France/Emeutes: Macron reçoit les maires, accalmie dans le pays
PARIS (Reuters) – Emmanuel Macron a reçu mardi à l’Elysée des centaines de maires touchés par les émeutes qui ont éclaté après la mort d’un jeune homme tout en restant vigilant sur le front sécuritaire, malgré l’accalmie de ces deux derniers jours.
Durant plus de trois heures trente, le chef de l’Etat a écouté les 302 édiles venus à sa rencontre et mis sur le métier huit chantiers, de l’école à la police municipale en passant par les réseaux sociaux, pour essayer d’analyser l’irruption de violence qui a sidéré la France après la mort de Nahel, 17 ans, tué mardi dernier par un tir de policier à Nanterre (Hauts-de-Seine).
« C’était utile de faire cette réunion assez vite, beaucoup de maires ont dit ce qu’ils avaient sur le coeur, il y avait quelque chose de cathartique », a raconté à Reuters après la réunion Boris Ravignon, le maire de Charleville-Mézières (Ardennes).
D’autres, comme le maire PS de Trappes, Ali Rabeh, se sont montrés déçus par cet exercice.
Sur le front sécuritaire, Emmanuel Macron a dit vouloir rester « prudent » tout en estimant que le « pic » des violences était passé et alors qu’un nouveau « point de situation » était prévu mardi soir à l’Elysée avec la Première ministre, notamment.
Le chef de l’Etat a donné rendez-vous aux édiles « à la fin de l’été » et promis une loi d’urgence destinée à accélérer la reconstruction des infrastructures détruites pendant les nuits de violences urbaines.
Parallèlement, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a annoncé des mesures en concertation avec les assureurs à destination des commerçants victimes de dégradations.
« Nous avons pris la décision que, pour les commerçants les plus touchés, nous pourrions considérer des annulations de charges sociales et fiscales », a-t-il dit lors d’un déplacement Arpajon (Essonne).
A la demande du gouvernement, les assureurs ont par ailleurs accepté de reporter de cinq jours à 30 jours le délai le dépôt des déclarations de sinistre, a ajouté le ministre.
Dans un entretien au Parisien, Geoffroy Roux de Bézieux, le président du Medef, a estimé les dégâts à « plus d’un milliard d’euros » et recensé « plus de 200 commerces entièrement pillés, 300 agences bancaires détruites et 250 bureaux de tabac touchés ».
RÉPONDRE À LA VIOLENCE DES MINEURS
Autre chantier pour le gouvernement : la réponse judiciaire aux violences commises par des mineurs et les dispositions pour responsabiliser leurs parents alors qu’un tiers des personnes interpellées ces derniers jours étaient des mineurs, avec une moyenne d’âge de 17 ans.
Lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, la Première ministre, Elisabeth Borne, a indiqué que le ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, allait adresser « dans les prochaines heures » une circulaire sur le traitement des infractions commises par les mineurs.
« D’abord pour que pour que toutes les atteintes, même de plus faible intensité, soient sanctionnées. Ensuite, pour mettre les parents face à leurs responsabilités avec des amendes, des stages de responsabilisation parentale, pour soustraction à leurs obligations légales », a-t-elle détaillé.
Selon un bilan du ministère de l’Intérieur, les forces de l’ordre ont procédé à 72 interpellations dans la nuit de lundi à mardi et aucun gendarme ou policier n’a été blessé. Dans la nuit de vendredi à samedi, plus de 1.300 personnes avaient été interpellées.
Au total, le bilan est de 3.486 interpellations depuis le début des émeutes, selon le ministère de l’Intérieur.
Près de 700 personnes ont été déférées et 350 personnes ont été placées en détention, a indiqué Elisabeth Borne devant les députés, assurant que des « peines lourdes ont été prononcées, notamment de la prison ferme avec mandat de dépôt ».
ANNULATIONS DES VISITES TOURISTIQUES
En ce début d’été, les émeutes ont eu un impact sur le secteur touristique, qui pourrait toutefois n’être que temporaire.
Geoffroy Roux de Bézieux a ainsi « confirmé » le chiffre donné dimanche par le patron de l’Office de tourisme de Paris, Jean-François Rial, de 20% à 25% annulations de la part de touristes étrangers début juillet.
« Il y a des pays comme les Etats-Unis qui ont déconseillé à leurs ressortissants de venir en France. Après l’expérience montre que si ça s’arrête (les émeutes), et j’ai l’impression que c’est en train de s’arrêter, on est très prudent sur ce qu’on peut dire, ça passe vite », a déclaré le patron du Medef.
Le consulat général de Chine à Marseille a protesté dimanche auprès des autorités françaises après l’attaque, jeudi lors des émeutes dans la cité phocéenne, d’un bus transportant des touristes chinois.
De son côté, le Comité international olympique (CIO) s’est voulu rassurant mardi sur les capacités de Paris à organiser les Jeux olympiques l’an prochain, du 26 juillet au 11 août 2024, malgré les récentes tensions dans le pays.
« Nous avons entière confiance dans le comité d’organisation et les autorités françaises pour organiser avec succès les Jeux olympiques et paralympiques et dans l’hospitalité du peuple français pour accueillir le monde à ces Jeux », a déclaré un porte-parole du CIO.
(Reportage Elizabeth Pineau, Zhifan Liu et Blandine Hénault, avec la contribution de Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.



