Israël expulse le Franco-Palestinien Salah Hamouri
JÉRUSALEM (Reuters) – Israël a expulsé dimanche l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri, accusé d’infractions contre l’Etat d’Israël, a annoncé le ministère israélien de l’Intérieur, une décision dénoncée par la France.
« Nous condamnons aujourd’hui la décision des autorités israéliennes, contraire au droit, d’expulser M. Salah Hamouri vers la France », écrit le ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué publié dimanche.
« Depuis sa dernière arrestation, la France s’est pleinement mobilisée, y compris au plus haut niveau de l’Etat, pour faire en sorte que les droits de M. Salah Hamouri soient respectés, qu’il bénéficie de toutes les voies de recours et qu’il puisse mener une vie normale à Jérusalem, où il est né, réside et souhaite vivre », ajoute le communiqué.
Salah Hamouri a été escorté jusqu’à l’aéroport où il a embarqué à bord d’un avion à destination de la France. Son comité de soutien a indiqué qu’il ne pouvait déposer aucun recours légal.
Salah Hamouri, qui habitait à Jérusalem, a vu son statut de résident révoqué le 1er décembre. L’avocat est accusé d’entretenir des liens avec le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), considéré par Israël et ses alliés occidentaux comme un groupe terroriste.
« Sa vie durant, il a organisé, inspiré et planifié des attaques terroristes contre les citoyens et d’éminents Israéliens, seul ou pour le compte de l’organisation », a indiqué le ministère israélien de l’Intérieur dans un communiqué.
Le comité de soutien de Salah Hamouri a estimé dans un communiqué que l’expulsion de l’avocat constituait un « crime de guerre » et une violation du droit international.
« Où qu’un Palestinien se rende, il emporte avec lui ces principes et la cause de son peuple: son pays est avec lui où qu’il aille », a écrit Salah Hamouri dans un communiqué.
Né d’une mère française, professeure de français, et d’un père Palestinien, Salah Hamouri se trouvait en détention administrative sans savoir de quoi il était accusé depuis le 7 mars.
Il avait déjà été incarcéré par Israël entre 2005 et 2011, après avoir été accusé d’avoir projeté d’assassiner le rabbin Ovadia Yossef, fondateur du parti ultraorthodoxe Shas.
Il avait été libéré en décembre 2011 dans le cadre d’un échange de prisonniers contre Gilad Shalit, soldat franco-israélien détenu pendant cinq ans dans la bande de Gaza par le Hamas.
Le consulat de France à Jérusalem n’a pas immédiatement fait de commentaire.
(Reportage Emily Rose; version française Camille Raynaud et Claude Chendjou)
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