États-Unis: Accord au Congrès pour mettre fin au « shutdown », Trump va promulguer le texte
WASHINGTON (Reuters) – Un accord pour mettre fin à la paralysie des opérations de l’administration fédérale américaine a été approuvé mercredi soir par le Congrès américain, avec le vote d’un texte permettant de reprendre les aides alimentaires apportées à des millions d’Américains et de verser les salaires de centaines de milliers d’employés fédéraux.
Deux jours après le Sénat, où le Parti républicain dispose d’une majorité étroite, la Chambre des représentants – également contrôlée par les pairs républicains du président Donald Trump – a voté mercredi soir à 222 voix contre 209 en faveur d’un projet de loi prévoyant le financement de l’administration fédérale jusqu’au 30 janvier prochain.
La Maison blanche a fait savoir que Donald Trump promulguerait le texte dans la soirée, pour tourner la page du « shutdown » le plus long de l’histoire des Etats-Unis, après être entré mercredi dans son 43e jour.
Des centaines de milliers d’employés fédéraux ont été mis au chômage technique depuis le 1er octobre, alors que les aides alimentaires apportées à des millions d’Américains ont par la suite été retardées, tandis que le trafic aérien a été fortement perturbé à travers le pays du fait d’une pénurie de contrôleurs aériens et d’agents de contrôle aux aéroports.
Le texte budgétaire, qui laisse entrevoir que la dette publique américaine (actuellement de 38.000 milliards de dollars) va s’alourdir de 1.800 milliards de dollars par an, empêche les agences fédérales de licencier des employés jusqu’au 30 janvier, ce qui constitue une victoire pour les organisations syndicales et retarde les efforts de Donald Trump pour « purger » les effectifs de l’administration.
Le fait que le chef de la Maison blanche ait approuvé l’accord scellé par les républicains avec une poignée de démocrates au Sénat garantissait l’unité du Parti républicain à la Chambre des représentants.
PAS DE VAINQUEURS DANS L’OPINION
Une telle unité était d’autant plus indispensable face à colère des démocrates de la Chambre, mécontent que le bras de fer engagé par leurs pairs du Sénat ait pris fin sans obtenir ce qu’ils réclamaient depuis des semaines: la garantie que certains remboursements de soins de santé pour des millions d’Américains seront prolongés au-delà de la fin décembre.
Huit sénateurs démocrates ont fait fi lundi des consignes des chefs de file du parti au Congrès, décidant de voter en faveur du projet de loi prévoyant le financement de l’administration fédérale jusqu’au 30 janvier 2026, avec comme seule contrepartie la tenue d’un vote en décembre sur la question des remboursements des soins de santé – sans garantie sur l’issue de ce vote.
Cette décision a d’autant plus surpris après les succès électoraux de premier plan obtenus une semaine plus tôt par le Parti démocrate, dans ce qui constituait les premiers scrutins organisés depuis le début du second mandat de Donald Trump, à un an des élections de mi-mandat au Congrès (« midterms »).
Contrairement aux républicains du Sénat, le ‘speaker’ de la Chambre des représentants, le républicain Mike Johnson, n’a effectué aucune promesse sur un quelconque vote à la chambre basse concernant les remboursements des soins de santé.
Ni les républicains, ni les démocrates ne semblent sortir victorieux de la longue impasse sur le « shutdown ». Un sondage Reuters/Ipsos publié mercredi montre que 50% des Américains interrogés disent blâmer les républicains, tandis que 47% des sondés rejettent la faute sur les démocrates.
Il s’agissait de la première séance à la Chambre des représentants depuis la mi-septembre, une longue pause décidée par les républicains avec l’objectif d’accentuer la pression sur les démocrates dans les négociations bipartites.
(David Morgan et Nolan D. McCaskill, avec la contribution de Bo Erickson, Jason Lange et David Shepardson; version française Jean Terzian)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

