Du rouge en vue en Europe avant la BCE (actualisé)
par Blandine Henault
PARIS (Reuters) – Les principales Bourses européennes sont attendues en baisse jeudi à l’ouverture, l’aversion au risque l’emportant encore face aux craintes d’un ralentissement de la croissance économique mondiale conjugué à un début de resserrement monétaire des banques centrales.
La Banque centrale européenne (BCE) sera dans le viseur alors qu’elle rendra à 11h45 GMT sa décision de politique monétaire avant l’intervention de sa présidente Christine Lagarde à partir de 12h30 GMT.
Les contrats à terme signalent une baisse de 0,53% pour le CAC 40 parisien, de 0,52% pour le Dax à Francfort, de 0,8% pour le FTSE à Londres et de 0,66% pour l’EuroStoxx50.
Les indices européens ont déjà fini dans le rouge mardi, rattrapés par un regain de prudence avant les annonces de la BCE.
Les analystes s’attendent à ce que le conseil des gouverneurs annonce une réduction de ses achats d’actifs mensuels au titre du Programme d’urgence face à la pandémie (PEPP) à partir du quatrième trimestre, selon une enquête Reuters.
« Actuellement, nous observons déjà une baisse des rachats d’actifs dans le cadre du plan PEPP de 80 à 65 milliards d’euros par mois. La question sera de savoir si cette réduction pourrait s’accélérer dès 2022 et si le programme classique de rachats d’actifs (APP) sera augmenté pour prendre le relais au deuxième trimestre 2022 », explique Arthur Jurus, stratège chez Oddo BHF.
« Le risque est un regain de volatilité sur les marchés obligataires et une hausse des écarts de crédit entre les taux de la périphérie (Grèce, Italie, Espagne) avec l’Allemagne », ajoute-t-il.
La BCE publiera également ses prévisions actualisées de croissance et d’inflation.
Outre les annonces à venir de la BCE, la prudence des investisseurs est alimenté par la publication, mardi soir, du livre beige de la Réserve fédérale qui a noté que l’économie américaine avait « légèrement rétrogradé » dans un contexte de prudence face à la propagation du variant Delta du coronavirus.
Ce commentaire fait écho à la publication, vendredi, du rapport sur l’emploi aux Etats-Unis qui a montré un nombre de créations d’emplois bien plus faible que prévu le mois dernier.
A WALL STREET
La publication du Livre beige de la Fed a pesé sur la séance à Wall Street, où les craintes de ralentissement de l’économie ont dominé.
L’indice Dow Jones a cédé 0,2% à 35.031,07 points. Le S&P-500 a perdu 0,13%, à 4.514,1 points. Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 0,57% à 15.286,64 points.
Les futures sur les trois indices signalent un nouveau repli à l’ouverture ce jeudi, de l’ordre de 0,3% à 0,4%.
EN ASIE
L’indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a fini en baisse de 0,57%, rattrapé par les craintes généralisées de ralentissement de l’économie. L’indice, qui avait fini sur un plus haut de près de six mois mercredi, a mis fin à une série de huit séances consécutives de hausses, la plus longue depuis début novembre.
Les Bourses chinoises sont aussi mal orientées: le CSI 300 recule de 0,32% et le Hang Seng à Hong Kong perd 1,97%, pénalisé par le repli des valeurs technologiques.
CHANGES/TAUX
L’euro avance légèrement face au dollar, à 1,1822, avant les annonces de la BCE et après avoir enchaîné trois séances de repli.
Le dollar est inchangé face à un panier de devises de référence après avoir profité des inquiétudes sur la croissance qui a poussé les investisseurs vers les actifs refuges.
Le rendement des Treasuries à dix ans a ainsi perdu quatre points de base mercredi et recule encore légèrement ce jeudi, à 1,3325%.
Il avait atteint un pic à 1,385% lundi après le rapport sur l’emploi américain, qui a aussi montré une hausse des salaires et alimenté les perspectives d’inflation.
Le taux du Bund allemand à dix ans est stable dans les premiers échanges, à -0,322%.
PÉTROLE
Les cours du brut évoluent en légère hausse, toujours soutenus par la lente reprise de la production dans le golfe du Mexique après le passage de l’ouragan Ida la semaine dernière.
Le baril de brut léger américain (WTI) gagne 0,22% à 69,45 dollars tandis que celui du Brent s’adjuge 0,34% à 72,85 dollars.
(Reportage Blandine Hénault, édité par Nicolas Delame)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

