La France se dote d’une stratégie énergétique à horizon 2035
PARIS, 12 février (Reuters) – Sébastien Lecornu a rendu publique jeudi la troisième programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3) pour la France, un plan en gestation depuis trois ans qui vise à accroître la production énergétique décarbonée d’ici 2035 avec une relance du nucléaire.
Une PPE fixe les grandes orientations de la consommation d’électricité et les objectifs de production pour chaque filière énergétique (nucléaire, éolien, solaire, hydraulique) – ici pour la décennie 2025-2035 – et permet ainsi aux différents acteurs d’anticiper projets et besoins en investissements.
Dans le but de réduire sa dépendance aux énergies fossiles, le gouvernement fait la part belle au nucléaire dans la PPE3, confirmant les ambitions du président Emmanuel Macron de relancer la filière, au détriment des énergies éolienne et solaire.
« Trois ans de débats. Trois ans d’expertises. Trois ans de concertations. À un moment, il faut décider. J’ai signé la troisième Programmation pluriannuelle de l’énergie », a écrit sur X Sébastien Lecornu.
« La France ne vivra pas d’hésitations permanentes basées sur des querelles arriérées et hors-sol pendant que le monde se réorganise énergétiquement », a-t-il ajouté.
La PPE3, texte qui sera publié vendredi au Journal officiel, revient notamment sur l’édition précédente qui prévoyait la mise à l’arrêt de 14 réacteurs nucléaires.
Le gouvernement confirme ainsi la construction de six réacteurs EPR2 et « fixe pour objectif d’être en mesure de décider en 2026 du lancement de la construction de huit réacteurs supplémentaires », indique le document de présentation de la PPE3.
« On vient traduire dans les textes le choix que nous faisons sur le nucléaire, et pas tellement pour le nucléaire sur le parc des centrales existantes, mais sur le nouveau nucléaire », a déclaré Sébastien Lecornu, qui fut secrétaire d’Etat à l’Energie, lors d’une table ronde sur l’énergie à la centrale de Saut-Mortier, dans le Jura.
Pour le ministre de l’Economie Roland Lescure, présent à ses côtés, « le nucléaire est essentiel, c’est la base comme on l’appelle dans le métier, c’est la colonne vertébrale de notre production ».
« On était à moins de 300 térawatts-heure (TWh) en 2022-2023 au plus bas on est aujourd’hui à 360 TWh (…) en 2035 on sera entre 380 et 420 TWh », a-t-il précisé.
60% D’ÉLECTRICITÉ DÉCARBONÉE D’ICI 2030
La PPE3 fixe comme objectif de passer de 60% d’énergies fossiles dans la consommation à 60% d’énergie décarbonée d’ici 2030, et 70% en 2035, selon le gouvernement. L’énergie décarbonée doit représenter 70% d’ici 2035 avec une contribution de l’électricité à hauteur de 38%.
En matière de solaire, le gouvernement fixe une « évolution raisonnée » du photovoltaïque avec un objectif à 55-80 gigawatts (GW) en 2035 contre 30 GW en 2025.
Concernant l’éolien terrestre, le gouvernement veut s’appuyer sur le renouvellement du parc existant avec un objectif de 35-40 GW en 2035 contre environ 24 GW en 2024. Celui de l’éolien offshore passe à 15 GW en 2035, contre 18 GW comme annoncé précédemment par le gouvernement en 2024.
La PPE3, attendue depuis trois ans, a été longue à se concrétiser dans un paysage politique fragmenté et intervient quelques semaines après l’adoption au forceps d’un budget pour la France.
La feuille de route énergétique a notamment donné lieu à une passe d’armes entre le Premier ministre et Marine Le Pen lundi sur X.
La cheffe des députés du Rassemblement national (RN) a dénoncé « une lourde faute » de Sébastien Lecornu, qui a répliqué que la vraie faute « serait de ne rien faire », arguant d’une « dépendance géopolitique qui devient dangereuse ».
Mercredi, c’est le président des Républicains, Bruno Retailleau, qui a critiqué dans une tribune dans L’Opinion un texte qui « compromet l’avenir économique et industriel de la France ».
« Engager la France sur une trajectoire aussi lourde de conséquences, sans débat, sans chiffrage et sans mandat clair serait une faute politique et démocratique. »
(Avec America Hernandez, version française Zhifan Liu, édité par Sophie Louet)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

