La Russie affirme contrôler la région de Louhansk après la prise de Lyssytchansk
par Tom Balmforth, Max Hunder et Simon Lewis
KYIV/KONSTYANTYNIVKA, Ukraine (Reuters) – La Russie a annoncé dimanche avoir pris le contrôle total de la région de Louhansk, dans l’est de l’Ukraine, après que son armée, appuyée par des forces séparatistes pro-russes, s’est emparée de la ville de Lyssytchansk.
Les Ukrainiens disent s’être retirés d’eux-mêmes de la ville de Lyssytchansk pour sauver la vie de leurs hommes.
L’armée russe, avec le soutien des forces séparatistes locales, concentre ses opérations sur les provinces de Louhansk et Donetsk, dans le Donbass (Est), pour en déloger les forces ukrainiennes.
Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a informé le président Vladimir Poutine de la « libération » de la région de Louhansk, dans l’est de l’Ukraine, par l’armée russe et les forces séparatistes pro-russes locales, ont annoncé ses services dimanche.
Le ministère russe avait auparavant indiqué, via l’agence Tass, que les troupes russes avaient conquis Lyssytchansk, dernier bastion des forces ukrainiennes dans l’est de l’Ukraine, et les villages alentour.
Les forces ukrainiennes ont dit qu’elles avaient été forcées de se retirer. « Continuer de défendre la ville aurait eu des conséquences fatales. Pour préserver la vie des combattants ukrainiens, la décision a été prise de se retirer », ont-elles dit dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.
Les autorités ukrainiennes, pour qui l’utilisation du mot « libération » pour qualifier la prise de Lyssytchansk constitue de la propagande russe, ont fait état d’un important déploiement de barrages d’artillerie dans les zones résidentielles.
« Ce n’est pas une trahison ! Quand vous écrivez – ‘ils se sont rendus, ont laissé tombé, ont abandonné’, pensez d’abord et surtout au chemin à parcourir pour la victoire, aux soldats qui défendent la ville, certains au prix de leur vie », a écrit le gouverneur de la région de Luhansk, Serhiy Haidai, sur Telegram.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a promis dimanche de reprendre le contrôle de la zone grâce à la livraison de nouvelles armes.
L’armée russe s’est emparée en juin de Sievierodonetsk, sur la rive opposée de la Donets, après de violents combats.
Le maire de Sloviansk, autre ville de l’Est, a rapporté sur Telegram que six personnes avaient été tuées par des bombardements russes dimanche. Vadim Lyakh affirme que les tirs de roquettes, très violents, ont provoqué une quinzaine d’incendies.
La porte-parole de l’administration régionale de Donetsk, Tetiana Ihnatchenko, a dit dans des médias ukrainiens que 15 personnes avaient été blessées dans l’attaque.
TROIS MORTS à BELGOROD
Le ministère russe de la Défense a également fait état dimanche de frappes russes sur des infrastructures militaires à Kharkiv, dans le nord-est du pays.
Dans la ville russe de Belgorod, à environ 70 km de Kharkiv, le gouverneur Viatcheslav Gladkov a dit sur Telegram qu’au moins trois personnes avaient été tuées et des dizaines d’habitations détruites dimanche dans de violentes explosions.
Il a ajouté qu’au moins quatre personnes avaient été blessées et deux hospitalisées, dont un garçon de 10 ans, dans cette ville de quelque 400.000 habitants à une quarantaine de kilomètres au nord de la frontière ukrainienne.
Au moins 11 immeubles résidentiels et 39 maisons ont été endommagés, a-t-il précisé.
Andreï Klishas, membre du Conseil de la Fédération de Russie, a dénoncé des bombardements ukrainiens et appelé à une ferme riposte.
« La mort de civils et la destruction d’infrastructures civiles à Belgorod est une agression directe de la part de l’Ukraine et impose la plus sévère des réponses – y compris militaire », a-t-il écrit sur Telegram.
Les autorités ukrainiennes n’avaient pas réagi dans l’immédiat et Reuters n’a pu vérifier de façon indépendante les déclarations russes.
Depuis le début de l’invasion russe en Ukraine le 24 février, Moscou a accusé Kyiv de plusieurs attaques sur Belgorod et les régions à la frontière ukrainienne.
BOMBARDEMENTS SUR MIKOLAÏV
L’armée ukrainienne a par ailleurs bombardé une base militaire russe dans la ville occupée de Melitopol, dans le sud de l’Ukraine, a dit le maire – exilé – de la ville, Ivan Fedorov, dans une vidéo postée sur Telegram.
Le chef d’état-major des forces armées ukrainiennes a déclaré que l’aviation ukrainienne avait effectué une quinzaine de sorties sur des points de conflit et « qu’une vingtaine d’unités d’équipement ennemi et deux dépôts de munitions » avaient été détruits.
A Melitopol, dans l’oblast de Zaporijjia, l’armée ukrainienne a mené une trentaine de frappes, selon Ivan Fedorov.
L’agence russe RIA rapporte des frappes ukrainiennes sur la zone de l’aérodrome, sans préciser la nature des cibles.
Evgueni Balitsky, dirigeant du conseil pro-russe de la région de Zaporijjia, a affirmé sur Telegram que les frappes avaient visé l’aérodrome et n’avaient pas fait de blessés. Plusieurs maisons voisines ont été endommagées, a-t-il dit.
Reuters n’a pu vérifier ces informations de façon indépendante.
Dans le Sud, l’armée russe affirme avoir bombardé des postes de commande de l’armée ukrainienne à Mykolaïv, une ville proche du port stratégique d’Odessa, sur la mer Noire.
« Les occupants russes mènent des attaques à la roquette », a déclaré dimanche le chef d’état-major des forces armées ukrainiennes.
(Reportage Bureaux de Reuters, rédigé par Lincoln Feast, version française Sophie Louet)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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