France: Risque réduit de coupures d’électricité cet hiver, selon RTE
par Benjamin Mallet
PARIS (Reuters) – Le risque que la France subisse des coupures d’électricité cet hiver a baissé au cours des dernières semaines grâce aux redémarrages de réacteurs nucléaires opérés par EDF et aux réductions de consommation constatées dans le pays, selon une actualisation des prévisions de RTE publiée mardi.
Le gestionnaire des lignes à haute tension françaises a précisé dans ce document que le risque d’un recours au dispositif d’alerte « Ecowatt rouge » – prévenant de coupures inévitables si la consommation ne baisse pas – était désormais quasiment nul d’ici à la fin de l’année et qu’il était abaissé de « élevé » à « moyen » durant la première partie du mois de janvier.
Le reste de l’hiver fait toujours l’objet d’une « vigilance renforcée », surtout en cas de vagues de froid importantes. Mais il se caractérise par un risque « moyen », sous réserve du maintien des efforts d’économies d’énergie et d’une situation satisfaisante de l’approvisionnement en gaz, malgré de nouveaux reports de redémarrages de réacteurs annoncés récemment.
« Du point de vue de la sécurité d’approvisionnement, la France aborde le coeur de l’hiver dans une situation plus favorable qu’au début de l’automne, et mieux préparée à faire face aux situations de tension », selon RTE.
Pour la fin de l’hiver, le nombre de signaux « Ecowatt rouge » pourrait atteindre « entre zéro et trois », a précisé lors d’une conférence de presse Thomas Veyrenc, directeur exécutif du pôle stratégie, prospective et évaluation de RTE. En septembre, la société évoquait un nombre inférieur à 5 cet hiver dans son scénario central.
La disponibilité du parc nucléaire d’EDF devrait progresser légèrement jusqu’à atteindre de l’ordre de 45 gigawatts (GW) fin janvier avant de baisser à nouveau à partir de février, selon le gestionnaire des lignes à haute tension françaises.
RTE a également souligné la performance des centrales hydroélectriques, dont la production a atteint un pic de plus de 16 GW au cours des dernières semaines, proche du maximum historique observé pour un mois de décembre.
SITUATION « UN PEU PLUS FAVORABLE » EN VUE L’HIVER PROCHAIN
Mardi matin, la disponibilité du parc nucléaire français s’établissait à environ 68%, soit 41,8 GW sur un total de 61,4 GW de capacités installées. La production des centrales d’EDF, fortement pénalisée par des opérations de maintenance et des problèmes de corrosion, est repassée au-dessus du seuil de 40 GW le 10 décembre pour la première fois en neuf mois.
Le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, avait déclaré mercredi dernier que la France était « sur la bonne voie » pour éviter des coupures de courant cet hiver, en se félicitant des efforts collectifs de réduction de la consommation d’électricité.
Selon RTE, « la tendance à la diminution de la consommation (…) est désormais solidement établie » après s’être accentuée en novembre et décembre dans tous les secteurs. La baisse atteint 9% en moyenne sur les quatre dernières semaines par rapport à la moyenne 2014-2019.
L’application Ecowatt a en outre été téléchargée plus de 2,5 millions de fois, preuve selon la société que « les entreprises et les citoyens sont davantage sensibilisés au risque et plus à même d’y faire face par des actions spécifiques lors des alertes ».
Toujours selon RTE, le fonctionnement des interconnexions électriques avec les pays voisins est également satisfaisant, avec un niveau record d’imports proche de 15 GW au cours des dernières semaines, alors que celui des centrales au gaz est « sous surveillance » pour la seconde partie de l’hiver, et surtout pour l’hiver 2023-2024.
En matière de prix, « l’analyse réactualisée des prix à terme pour la France est plus conforme aux fondamentaux, les prix se situant (…) à des niveaux proches des prix des pays voisins ».
« Vu d’aujoud’hui, on est toujours dans l’idée que l’hiver 2023-2024 se présente de manière un peu plus favorable pour l’électricité », a également déclaré Thomas Veyrenc. RTE publiera son prochain bilan prévisionnel détaillé à la fin du printemps 2023.
(Edité par Kate Entringer)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
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