Volodimir Zelensky, a accusé la Russie de « chantage » au prétexte d' »attaques terroristes inventées ». « L’archaïsme du chantage russe est visible par tout le monde. Chantage sur le nucléaire, sur l’énergie, sur la nourriture », a-t-il dit sur Telegram.

« Pour la Russie, c’est une guerre de destruction, pour nous, c’est une guerre pour la survie. Et tant qu’ils essaient de nous abolir en tant qu’Etat et en tant que nation, tout accord avec la Russie sera voué à l’échec », a ajouté Andriy Yermak.

Dans un communiqué, l’Union européenne a appelé toutes les parties à s’abstenir de toute action unilatérale mettant en péril un accord crucial d’un point de vue humanitaire.

L’accord sur les céréales, signé en Turquie le 22 juillet dernier sous les auspices des Nations unies, a été conclu pour une durée de 120 jours et doit expirer le 19 novembre. Il a permis l’exportation de 9 millions de tonnes de céréales en levant partiellement le blocus des ports ukrainiens en vigueur depuis l’invasion russe en février dernier.

Mais la Russie a critiqué à maintes reprises la mise en oeuvre de l’accord, que les Nations unies ont appelé à renouveler.

« Les gouvernements, les compagnies de transport maritime, les négociants de céréales et d’engrais et les agriculteurs du monde entier » attendent de la clarté sur l’avenir de l’accord, a souligné vendredi soir le porte-parole d’Antonio Guterres, Stephane Dujarric.

« La Russie n’a tiré aucun profit de cet accord », a estimé Turan Oguz, spécialiste turc des questions de défense. « Je pense que la principale raison du retrait russe est l’indifférence occidentale à l’égard de la Russie. »

Samedi, le ministre russe de l’Agriculture, Dmitri Patrouchev, a annoncé que la Russie était prête à fournir jusqu’à 500.000 tonnes de céréales à des pays pauvres au cours des quatre prochains mois, avec l’aide de la Turquie.

« En prenant en compte la récolte de cette année, la Fédération russe est tout à fait prête à remplacer les céréales ukrainiennes et à livrer des fournitures à des prix abordables à tous les pays intéressés », a-t-il dit.

(Bureaux de Reuters, rédité par Guy Faulconbridge, version française Jean-Stéphane Brosse)

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Chrétiens TV

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

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La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

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