Gaza-Israël et le Hamas signent un accord de cessez-le-feu et de libération des otages
par Nidal al-Mughrabi et Maayan Lubell
JERUSALEM/LE CAIRE (Reuters) – Israël et le Hamas ont approuvé jeudi la première phase du plan du président américain Donald Trump pour mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza, ouvrant la voie à un cessez-le-feu et une libération des otages détenus par le groupe islamiste palestinien.
Les responsables des deux parties ont confirmé qu’ils avaient signé l’accord à l’issue de pourparlers indirects dans la station balnéaire égyptienne de Charm el Cheikh, au surlendemain du deuxième anniversaire de l’attaque du groupe islamiste dans le sud d’Israël, qui a fait 1.200 morts et déclenché en représailles une offensive dévastatrice.
L’accord, qui constitue le plus grand pas en avant vers la paix, prévoit la cessation des combats, le retrait partiel d’Israël de la bande de Gaza et la libération des otages encore détenus par la Hamas dans l’enclave palestinienne.
Le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu a fait savoir que le cessez-le-feu prendrait effet dans les 24 heures après la ratification de l’accord par le gouvernement israélien, qui devrait se réunir plus tard dans la journée.
À l’issue de ces 24 heures, une période de 72 heures s’ouvrira en vue de la libération des otages retenus par le Hamas, a fait savoir une porte-parole du gouvernement de Benjamin Netanyahu.
S’il était mis en œuvre, le plan permettrait aux deux parties d’entamer la désescalade d’un conflit régional qui a isolé Israël, s’est étendu à l’Iran, au Liban et au Yémen, et que les efforts diplomatiques précédents n’ont pas permis d’arrêter.
SCÈNES DE LIESSE
Avant même sa signature, l’accord a été annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi par le président américain Donald Trump.
« Je suis très fier d’annoncer qu’Israël et le Hamas ont tous deux approuvé la première phase de notre plan de paix », a-t-il déclaré sur son réseau Truth Social.
« Cela signifie que TOUS les otages seront libérés très bientôt et qu’Israël retirera ses troupes jusqu’à une ligne convenue, première étape vers une paix forte, durable et éternelle », a-t-il ajouté.
D’après un communiqué du bureau du président israélien Isaac Herzog, Donald Trump devrait se rendre à Jérusalem dimanche.
L’annonce du président américain a donné lieu à des scènes de liesse à Gaza comme en Israël, notamment à Tel Aviv, auprès des familles des otages.
Dans le cadre de l’accord, les 20 otages israéliens encore en vie dans la bande de Gaza seront libérés.
Vingt-six autres otages ont été déclarés morts par contumace et le sort de deux d’entre eux est inconnu. Le Hamas a indiqué que la récupération des corps dispersés des otages dans la bande de Gaza pourrait prendre du temps.
En échange, Israël procédera à la libération de prisonniers palestiniens mais l’accord n’inclut pas Marwan Barghouti, l’ancien responsable du Tanzim, l’une des branches armées du Fatah palestinien.
« Je peux vous dire à ce stade qu’il ne fera pas partie de cette libération », a déclaré la porte-parole du gouvernement israélien Shosh Bedrosian aux journalistes.
VOIR AUSSI:
ENCADRE-Principales réactions à l’accord sur la première phase du plan de paix à Gaza
(avec la contribution de Pesha Magid et Alexander Cornwell à Jerusalem, Jana Choukeir et Tala Ramadan à Dubaï et Miranda Murray à Berlin; rédigé par Michael Georgy et Timothy Heritage; version française Augustin Turpin et Etienne Breban, édité par Blandine Hénault)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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