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La GB suit l' »élan » de la France sur l’Etat de Palestine alors que la famine se répand à Gaza

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LONDRES/NEW YORK (Reuters) – Le Royaume-Uni a déclaré mardi être préparé à reconnaître l’Etat de Palestine lors de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre, emboîtant le pas de la France, à moins qu’Israël ne prenne des mesures substantielles pour mettre fin à la « situation épouvantable » dans la bande de Gaza, où les images de famine ont provoqué un tollé international.

Israël a immédiatement dénoncé le projet britannique, déplorant une « récompense » du terrorisme.

L’annonce du Premier ministre britannique Keir Starmer est intervenue cinq jours après qu’Emmanuel Macron a déclaré que la France reconnaîtra l’Etat de Palestine lors de l’Assemblée générale des Nations unies et alors que se tenait, au siège de l’Onu à New York, une conférence sur la question palestinienne co-présidée par la France et l’Arabie saoudite.

Membres du G7 et membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu, la France et le Royaume-Uni deviendraient les premières grandes puissances occidentales à reconnaître l’Etat de Palestine, un mouvement jusque-là dominé par des nations plus petites et traditionnellement plus critiques à l’égard d’Israël.

Cette décision, immédiatement dénoncée par le gouvernement israélien, met en exergue l’isolement croissant d’Israël sur la scène internationale à propos de la gestion de sa campagne militaire dans la bande de Gaza.

Un scénario de famine catastrophique se dessine dans l’enclave palestinienne et des mesures urgentes sont nécessaires pour éviter une hécatombe, a averti mardi un organe de surveillance de la faim dans le monde.

Selon les autorités sanitaires gazaouies, plus de 60.000 Palestiniens ont été tués depuis le début du siège total mené par Israël en réponse à l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023, lors de laquelle 1.200 personnes ont été tuées et environ 250 autres enlevées d’après les autorités israéliennes.

Deux ONG israéliennes, B’Tselem et Physicians for Human Rights Israel (Médecins pour les droits humains), ont accusé pour la première fois lundi Israël de commettre un génocide contre les Palestiniens dans la bande de Gaza.

« DES IMAGES QUI RESTERONT EN NOUS »

Keir Starmer a déclaré mardi que Londres reconnaîtra l’Etat de Palestine si Israël ne permet pas l’acheminement de davantage d’aide humanitaire dans la bande de Gaza, ne dit pas clairement qu’il n’y aura pas d’annexion de la Cisjordanie occupée et ne s’engage pas à un processus de paix sur le long-terme qui aboutisse à une « solution à deux Etats ».

« La population palestinienne endure des souffrances terribles », a dit le dirigeant britannique devant les journalistes. « Désormais, à Gaza, à cause des manquements catastrophiques dans l’aide, nous voyons des bébés affamés, des enfants trop affaiblis pour se tenir debout – des images qui resteront en nous toute notre vie ».

« Cette souffrance doit prendre fin », a-t-il ajouté.

Keir Starmer a effectué ces commentaires au lendemain d’une rencontre en Ecosse avec Donald Trump, lequel a déclaré « n’avoir pas discuté » avec le dirigeant britannique d’une possible reconnaissance par le Royaume-Uni d’un Etat palestinien. Cette démarche pourrait constituer une récompense pour le Hamas, a prévenu le président américain devant des journalistes présents à bord de l’avion Air Force One le ramenant à Washington.

Donald Trump avait déclaré vendredi que la décision de la France ne « changerait rien ».

Selon Downing Street, Keir Starmer a rappelé ses ministres durant leurs vacances estivales pour discuter d’une nouvelle proposition de paix pour Gaza, qu’il élabore avec d’autres dirigeants européens, et de moyens d’acheminer davantage d’aide humanitaire dans l’enclave palestinienne.

Le dirigeant britannique a « réitéré qu’il n’y a aucune équivalence entre Israël et le Hamas », ajoutant que le Royaume-Uni avait toujours pour exigence que le groupe armé palestinien « libère tous les otages, paraphe un cessez-le-feu, accepte de ne jouer aucun rôle dans le gouvernement de Gaza, et rende les armes », ont dit ses services dans un communiqué.

ENRAYER « LE CYCLE INFINI DE LA VIOLENCE »

Le gouvernement israélien, qui avait vivement critiqué jeudi soir l’annonce d’Emmanuel Macron, a dénoncé la démarche du Royaume-Uni comme une « récompense » pour le Hamas.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré que le projet britannique récompense « le terrorisme monstrueux du Hamas et punit ses victimes ». « Un Etat djihadiste à la frontière israélienne aujourd’hui menacera la Grande-Bretagne demain », a-t-il ajouté dans un communiqué.

Reconnaître un Etat palestinien nuirait aux efforts destinés à conclure un cessez-le-feu à Gaza, a dit le ministère israélien des Affaires étrangères sur le réseau social X.

Deux sources au fait de la question ont déclaré que Keir Starmer s’est entretenu mardi par téléphone avec Benjamin Netanyahu ainsi qu’avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas avant d’effectuer son annonce. Abbas a dit penser que la décision était « courageuse », a rapporté une source.

Le ministre français des Affaires étrangères a salué la décision de Londres. « Le Royaume-Uni se joint aujourd’hui à l’élan créé par la France pour la reconnaissance de l’Etat de Palestine », a écrit Jean-Noël Barrot sur le réseau social X.

« Ensemble, par cette décision capitale et nos efforts conjugués, nous enrayons le cycle infini de la violence et rouvrons la perspective de la paix dans la région. Une idée juste et claire, rien ni personne ne peut lui résister », a-t-il ajouté.

En conclusion de la conférence internationale sur la question palestinienne, qu’Israël et les Etats-Unis ont boycottée, la France et l’Arabie saoudite ont appelé mardi soir les pays à soutenir une déclaration fixant des « mesures tangibles, définies dans le temps et irréversibles » vers la mise en oeuvre d’une solution à deux Etats.

Le document de sept pages prévoit comme première étape la fin de la guerre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza, avant l’installation d’une commission de transition chargée d’opérer dans l’enclave palestinienne sous la tutelle de l’Autorité palestinienne.

DÉCISION DÉFINITIVE DE LONDRES EN SEPTEMBRE

Dans leur déclaration, Paris et Ryad appellent également le gouvernement israélien à s’engager clairement et publiquement en faveur d’une solution à deux Etats, avec un Etat palestinien « souverain et viable », ainsi qu’à mettre fin immédiatement aux violences contre les Palestiniens et aux annexions de territoires palestiniens.

Le ministre britannique des Affaires étrangères, David Lammy, a déclaré durant la conférence que le fait que le gouvernement de Benjamin Netanyahu rejette une solution à deux Etats était « mauvais – moralement et stratégiquement ».

Keir Starmer a déclaré que le gouvernement britannique effectuerait en septembre un examen des mesures prises par « toutes les parties » avant de se prononcer définitivement sur la reconnaissance de l’Etat de Palestine.

Plusieurs gouvernements britanniques successifs avaient exprimé par le passé leur intention de reconnaître formellement un Etat palestinien lorsque le moment serait opportun, sans jamais fixer de calendrier ni de conditions nécessaires.

Mais alors que les avertissements sur une famine à Gaza se sont multipliés, un nombre croissant d’élus du Parti travailliste de Keir Starmer ont exhorté le dirigeant britannique à reconnaître l’Etat de Palestine afin d’accentuer la pression sur Israël.

Si Israël a annoncé au cours du week-end des mesures humanitaires pour la bande de Gaza, parachutant de l’aide dans l’enclave palestinienne, face aux pressions internationales et à l’indignation provoquée par les images d’enfants gazaouis affamés, le Programme alimentaire mondial (Pam) a déclaré lundi que des approvisionnements réguliers et sur le long-terme étaient nécessaires pour lutter contre la crise sanitaire.

(William James à Londres, Michelle Nichols aux Nations unies, avec la contribution d’Andrew MacAskill et Catarina Demony à Londres, Scott Malone à Washington, Andrea Shalal à Edimbourg, Emily Rose à Jérusalem, Yomna Ehab et Menna Alaa el-Din au Caire; rédigé par Jean Terzian)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

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