Dior: L’autorité italienne de la concurrence clôt une enquête sur les sous-traitants
MILAN (Reuters) – L’autorité italienne de la concurrence a déclaré mercredi avoir mis fin à son enquête visant deux filiales de Dior, propriété de LVMH, pour avoir sous-traité leur production à des entreprises chinoises accusées de travail forcé, après une prise d’engaments de la maison de luxe.
Le gendarme italien dit n’avoir constaté aucun acte répréhensible de la part de Dior qui s’est notamment engagé à verser 2 millions d’euros sur cinq ans pour soutenir des initiatives, également ouvertes à d’autres marques, visant à venir en aide aux victimes d’exploitation par le travail.
Dior s’est également engagé à revoir ses déclarations en matière d’éthique et de responsabilité sociale, ainsi qu’à adopter des procédures plus strictes pour la sélection et le contrôle de ses fournisseurs, a indiqué l’autorité mercredi.
L’année dernière, des procureurs milanais ont découvert des ateliers où des travailleurs sous-payés, souvent des immigrés en situation irrégulière, fabriquaient des sacs en cuir qu’ils vendaient ensuite à Dior et à Armani pour une fraction de leur prix de vente au détail.
Cette découverte a conduit l’autorité concurrence italienne à ouvrir une enquête pour déterminer si les marques de luxe avaient induit les consommateurs en erreur.
L’autorité italienne de la concurrence a déclaré qu’elle se concentrait sur les écarts entre la réalité révélée par les enquêtes judiciaires sur le travail et les messages transmis par les marques aux consommateurs concernant l’artisanat et la responsabilité sociale des entreprises.
L’année dernière, des procureurs ont nommé des commissaires pour superviser les unités de Dior et d’Armani ayant externalisé la production de sacs à main, afin de s’assurer qu’elles résolvent leurs problèmes de chaîne d’approvisionnement. Le régime d’administration spéciale a été levé plus tôt cette année.
La semaine dernière, un tribunal italien a placé une filiale de la marque de mode Valentino sous administration judiciaire pour une durée d’un an après avoir découvert des abus impliquant des travailleurs dans sa chaîne d’approvisionnement.
(Reportage Elisa Anzolin, version française Elena Smirnova, édité par Kate Entringer)
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