Des élections municipales aux enjeux nationaux avant l’inconnue de 2027
PARIS, 15 mars (Reuters) – Près de six électeurs sur dix se sont déplacés dimanche pour le premier tour des élections municpales en France, scrutin local qui permet aux formations politiques, dont le Rassemblement national, de mesurer leur poids électoral à un an de la présidentielle et des législatives de 2027.
Au terme de ce vote qui a enregistré un taux de participation de 57,6% selon une projection Elabe – en hausse par rapport à 2020, en pleine pandémie de COVID-19 (44,66%) mais moins qu’en 2014 (63,55%) -, l’incertitude dominait dans les plus grandes villes, à commencer par Paris, où la droite ambitionne de mettre fin à 25 années de gestion de gauche.
Près de 49 millions de Français étaient appelés aux urnes pour ce premier tour qui a donné une équipe municipale aux 23.679 communes (sur près de 35.000) qui ne comptaient qu’une seule liste.
Un second tour sera nécessaire le 22 mars dans la plupart des autres villes pour ce premier test électoral depuis la dissolution de 2024.
Le Rassemblement national, qui espère s’ancrer localement grâce à ce scrutin pour mieux aborder l’élection présidentielle, peut se targuer de la victoire au premier tour de Louis Aliot, réélu à Perpignan, ville de plus de 100.000 habitants conquise en 2020.
A Beaucaire (Gard), le RN Nelson Chaudon, successeur de Julien Sanchez, l’a lui aussi emporté dès dimanche tout commme David Rachline à Fréjus (Var).
« Le RN tend la main aux listes de droite sincères, aux listes indépendantes », a déclaré le président du RN, Jordan Bardella, dans une allocution à Beaucaire. « Le changement n’attend pas 2027, il commence dès dimanche prochain ».
A Toulon, autre ville convoitée par l’extrême droite, la députée RN Laure Lavalette se retrouve dans une triangulaire après avoir remporté 39,40% des voix, selon une projection Elabe.
Du côté du « bloc central », une triangulaire se profile au Havre, où l’ancien Premier ministre Edouard Philippe est arrivé largement en tête avec 43% des voix selon Elabe, devant le communiste Jean-Paul Lecoq (33,3%) et le candidat RN Franck Keller, à plus de 15%.
« J’appelle au plus large rassemblement possible », a déclaré le président d’Horizons, qui a subordonné sa victoire au Havre au maintien de sa candidature à l’élection présidentielle de l’an prochain.
Le maire de Vernon (Eure) François Ouzilleau, a été élu dès le premier tour, ce dont s’est félicité le Premier ministre Sébastien Lecornu, troisième sur cette liste normande.
A Nice, une défaite du maire sortant (Horizons) Christian Estrosi serait mauvais signal pour le bloc central et validerait la stratégie d’union des droites incarnée par Eric Ciotti, allié du Rassemblement national.
LR, le parti de Bruno Retailleau qui administre près de 60% des communes de plus de 30.000 habitants, espère conserver une puissante base territoriale (Toulouse, Angers, Lorient, Nîmes…), avec l’espoir prudent de reconquérir Paris.
« », a déclaré Bruno Retailleau, candidat à l’élection présidentielle.
A Nîmes, où le maire sortant Jean-Paul Fournier (LR) ne se représente pas, Vincent Bouget (gauche unie sauf LFI) est donné à 30,6% des voix, juste devant Julien Sanchez (RN-UDR) à 29,7%, Franck Proust (Les Républicains, Horizons, UDI, Parti Radical) à 19,5% et Julien Plantier (Renaissance, MoDem) à 14,3%, selon une estimation Ifop-Fiducial
A gauche, Manuel Bompard, coordonateur de La France insoumise, a souligné devant la presse la « progression remarquable » de son mouvement, en tête à Roubaix (Nord), à Limoges (Haute-Vienne) et au coude-à-coude pour la première place avec le candidat représentant le reste de la gauche à Lille.
« Face à la droite et à l’extrême droite, l’heure est à la responsabilité »,a dit Manuel Bompard, qui a appelé à la « constitution d’un front anti-fasciste à la fusion des listes de gauche « en mesure de se qualifier au second tour ».
Le Parti socialiste (PS), avec une solide implantation locale, a exclu jusqu’ici tout accord national pour le premier et le second tours avec La France insoumise (LFI) en raison des « caricatures complotistes et [des] propos antisémites intolérables de Jean-Luc Mélenchon », des « violences politiques (…) qui se déploient dans les rangs de l’ultra-gauche », référence à la mort à Lyon du militant identitaire Quentin Deranque, imputée à des proches de LFI.
Verdict pour le PS à Paris d’abord, puis Marseille, Montpellier, Lille, Nantes, Rennes ou encore Clermont-Ferrand, Nancy, Dijon, villes emblématiques qu’elle entend conserver. LFI, qui souffre structurellement d’un faible maillage local, vise une possible victoire à Roubaix (Nord) sous la bannière du député David Guiraud. Le parti convoite également Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), Limoges (Haute-Vienne) ou encore Evry-Courcouronnes (Essonne).
Après la vague écologiste de 2020, avec des sacres à Strasbourg, Bordeaux et Lyon, Les Ecologistes (ex-EELV) mesureront leurs forces pâlissantes au sein d’une gauche toujours divisée, de même que les communistes à Bobigny (Seine-Saint-Denis) ou Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne).
Du point de vue de l’organisation, ces élections ont introduit une nouveauté pour les électeurs de Paris, Lyon et Marseille en vertu d’une réforme de la loi « PLM » de 1982 adoptée l’an dernier qui instaure une élection au suffrage direct.
Deux votes distincts sont organisés : le premier sert à élire les conseillers d’arrondissement ou de secteur et le second à choisir directement les conseillers municipaux (Lyon, Marseille) et les conseillers (Paris), autrefois désignés indirectement. C’est ensuite toujours le conseil municipal qui élit le maire.
Dans la capitale, où XXX des électeurs se sont déplacés (soit WWW points de moins que la moyenne nationale), l’enjeu est celui de l’alternance dans un paysage morcelé où cinq candidats peuvent dépasser les 10% des voix, synonyme de maintien au second tour.
Le dauphin de la maire socialiste sortante Anne Hidalgo, Emmanuel Grégoire, et l’ex-ministre (Les Républicains) Rachida Dati font figure de favoris, devant le centriste Pierre-Yves Bournazel (Horizons, Renaissance), la candidate de Reconquête Sarah Knafo et celle de La France insoumise Sophia Chikirou.
A Lyon, l’ancien patron de l’Olympique lyonnais Jean-Michel Aulas, 76 ans, fait ses débuts en politique avec le soutien des Républicains (LR) et de Renaissance dans le rôle du champion putatif avec XXXX des voix au premier tour contre XXX face au maire sortant écologiste Grégory Doucet.
A Marseille, où le Rassemblement national rêve d’un séisme politique qui verrait la deuxième ville de France tomber dans son escarcelle, le suspense est total sur l’issue du coude-à-coude entre la liste du candidat RN Franck Allisio, XXX des voix, et celle d’union de la gauche du maire sortant Benoît Payan.
La candidate LR soutenue par Renaissance et Horizons Martine Vassal pourrait se retrouver en position d’arbitre à l’issue du premier tour. Son choix de s’allier ou non avec le RN pour le second tour sera décisif et pourrait faire jurisprudence.
En 2020, Marseille avait basculé à gauche grâce à une dynamique d’union entre les partis de gauche et les écologistes, dans une quadrangulaire avec la droite et le RN.
Fort de ses bons scores aux dernières élections européennes et législatives de 2024, et de la cote de popularité de ses chefs de file Jordan Bardella et Marine Le Pen, le RN espère faire des élections municipales un tremplin vers les sénatoriales qui renouvelleront de moitié la Haute Assemblée en septembre, avant la présidentielle du printemps 2027.
« », a déclaré Jordan Bardella.
Six ans après la déconvenue des municipales de 2020, le parti d’extrême droite entend monter en puissance avec un nombre record de quelque 650 candidatures (contre 400 en 2020 et 600 en 2014), axant sa campagne sur des thématiques nationales, la sécurité et le sentiment « d’abandon » des citoyens face à l’érosion locale des services publics.
Au-delà de son maintien à la tête de Perpignan (Pyrénées-Orientales), seule ville de plus de 100.000 habitants conquise il y a six ans, le RN brigue, outre Marseille, Toulon (Var), Nîmes (Gard), Nice (Alpes-Maritimes) où le député UDR Éric Ciotti se présente avec le soutien du RN face au maire sortant Christian Estrosi (Horizons), ou encore Menton (Alpes-Maritimes), où Louis Sarkozy est en lice, et Lens (Pas-de-Calais).
« »…..
A Lille, le candidat de la gauche unie Arnaud Deslandes est arrivé à égalité avec la candidate La France insoumise Lahouaria Addouche, à environ 26% des voix chacun.
A GAUCHE, COMBIEN DE DIVISIONS
Pour le parti aux 120 députés, l’enjeu est de poursuivre une implantation locale à même d’étayer ses ambitions nationales à l’heure où toutes les enquêtes d’opinion le donnent finaliste de la course à l’Elysée l’an prochain.
L’une des inconnues réside dans le possible rapprochement entre le RN et Les Républicains (LR) entre les deux tours. Selon une étude Verian pour Le Monde et L’Hémicycle, 66% des sympathisants LR et 67% de ceux du RN sont favorables à une entente permettant des alliances ou des fusions de second tour.
Toute liste ayant recueilli plus de 5% des suffrages peut fusionner, d’ici mardi soir, avec une autre liste dans l’entre-deux-tours.
Le Parti socialiste (PS), avec une solide implantation locale, a exclu pour sa part tout accord national pour le premier et le second tours avec La France insoumise (LFI) en raison des « caricatures complotistes et [des] propos antisémites intolérables de Jean-Luc Mélenchon », des « violences politiques (…) qui se déploient dans les rangs de l’ultra-gauche », référence à la mort à Lyon du militant identitaire Quentin Deranque, imputée à des proches de LFI.
Jean-Luc Mélenchon, chef de file de LFI, a dénoncé une « insupportable désolidarisation du combat antifasciste » et accuse le PS de favoriser la victoire de la droite et du RN « dans des dizaines de villes ».
Des listes communes PS-LFI sont présentes dans une soixantaine de villes. Et les circonstances locales, de même que la pression des électeurs de gauche, singulièrement dans l’hypothèse d’un « front républicain » contre l’extrême droite, pourraient décider de possibles alliances entre les deux tours.
A Roubaix, La France insoumise est bien partie pour l’emporter après les 45% des voix remportés par le député David Guiraud, proche de Jean-Luc Mélenchon devant celle d’Alexandre Garin (DVD) à 20,1%, Karim Amrouni (DVG, PS, Ecologistes) à 17,2% et Céline Sayah (RN) à 13,2%, selon une estimation Ifop-Fiducial pour TF1, LCI et Sud Radio.
Manuel Bompard, coordonateur de La France insoumise, a souligné devant la presse la « progression remarquable de La France insoumise », en tête à Roubaix (Nord), à Limoges (Haute-Vienne) et au coude-à-coude pour la première place avec le candidat représentant le reste de la gauche à Lille
Verdict pour le PS à Paris d’abord, puis Marseille, Montpellier, Lille, Nantes, Rennes ou encore Clermont-Ferrand, Nancy, Dijon, villes emblématiques qu’elle entend conserver. LFI, qui souffre structurellement d’un faible maillage local, vise une possible victoire à Roubaix (Nord) sous la bannière du député David Guiraud. Le parti convoite également Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), Limoges (Haute-Vienne) ou encore Evry-Courcouronnes (Essonne).
Après la vague écologiste de 2020, avec des sacres à Strasbourg, Bordeaux et Lyon, Les Ecologistes (ex-EELV) mesureront leurs forces pâlissantes au sein d’une gauche toujours divisée, de même que les communistes à Bobigny (Seine-Saint-Denis) ou Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne).
Pour le camp présidentiel (Renaissance), qui a privilégié les alliances, la campagne s’est déroulée en toute discrétion, loin des appétits contrariés de 2020 sous la houlette du Premier ministre d’alors, Edouard Philippe, qui, s’il fallait un symbole des infortunes du « socle commun », joue cette année son avenir politique au Havre (Seine-Maritime) à la tête d’Horizons, parti créé en 2021.
Une Edouard Philippe est con
(Elizabeth Pineau et Sophie Louet, édité par Blandine Hénault)
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