Grève à la SNCF, les syndicats insatisfaits des propositions de la direction
(Corrige un article du 6 juillet – l’Unsa-Ferroviaire a bien participé au mouvement de grève, contrairement à ce qui était écrit auparavant §11. Elle a déposé un préavis de grève §2)
par Antony Paone et Caroline Pailliez
PARIS (Reuters) – Trois des quatre syndicats à l’origine de la grève qui a affecté le trafic de la SNCF mercredi ont jugé les propositions d’augmentation de salaire de la direction insuffisantes pour faire face à l’augmentation du coût de la vie, laissant présager de nouvelles perturbations cet été.
Les quatre organisations syndicales représentatives – CGT, Sud-Rail, CFDT, qui avaient déposé un préavis de grève unitaire pour le 6 juillet afin de réclamer une négociation sur les salaires, ainsi que Unsa-Ferroviaire qui a déposé un préavis de son côté – ont été reçues mercredi matin par la direction.
Cette dernière leur a proposé une augmentation des rémunérations allant de 2,2% pour un cadre à 3,7% pour un agent d’exécution en tout début de carrière, selon trois syndicats.
Ces augmentations passent notamment par une revalorisation du point d’indice qui sert de base de calcul à la rémunération des cheminots, une revalorisation de la « prime vacances » et une augmentation du salaire de base de 400 euros bruts pour tous les salariés, lissée sur l’année. Elles seraient applicables rétroactivement à compter du 1er avril.
« Ces mesures ne font qu’entériner la perte de pouvoir d’achat des cheminots. L’entreprise reste à la moitié du gué », a dit à Reuters Eric Meyer, secrétaire fédéral de Sud-Rail, à l’issue de la rencontre.
« On va consulter nos adhérents. Il y a une grande chance pour que ça n’en reste pas là. A un moment donné, cet été il pourrait y avoir d’autres mouvements pour remettre la direction autour de la table », a-t-il poursuivi.
Même discours du côté de la CGT Cheminots. « Au regard de la situation de l’inflation de 5,8% mesurée en juin et du niveau attendu en fin d’année à plus de 8%, ces mesures sont clairement indécentes et n’effacent pas le contentieux salarial », a-t-elle écrit dans un communiqué.
La CFDT Cheminots, qui qualifie ces mesures d' »insuffisantes pour couvrir les effets de l’inflation », consultera pour sa part ses adhérents pour envisager les suites à donner au mouvement.
TRAFIC PERTURBÉ
Le trafic a été fortement perturbé mercredi sur le réseau SNCF. Un train sur deux en moyenne roulait sur le réseau transilien en Île-de-France, tout comme deux TER sur cinq en région, et un train sur trois en moyenne pour les trains intercités, selon la SNCF qui a également dû annuler plusieurs TVG Inoui et Ouigo.
Pour l’Unsa-Ferroviaire, qui représente les salariés de l’encadrement, les propositions de la direction sont « encourageantes », d’autant plus que, selon son secrétaire général Didier Mathis, les syndicats ont négocié une clause de revoyure à la fin de l’année pour faire le point sur l’inflation.
Ce dernier précise que le syndicat n’avait pas pour projet de déposer de préavis de grève pour l’été.
Les mouvements sociaux se multiplient en Europe dans les transports, l’énergie et la fonction publique, alors que l’inflation enregistre des niveaux records dans la zone euro. Les syndicats du secteur aérien appellent en France à des grèves du 8 au 10 juillet puis encore du 13 au 17 juillet.
Le gouvernement a accepté la semaine dernière d’augmenter le point d’indice qui sert de base de calcul à la rémunération des fonctionnaires de 3,5%. Cet indice n’avait pas bougé depuis 2017.
A la SNCF, les cheminots n’ont pas obtenu d’augmentation générale des salaires depuis huit ans, ce qui a entraîné une perte de pouvoir d’achat de 15%, selon Sud-Rail.
(Corrige un article du 6 juillet – l’Unsa-Ferroviaire a bien participé au mouvement de grève, contrairement à ce qui était écrit auparavant §11. Elle a déposé un préavis de grève §2)
(avec Léa Guedj et Caroline Pailliez, édité par Jean-Stéphane Brosse et Sophie Louet)
Dans un paysage médiatique marqué par le mensonge, les fake news, les calomnies et les attaques contre les Evangéliques, le Journal Chrétien se positionne comme le média de la vérité qui propose une information indépendante et fiable, non biaisée par des intérêts d'actionnariat ou publicitaires.
Un service de presse reconnu par l'Etat
Le Journal Chrétien est un service de presse en ligne bénéficiant d’un agrément de la Commission paritaire des publications et agences de presse du Ministère de la Culture. Il est membre du Syndicat de la Presse Indépendante d’Information en Ligne (SPIIL), un syndicat professionnel français créé en afin de défendre les intérêts professionnels des éditeurs de presse en ligne indépendants. Il fait partie des sources d'information officielles de Google actualités dans tous les pays francophones. Dans un paysage médiatique marqué par le mensonge et les fake news et les calomnies, le Journal Chrétien se positionne comme le média de la vérité qui passe l'information au tamis de l'Évangile. Nos journalistes et correspondants essaient de s'approcher de la vérité des faits avec beaucoup d'humilité. Le professionnalisme des experts impliqués dans le Journal Chrétien garantit une procédure de sélection de grande qualité et un suivi des projets très rigoureux.Quand les pasteurs et leurs églises sont victimes de dénonciations calomnieuses, le Journal Chrétien mène des investigations pour rétablir la vérité.
En plus de son activité éditoriale remarquable, le Journal Chrétien est l’éditeur de Bible.audio, une vaste plateforme de ressources bibliques comprenant une vingtaine de traductions bibliques, la Bible audio, la Bible interlinéaire, le comparateur de versions, la concordance biblique, les commentaires bibliques, les dictionnaires bibliques et les lexiques bibliques.
Il dispose également d'une chaîne de télévision chrétienne dénommée Chrétiens TV, qui diffuse ses programmes sur le canal 246 de la Freebox en France. Elle s’adresse à tous ceux qui souhaitent nourrir leur réflexion, leur foi ou simplement découvrir des programmes porteurs de sens et de bienveillance.


