Grande-Bretagne: Johnson présente ses excuses avant un vote sur ses infractions au confinement
par Kylie MacLellan et Andrew MacAskill
LONDRES (Reuters) – Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a présenté une nouvelle fois ses excuses au Parlement mardi pour avoir enfreint les restrictions sanitaires en vigueur pendant l’épidémie de COVID-19, un sujet sur lequel les députés se prononceront par un vote jeudi.
Le chef du gouvernement s’est vu infliger une amende par la police de Londres la semaine dernière pour avoir participé à une fête d’anniversaire en son honneur en juin 2020 alors que tous les Britanniques étaient soumis à une interdiction stricte de toute réunion en intérieur.
Le Parlement n’était pas en séance la semaine dernière mais l’opposition a réclamé la démission de Boris Johnson en l’accusant d’avoir menti aux députés lorsqu’il a affirmé l’an dernier que Downing Street, qui réunit sa résidence officielle et son lieu de travail, avait respecté toutes les règles en vigueur pendant la pandémie.
Lindsay Hoyle, le président (« speaker ») de la Chambre des communes, a accédé mardi à la demande de l’opposition d’un vote sur l’opportunité de porter le dossier devant la commission des privilèges de la Chambre afin qu’elle ouvre une enquête.
Selon les règles qui régissent le fonctionnement des institutions britanniques, tromper sciemment le Parlement est une infraction qui justifie la démission de son auteur.
« Je saisis cette occasion, au premier jour de la session, pour renouveler mes excuses sincères à la Chambre », a dit Boris Johnson.
JOHNSON CONSERVE LE SOUTIEN DES DÉPUTÉS CONSERVATEURS
« Dès que j’ai reçu la notification (de l’amende-ndlr), j’ai admis la souffrance et la colère et j’ai dit que les gens étaient en droit d’attendre mieux de la part de leur Premier ministre », a-t-il ajouté en expliquant une nouvelle fois qu’il n’avait pas réalisé à l’époque des faits qu’il enfreignait les règles.
« Il ne m’est pas apparu alors qu’un rassemblement dans la ‘Cabinet Room’ juste avant une réunion cruciale sur la stratégie COVID pouvait représenter une violation des règles. Je répète que c’était de ma faute et je présente mes excuses pour cela, sans réserves. »
Il est peu probable que la motion de l’opposition soit votée jeudi puisque Boris Johnson conserve le soutien d’une large majorité des députés conservateurs.
Si certains élus « tories » sont allés ces derniers mois jusqu’à suggérer sa démission, le déclenchement de la guerre en Ukraine a en effet resserré les rangs de la majorité autour du Premier ministre.
Selon une étude d’opinion réalisée par JL Partners auprès d’environ 2.000 personnes pour le quotidien The Times, 72% des Britannique ont une opinion défavorable du comportement du Premier ministre et 16% seulement une opinion positive. Le mot le plus souvent employé pour le qualifier est « menteur », précise-t-elle.
Le chef de file du Parti travailliste, Keir Starmer, a accusé Boris Johnson d’utiliser la guerre en Ukraine comme bouclier, une tactique qu’il a jugée « assez offensante ».
« Il n’a pas seulement enfreint les règles, il a menti à l’opinion publique et il a menti au Parlement à ce sujet », a-t-il dit.
(Reportage Kylie MacLellan, James Davey et Andrew MacAskill, version française Augustin Turpin et Marc Angrand)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


