France: Après la présidence de l’Assemblée, de nouvelles tractations sur les postes clés
PARIS (Reuters) – De nouvelles tractations se déroulaient vendredi à l’Assemblée nationale pour la répartition des postes clés au Palais-Bourbon dans une ambiance rendue électrique par la réélection contestée de sa présidente Yaël Braun-Pivet.
Désormais, la bataille se joue autour de l’installation du Bureau, plus haute autorité collégiale de l’Assemblée nationale, et de la nomination des fonctions de vice-présidents, de questeurs et de secrétaires.
Avec un débat: faut-il laisser des fonctions au Rassemblement national (RN), comme lors de la précédente législature où le parti disposait de deux postes de vice-présidents ? Le Nouveau Front populaire (NFP) et l’ex-majorité présidentielle Ensemble pour la République (EPR) ont appelé à écarter la formation d’extrême droite des postes à responsabilité et les plus en vue au Palais-Bourbon.
Faute d’accord entre les présidents des 11 groupes politiques représentés à l’Assemblée nationale, la répartition des postes a été soumise au vote des 577 députés dans l’hémicycle. Le scrutin a débuté vers 15h00 (13h00 GMT) et pourrait durer une grande partie de la journée.
Outre la place du RN, se jouent aussi les suites de l’accord entre EPR et la Droite Républicaine (DR, ex-Républicains) qui a permis la réélection la veille de Yaël Braun-Pivet au « perchoir », au grand dam du NFP.
« Nous avons échangé avec les Républicains donc nous nous sommes entendus sur des noms avec les Républicains mais aussi avec le Modem et Horizons », a indiqué vendredi au micro de LCP la députée EPR Laure Millet, évoquant des postes de vice-présidents mais aussi à la questure et au secrétariat.
« On est encore en pourparlers pour voir les postes de président de chaque commission permanente », a-t-elle ajouté, en référence à la désignation, samedi, de la présidence des huit commissions permanentes de l’Assemblée nationale.
Considéré comme le poste le plus prestigieux, la présidence de la commission des Finances revient d’usage à un député d’un groupe politique s’étant déclaré dans l’opposition.
BATAILLE PERDUE POUR LE NFP
Dans un hémicycle fragmenté, l’élection au « perchoir » revêtait un caractère crucial puisque la présidente de l’Assemblée nationale, quatrième personnage de l’Etat, devrait avoir au-delà de ses prérogatives habituelles un rôle d’arbitre dans la recomposition politique en cours.
Le NFP, arrivé en tête des élections législatives mais sans majorité, comptait sur la présidence de l’Assemblée nationale pour conforter sa revendication de nommer un Premier ministre issu de ses rangs et de former un gouvernement.
Candidat malheureux du NFP pour le « perchoir », le député communiste André Chassaigne a dénoncé « un vote volé par une alliance contre nature », fustigeant le soutien des élus DR.
Autre grief, le « déni de démocratie » lié au vote des 17 ministres démissionnaires, alors que Yaël Braun-Pivet l’a emporté avec 13 voix d’avance face à André Chassaigne.
Selon l’article 23 de la Constitution de la Ve République, « les fonctions de membre du gouvernement sont incompatibles avec l’exercice de tout mandat parlementaire ».
La députée NFP Sandrine Rousseau a indiqué vendredi que le NFP allait regarder « tous les recours juridiques possibles », dénonçant des « tactiques qui ne sont pas dans l’esprit de la démocratie ».
(Rédigé par Blandine Hénault)
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