Grande-Bretagne: La Première ministre Liz Truss annonce sa démission
LONDRES (Reuters) – La Première ministre britannique Liz Truss, affaiblie par les revirements politiques des derniers jours et des critiques de plus en plus explicites au sein de son propre parti, a annoncé sa démission jeudi après seulement 44 jours passés à la tête du gouvernement.
Arrivée au 10 Downing Street début septembre pour succéder à Boris Johnson, emporté par le scandale du « Partygate », Liz Truss a été contrainte de revenir sur une partie de ses promesses de campagne et de changer de ministre des Finances après que le « mini-budget » présenté fin septembre a déclenché une panique sur les marchés financiers.
« Je dois admettre, qu’au regard de la situation, je ne peux pas honorer le mandat sur lequel j’ai été élue par le Parti conservateur. J’ai donc parlé à Sa Majesté le Roi pour lui dire que je démissionnais de mon poste de cheffe du Parti conservateur », a-t-elle dit, devenant le Premier ministre resté le moins longtemps en poste de l’histoire du Royaume-Uni.
« J’ai rencontré ce matin le président du Comité 1922, Sir Graham Brady. Nous sommes tombés d’accord pour dire qu’il devrait y avoir une élection la semaine prochaine. Cela nous permettra de mettre en oeuvre nos projets budgétaires et de maintenir la stabilité économique et la sécurité nationale », a expliqué Liz Truss.
Conséquence de sa démission, le Parti conservateur organisera le 28 octobre une élection interne pour désigner un nouveau dirigeant. Parmi les candidats pressentis figurent l’ancien ministre des Finances, Rishi Sunak, et Penny Mordaunt, ex-ministre de la Défense.
Le chancelier de l’Echiquier, Jeremy Hunt, a exclu de se présenter.
Un sondage réalisé en début de semaine a montré que la majorité des membres du Parti conservateur souhaitait le retour de Boris Johnson. L’ancien Premier ministre devrait se présenter, croit savoir le Times.
Le règlement du parti prévoit que deux candidats seront présentés aux votes de ses membres, à moins qu’il ne reste qu’un seul candidat en lice.
Les prochaines élections législatives sont attendues pour fin 2024.
SIX SEMAINES
En poste depuis seulement six semaines, Liz Truss s’est résolue à abandonner la quasi-totalité de son programme budgétaire et fiscal, très controversé, afin de rassurer les marchés financiers et restaurer sa crédibilité et celle de son parti.
Quatrième Première ministre en six ans, Liz Truss ne pouvait se targuer que d’une base étroite au sein du Parti conservateur puisqu’elle n’a obtenu les suffrages que d’environ un tiers de ses membres. Elle avait bâti sa campagne sur la promesse d’importantes baisses d’impôts, de déréglementation et d’un virage à droite serré sur les questions culturelles et sociales.
Mais son programme a effrayé les marchés financiers, d’autant que l’économie britannique se dirige vers la récession; un première humiliation qui a coûté son poste à son ministre des Finances, Kwasi Kwarteng, remplacé par Jeremy Hunt.
Celui-ci doit présenter comme prévu le nouveau projet budgétaire du gouvernement le 31 octobre, a annoncé une source au sein du Trésor, mais The Times a rapporté peu après que des doutes émergents sur le maintien de cette date.
La position de Liz Truss était d’autant plus fragilisée dépuis la démission mercredi de la ministre de l’Intérieur, Suella Braverman, qui a justifié son départ par une « infraction technique » qu’elle aurait commise en utilisant sa messagerie personnelle pour envoyer un document officiel.
Les sondages d’opinion montrent que les Tories risquent d’être balayés lors des prochaines législatives, certains élus estimaient que Liz Truss devait céder sa place pour qu’ils soient en mesure de redorer leur image.
Alors que l’inflation n’a jamais été aussi élevée depuis 40 ans, les scènes chaotiques au Parlement mercredi rapportées par la presse risquent d’aggraver la colère des électeurs qui se préparent à un hiver difficile, marqué par la hausse des prix de l’énergie et de l’alimentation.
(Elizabeth Piper; version française Myriam Rivet, édité par Nicolas Delame, Marc Angrand, Sophie Louet, Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


