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France: Bayrou ne « pouvait pas comprendre » le « dispositif pervers » de Bétharram, dit sa fille

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PARIS (Reuters) – La fille de François Bayrou, Hélène Perlant, a confirmé jeudi avoir été violentée lors de sa scolarité à Notre-Dame de Bétharram, près de Pau (Pyrénées-Atlantiques), affirmant que son père n’était pas au courant et ne « pouvait pas comprendre » le « dispositif pervers » au sein de l’établissement catholique.

L' »affaire Bétharram » qui trouble la France depuis des semaines a pris une tournure politique et personnelle pour le Premier ministre et ancien ministre de l’Education nationale (1993-97) dont trois des six enfants ont été scolarisés dans l’établissement accusé d’avoir été le théâtre de mauvais traitements, dont des agressions sexuelles, sur des élèves.

François Bayrou « est le père d’une victime, ce qu’il ne savait pas », a déclaré sur France Inter Hélène Perlant, enseignante de 53 ans, se présentant comme une « victime quelconque », « parmi d’autres », d’un « dispositif pervers ».

« Ce système, et c’est absolument génial, à la fin ça se retourne contre les parents qui n’ont rien vu, qui sont accusés », a ajouté la fille aînée de François Bayrou. « Lui, comme les autres, ne pouvait pas comprendre parce que ça fonctionne comme ça, en fait : on a tout sous les yeux (…) sauf qu’on l’a tellement sous les yeux qu’on ne voit rien, on ne peut pas comprendre ».

Dans un livre à paraître jeudi, « Le silence de Bétharram » (Editions Michel Lafon), Hélène Perlant raconte avoir été battue par un prêtre aujourd’hui décédé dans cette école dans les années 1980, alors qu’elle avait 14 ans.

« IL EST LE SEUL À AVOIR FAIT QUELQUE CHOSE »

François Bayrou a été accusé de ne pas avoir dénoncé les abus commis dans cette école lorsqu’il était ministre de l’Education. Devant les députés en février, il a dit n’avoir « jamais été informé d’aucune violence, et encore moins de violence sexuelle » dans l’établissement.

Il a ensuite déclaré avoir ordonné une inspection en 1996 après des signalements de violences physiques, ce qui a amené ses opposants à l’accuser d’avoir menti devant la représentation nationale.

« Cette affaire peut le mettre en difficulté. Chacun sait qu’il était au courant », a dit à Reuters le député La France insoumise Eric Coquerel, renvoyant à l’audition de François Bayrou le 14 mai par une commission d’enquête parlementaire sur son rôle dans cette affaire qui soulève des questions quant aux pratiques éducatives dans les internats privés.

Contactée par Reuters, la direction de l’école, rebaptisée Le Beau Rameau, n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire.

L’actuelle ministre de l’Éducation nationale, Elisabeth Borne, a ordonné en mars une inspection dont les conclusions n’ont pas encore été publiées.

« En tant que père de famille, cela me poignarde le coeur », a déclaré François Bayrou à la presse à propos du témoignage de sa fille mercredi en marge d’un déplacement dans l’Isère. « Elle ne m’en avait jamais parlé. »

Des proches du chef du gouvernement ont décrit à Reuters un « papa poule » très « affecté » par le récit de sa fille tout en dénonçant une « manipulation politique ».

« On met en accusation, parce qu’il est le Premier ministre, l’homme par qui le scandale n’a pas éclaté alors qu’il est le seul à avoir fait quelque chose », a dit à Reuters un membre de son entourage. « Qu’ont fait les gardes des Sceaux, les ministres de l’Education de 1995 à nos jours ? Si j’étais président de la commission d’enquête, je les convoquerais tous ».

François Bayrou dirige depuis décembre un gouvernement minoritaire qui peut être renversé si les partis de gauche et d’extrême droite s’unissent pour le faire tomber via une motion de censure.

S’il ne souhaite faire aucun commentaire sur cette affaire, un ministre juge la situation délicate dans ce contexte.

« Politiquement, tout est dangereux quand on n’a pas de majorité à l’Assemblée, la moindre étincelle peut faire flamber la forêt », a-t-il dit à Reuters sous couvert d’anonymat.

(Reportage Elizabeth Pineau, avec Michel Rose et Juliette Jabkhiro, édité par Kate Entringer)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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