Ghosn a fui après l’arrêt d’une surveillance demandée par Nissan, selon des sources
par Maki Shiraki
TOKYO (Reuters) – Carlos Ghosn s’est enfui de sa résidence à Tokyo après qu’une société privée de sécurité embauchée par Nissan a arrêté sa surveillance, ont déclaré samedi trois sources proches du dossier à Reuters.
L’ancien patron de Renault et de Nissan, qui était assigné à résidence au Japon dans l’attente de son procès pour malversations financières, a fui au Liban en début de semaine pour se soustraire à un système judiciaire japonais qu’il qualifie de « partial ».
Carlos Ghosn affirme avoir organisé seul son départ, sans l’assistance de sa famille.
Dans l’attente de son procès, Nissan avait chargé une société de sécurité de le surveiller pour s’assurer qu’il ne rencontrait aucune personne impliquée dans le dossier, ont dit les trois sources.
Les avocats de Carlos Ghosn avaient cependant exigé l’arrêt de cette surveillance au motif qu’elle violait les droits de leur client et l’ancien président de Nissan s’apprêtait à porter plainte contre cette société de sécurité, ont ajouté les sources.
L’entreprise de sécurité a mis fin à sa surveillance le dimanche 29 décembre, selon ces sources.
Un porte-parole de Nissan a refusé de s’exprimer.
D’après la télévision publique japonaise NHK, qui s’appuie sur des sources proches de l’enquête, les images d’une caméra de surveillance installée par les autorités au domicile de Carlos Ghosn montrent l’ancien patron de Nissan et Renault quitter seul sa résidence aux alentours de midi ce même dimanche mais aucune image ne le montre revenir.
On ignore comment Carlos Ghosn, qui possède des passeports français, brésilien et libanais, a organisé sa fuite. Il est entré légalement au Liban à l’aide d’un passeport français, a dit une source à Reuters.
« J’AI ÉTÉ TRAHI », DIT UN AVOCAT
MNG Jet, entreprise turque de location de jets privés, a déclaré vendredi que Carlos Ghosn avait illégalement utilisé deux de ses avions pour se rendre du Japon au Liban, notamment grâce à l’aide d’un employé ayant falsifié des documents pour ne pas faire apparaître le nom de l’ancien patron de Nissan sur la liste des passagers.
Ces deux avions, dont l’un a volé d’Osaka à Istanbul et l’autre d’Istanbul à Beyrouth, ont été loués à deux clients différents pour des missions qui « ne semblaient pas liées l’une à l’autre », a dit MNG Jet.
Carlos Ghosn dément les accusations de malversations financières portées contre lui au Japon. Il a dit qu’il s’exprimerait publiquement mercredi prochain.
L’un de ses avocats au Japon, Takashi Takano, a écrit samedi sur son blog avoir ressenti un mélange de colère et de sentiment de trahison en apprenant la fuite de Carlos Ghosn. Il dit aussi pouvoir en partie comprendre un tel geste.
« J’ai été trahi. Mais ce n’est pas Carlos Ghosn qui m’a trahi », écrit Takashi Takano.
D’après cet avocat, Carlos Ghosn n’avait pas le droit de parler avec sa femme Carole sans autorisation et il craignait aussi de ne pouvoir bénéficier d’un procès équitable.
Le 24 décembre, Carlos Ghosn et sa femme ont pu s’entretenir en présence d’un avocat via une liaison vidéo et ils ont discuté de leurs enfants, de leurs proches et de leurs amis, rapporte Takashi Takano, présent durant cet appel.
Peu de personnes auraient pu s’enfuir comme l’a fait Carlos Ghosn mais si elles disposent des moyens et des contacts nécessaires, il est certainement tentant de l’envisager, poursuit l’avocat.
(Maki Shiraki et Norihiko Shirouzu; version française Bertrand Boucey)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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