France: Le taux de chômage augmente à 8,1% au T1, au plus haut depuis 2021
PARIS, 13 mai (Reuters) – Le taux de chômage a augmenté au premier trimestre en France pour atteindre son plus haut niveau depuis le premier trimestre de 2021, selon les données publiées mercredi par l’Insee.
Le taux de chômage calculé selon les normes du Bureau international du travail (BIT) s’est établi à 8,1% de la population active (hors Mayotte) au premier trimestre après 7,9% au trimestre précédent, précise l’Insee dans un communiqué.
Les économistes interrogés par Reuters tablaient sur une baisse du taux de chômage d’un trimestre sur l’autre, à 7,8%.
Sur les trois premiers mois de l’année, le taux de chômage des 15-24 ans se replie de 0,4 point, à 21,1% mais il augmente de 0,4 point parmi les 25-49 ans, à 7,3% et est quasi stable pour les 50 ans et plus (+0,1 point, à 5,2%), détaille l’Insee.
Sur un an, le taux de chômage augmente pour toutes les tranches d’âge.
Fin mars, l’Insee avait abaissé sa prévision de croissance de l’économie française pour les premier et deuxième trimestres, à +0,2% contre +0,3% attendu précédemment.
Le produit intérieur brut (PIB) est finalement ressorti stable au premier trimestre, selon des données préliminaires publiées fin avril.
La hausse du taux de chômage en France « reflète ce ralentissement », a déclaré mercredi sur franceinfo le gouverneur de la Banque de France (BdF), François Villeroy de Galhau, qui quittera prochainement ses fonctions.
Dans sa dernière note de conjoncture mensuelle, publiée mardi, la BdF a renoncé à établir une prévision de croissance pour le deuxième trimestre, citant l’incertitude élevée entourant les effets de la guerre au Moyen-Orient sur l’activité économique.
« Dans le précédent ralentissement de l’économie française, après 2012, le taux de chômage était supérieur à 10%. Il ne faut pas oublier, là on est autour de 8 », a toutefois rappelé François Villeroy de Galhau.
Le taux de chômage en France avait atteint à la mi-2015 un pic de 10,5%.
TAUX D’ACTIVITÉ AU PLUS HAUT
« Les chiffres du marché du travail ne sont clairement pas bons », souligne dans une note l’économiste Sylvain Bersinger, fondateur du cabinet Bersingéco, soulignant qu’avec la stabilité du PIB au premier trimestre, il ne fallait pas s’attendre à « des miracles du côté de l’emploi ».
« Le nombre de jeunes ni en emploi ni en formation augmente, l’emploi en CDI recule légèrement et le taux de chômage de longue durée est en hausse », recense-t-il.
Les « rares » éléments positifs proviennent de la baisse du taux de chômage des 15-24 ans et de la hausse du taux d’emploi, « qui peut indiquer que la hausse du taux de chômage s’explique pour partie par des arrivées nouvelles sur le marché du travail », estime l’économiste.
Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou évoque pour sa part une hausse « modérée » du taux de chômage « dans un contexte international dégradé, notamment marqué par des tensions commerciales ».
Il met en avant le taux d’activité des 15-64 ans qui atteint 73,2%, le niveau le plus haut depuis que l’Insee a commencé à le mesurer en 1975.
« Jamais autant de personnes n’ont travaillé en France depuis 1975. Depuis 2019 c’est plus de 1,1 million de personnes en emploi supplémentaires et plus de 1,2 millions d’actifs supplémentaires », a commenté le ministre dans une déclaration adressée à Reuters.
(Rédigé par Etienne Breban et Blandine Hénault, avec la contribution de Nicolas Delame, édité par Benoit Van Overstraeten)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

