France: Macron annule son débat, verra samedi FNSEA et Coordination rurale
PARIS (Reuters) – Emmanuel Macron a annulé vendredi le grand débat prévu pour tenter d’apaiser la colère du monde agricole à l’ouverture du Salon de l’agriculture, tout en invitant les syndicats qui le souhaitent à venir tout de même à sa rencontre pour discuter.
« Les syndicats agricoles ont voulu que ce salon ne soit pas ‘un salon comme les autres’. Ils avaient voulu un ‘débat’ ouvert. Ils en demandent aujourd’hui l’annulation. Dont acte », a déclaré le président de la République sur le réseau social X.
Emmanuel Macron entend cependant inviter samedi matin « tous les syndicats agricoles avant l’ouverture officielle du salon » et aller « au contact de tous ceux qui veulent échanger comme je le fais chaque année ». Les modalités de l’invitation ne sont pas précisées.
Le président de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles), Arnaud Rousseau, a confirmé sur BFM TV qu’il participera à la rencontre avec Emmanuel Macron. La présidente de la Coordination rurale, Véronique Le Floc’h, a elle déclaré qu’elle allait envoyer des agriculteurs affiliés à son syndicat pour « porter leurs revendications ».
Le président de la FNSEA avait déclaré plus tôt, lors d’une prise de parole porte de Versailles, à Paris, où des agriculteurs étaient réunis vendredi soir en prévision du salon, que les agriculteurs étaient prêts à continuer le dialogue, « pour peu que nous soyons respectés ».
Il a de nouveau dénoncé l’invitation au débat du collectif des Soulèvements de la Terre, qui a suscité la colère des syndicats, avant que sa venue ne soit annulée.
Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a tenté en vain de dissoudre l’an dernier les Soulèvements de la Terre après les violences entre forces de l’ordre et manifestants protestant contre un projet de « méga-bassine » à Sainte-Soline, dans les Deux-Sèvres. Le décret de dissolution a été annulé par le Conseil d’Etat en novembre dernier.
« La colère est forte » a encore martelé Arnaud Rousseau, qui a appelé à continuer la mobilisation, tout en respectant les visiteurs lors de ce salon qui est la « vitrine » du secteur.
Emmanuel Macron comptait débattre pendant plusieurs heures samedi matin au parc des expositions de la porte de Versailles avec des agriculteurs, des distributeurs, des industriels et des organisations de défense de l’environnement.
« ATTENDU DE PIED FERME »
Le gouvernement a multiplié ces dernières semaines les annonces de mesures de soutien au monde agricole qui manifeste, en France comme en Europe, pour des revenus plus élevés et de meilleures conditions de travail.
Les agriculteurs français ont levé début février les barrages qu’ils avaient dressés sur les grands axes routiers de l’Hexagone mais ils continuent de vouloir faire entendre leurs revendications et des actions sont prévues lors de la visite d’Emmanuel Macron au Salon, vitrine annuelle d’une profession inquiète pour son avenir.
Une cinquantaine de tracteurs ont entamé vendredi matin une opération escargot sur le périphérique parisien et des agriculteurs manifestaient déjà porte de Versailles à la veille de l’ouverture du Salon.
Interrogé par BFM TV, Luc Smessaert, vice-président de la FNSEA, a jugé qu’Emmanuel Macron allait recevoir « un accueil musclé ».
« Nous sommes là pour discuter, échanger avec les Parisiens et puis surtout attendre de pied ferme Emmanuel Macron qui a joué dans la provocation. Aujourd’hui on est sereins mais on attend vraiment des réponses concrètes », a déclaré Luc Smessaert, présent porte de Versailles.
(Rédigé par Bertrand Boucey, Jean-Stéphane Brosse et Kate Entringer, édité par Sophie Louet et Nicolas Delame)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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