France/taxis: Le gouvernement prêt au dialogue mais ferme sur le transport sanitaire
PARIS (Reuters) – Le gouvernement n’a pas l’intention de « faire machine arrière » sur le projet de nouvelle tarification du transport de malades qui provoque la colère des chauffeurs de taxis, a déclaré vendredi sa porte-parole Sophie Primas à la veille d’une réunion avec des représentants de la profession.
« Non, on ne va pas faire machine arrière, il s’agit de faire environ 100 millions [d’euros] d’économies, entre 100 et 150 millions d’économies sur 6,3 milliards », a dit Sophie Primas à l’antenne de BFMTV, tout en assurant que l’exécutif était prêt à discuter et à « avancer sur leurs problématiques ».
La réunion, qui aura lieu samedi matin au ministère des Transports, sera ouverte par le Premier ministre François Bayrou.
Les chauffeurs de taxis organisent depuis le début de la semaine des actions de protestation pour contester la nouvelle tarification du transport sanitaire qui doit entrer en vigueur le 1er octobre. Ils dénoncent également la concurrence déloyale que leur opposeraient les VTC (voitures de transport avec chauffeur).
Le transport de malades coûte à l’Assurance maladie 6,74 milliards d’euros dont 3 milliards pour les taxis, un chiffre en hausse de 45% depuis 2019. Pour certains taxis, notamment dans les petites villes, il représente une très grande partie du chiffre d’affaires.
L’Assurance maladie entend mettre en place un forfait de prise en charge et une tarification kilométrique par département. Elle veut cesser de financer les retours à vide et généraliser le transport partagé.
« Bien sûr que ce service est indispensable mais il doit être soutenable financièrement. Mes collègues de Bercy et de la Santé diront si c’est possible », a déclaré le ministre des Transports sur BFMTV.
Concernant les VTC, Philippe Tabarot a promis un renforcement des contrôles notamment « pour lutter contre les maraudes, les stations de VTC illégales et les taxis qui pratiquent la profession et qui n’ont aucune licence ».
Des amendes forfaitaires immédiates « vont tomber sur l’ensemble du territoire national avec le soutien des préfets », a-t-il déclaré sur BFMTV.
Les plateformes de VTC seront également convoquées afin de vérifier qu’elles respectent bien le droit du travail, a-t-il ajouté.
(Rédigé par Jean-Stéphane Brosse, édité par Blandine Hénault)
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