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La Russie dit réduire ses opérations dans le nord de l’Ukraine, Kyiv propose sa neutralité

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par Jonathan Spicer et Gleb Garanich

ISTANBUL/BANLIEUE DE KYIV/MARIOUPOL, Ukraine (Reuters) – La Russie s’est engagée mardi lors de pourparlers de paix en Turquie à réduire nettement ses opérations militaires dans le nord de l’Ukraine, notamment aux abords de Kyiv, tandis que l’Ukraine a proposé d’adopter un statut neutre en échange de garanties internationales pour sa sécurité.

Les discussions organisées dans un palais présidentiel sur les rives du Bosphore à Istanbul étaient les premières en présence directe de négociateurs des deux camps depuis le 10 mars. De l’avis de la Turquie, elles ont été les plus productives depuis les premiers contacts diplomatiques destinés à trouver une issue au conflit déclenché par l’invasion de l’Ukraine par la Russie le 24 février.

Elles ont eu lieu alors que la situation semble s’enliser sur le terrain, avec des villes ukrainiennes toujours assiégées et bombardées mais une armée russe à l’arrêt au sol, voire en recul face aux contre-offensives ukrainiennes, notamment près de Kyiv.

« Afin d’accroître la confiance mutuelle et de créer les conditions nécessaires à de nouvelles négociations et parvenir à l’objectif ultime de conclure et de signer (un) accord, une décision a été prise de réduire radicalement, dans une large mesure, l’activité militaire dans les directions de Kyiv et Tchernihiv », a déclaré le vice-ministre russe de la Défense Alexandre Fomine à des journalistes.

L’état-major de l’armée russe fournira plus de détails à ce sujet après le retour à Moscou de la délégation de négociateurs russes, a-t-il ajouté.

L’Ukraine, pour sa part, a présenté l’offre la plus détaillée et la plus concrète exposée publiquement par l’une des deux parties depuis le début du conflit.

Elle propose d’adopter un statut neutre en échange de garanties pour sa sécurité, ce qui se traduirait notamment par le fait qu’elle n’adhérerait à aucune alliance militaire et qu’elle n’hébergerait pas de bases militaires étrangères sur son sol, ont dit les négociateurs ukrainiens.

En échange, sa sécurité serait garantie en des termes identiques aux dispositions de l’article 5 de l’Otan, qui constitue une clause de défense collective.

KYIV SOUHAITE UN SOMMET ZELENSKY-POUTINE

Les négociateurs ukrainiens ont cité Israël et trois membres de l’Otan (Pologne, Canada et Turquie) comme pays susceptibles d’être garants de sa sécurité. La Russie, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et l’Italie pourraient aussi être impliqués.

Kyiv propose aussi une période de consultation de 15 ans sur le statut de la Crimée, annexée par la Russie en 2014. Cette consultation ne pourrait toutefois débuter qu’avec un cessez-le-feu complet sur le terrain.

Le sort du Donbass, région de l’est de l’Ukraine dont des territoires contrôlés par des séparatistes prorusses depuis 2014 ont été reconnus comme indépendants par Moscou juste avant le début du conflit, serait mis de côté pour être discuté par les dirigeants russe et ukrainien en personne.

Tout accord de paix devra être approuvé par référendum en Ukraine, ont souligné les négociateurs de Kyiv, en jugeant leurs propositions suffisamment étoffées pour permettre la tenue d’un sommet entre les présidents ukrainien Volodimir Zelensky et russe Vladimir Poutine.

Le principal négociateur russe, Vladimir Medinski, a jugé pour sa part que ces pourparlers avaient été « constructifs » et il a annoncé qu’il allait examiner les propositions ukrainiennes et en rendre compte à Vladimir Poutine.

« Si nous parvenons à consolider ces dispositions essentielles (…) alors l’Ukraine sera en position de régler effectivement la question de son statut actuel en tant que pays hors bloc et non nucléaire sous la forme d’une neutralité permanente », a dit le négociateur ukrainien Oleksander Chaly.

« Nous n’accueillerons pas de bases militaires étrangères sur notre territoire, ni le déploiement de contingents militaires sur notre territoire et nous n’intégrerons pas d’alliances politico-militaires », a-t-il ajouté, et d’éventuelles manoeuvres militaires en Ukraine devront être approuvées par les pays garants de sa sécurité.

Confrontés à la plus importante attaque contre un pays européen depuis la Seconde Guerre mondiale, près de quatre millions d’Ukrainiens ont déjà fui leur pays, tandis que des milliers d’autres ont été tués ou blessés.

RÉSISTANCE UKRAINIENNE

A Marioupol, port du sud-est de l’Ukraine assiégé et bombardé depuis les premiers jours du conflit, près de 5.000 personnes sont mortes, selon un bilan fourni par le maire qui n’a pas pu être vérifié.

Dans les quartiers de la ville désormais aux mains de l’armée russe, les rares habitants qui s’aventurent dehors ressemblent à des fantômes errant dans des rues jonchées de débris au milieu d’immeubles éventrés et calcinés.

Tandis que des explosions retentissent au loin, une petite fille vêtue d’un manteau rose et coiffée d’un bonnet jaune joue avec un bâton dans un décor de ruines. Une personne passe avec une brouette remplie d’objets glanés dans les décombres.

« Regardez notre réserve de nourriture. Nous sommes huit. Nous avons deux cagettes de pommes de terre, une cagette d’oignons », se lamente Irina, une ingénieure, dans son appartement aux vitres explosées. Dans la cage d’escalier, une soupe cuit sur un réchaud de fortune.

Ailleurs, l’armée russe semble se heurter à une farouche résistance des troupes ukrainiennes, qui ont repris du terrain ces derniers jours aux abords de Kyiv, ainsi que dans le nord-est et dans le sud du pays.

Dans une zone reprise par les forces ukrainiennes au nord-est de la capitale, la route menant au village de Roussaniv est parsemée de carcasses de blindés et de lambeaux d’uniformes russes. Les maisons alentour sont détruites. Un Ukrainien en uniforme creuse un trou pour enterrer le cadavre calciné d’un soldat russe.

A Mykolaïv, dans le Sud, un missile a touché le principal bâtiment administratif de la ville, faisant au moins sept morts et 20 blessés selon les autorités locales.

Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a déclaré que la Russie avait en grande partie achevé la première partie de son « opération spéciale » en Ukraine, endommagé les capacités militaires de son voisin et qu’elle se concentrerait désormais sur les régions revendiquées par les séparatistes prorusses.

Des déclarations similaires vendredi de la part des autorités russes ont été interprétées dans les pays occidentaux comme le signe d’un renoncement de la Russie à son objectif initial d’un changement de régime à Kyiv.

Emmanuel Macron devait s’entretenir dans le courant de l’après-midi avec Vladimir Poutine. Le président français devait aussi participer à une réunion téléphonique de plusieurs dirigeants européens avec son homologue américain Joe Biden, alors que les Etats-Unis, l’Union européenne et plusieurs pays occidentaux ont imposé de lourdes sanctions économiques et financières à la Russie après son invasion de l’Ukraine.

(Reportage Gleb Garaninch dans la BANLIEUE DE KIEV, un journaliste de Reuters à MARIOUPOL, Jonathan Spicer à ISTANBUL, Pavel Polityuk à LVIV et les rédactions de Reuters, rédigé par Peter Graff, version française Bertrand Boucey, édité par Jean-Stéphane Brosse)

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Chrétiens TV

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
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