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De retour de Washington, la députée Sarah Knafo voit naître en France un « espoir » inspiré par Trump

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par Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) – De retour de Washington où elle a été l’une des rares Françaises à assister aux cérémonies d’investiture de Donald Trump, la députée européenne Reconquête Sarah Knafo se retrouve dans la radicalité prônée par le président américain qui fait selon elle naître un « espoir » en France.

« Il est celui qui a été élu contre tout le monde : les médias qui le détestent, les rappeurs, Hollywood, ça donne beaucoup d’espoir aux gens, ça montre la force du peuple », a-t-elle dit à Reuters lors d’un entretien accordé quelques jours après son retour des Etats-Unis.

« Donald Trump n’est pas notre chef, on ne le voit pas comme le nouveau chef de l’Occident. C’est une inspiration », dit-elle.

L’invitation de l’élue, aux côtés du fondateur du parti Eric Zemmour, a surpris en France, où les cartons conviant aux cérémonies d’intronisation du nouveau locataire de la Maison blanche ont été rares.

Sarah Knafo y voit le fruit d’un compagnonnage né lors de l’appel téléphonique entre Donald Trump et Eric Zemmour en février 2022, lorsque le leader de Reconquête, au positionnement plus conservateur que celui du Rassemblement national, tentait une percée dans le paysage politique français.

« Donald Trump dit à Eric ‘ne lâchez rien, on dira que vous êtes trop brutal, trop radical. Ne les écoutez pas, ne tentez pas de plaire aux médias, parlez au peuple directement' », se souvient Sarah Knafo, qui dirigeait alors la campagne présidentielle de l’essayiste entré en politique. « A l’époque Trump était au fond du gouffre, tout le monde l’enterrait politiquement. On connaît la suite de l’histoire ».

Dans la course à l’Elysée, Eric Zemmour a recueilli 7% des voix, loin derrière la candidate du RN Marine Le Pen, finaliste face à Emmanuel Macron. En juin 2024, Reconquête a envoyé quatre députés au Parlement européen dont Marion Maréchal, exclue après avoir tenté de s’allier au RN, et Sarah Knafo.

Toutes deux ont été invitées à l’intronisation de Donald Trump à Washington où Sarah Knafo a multiplié les rencontres en participant notamment au Liberty Inaugural Ball en présence du couple présidentiel, au bal des crypto-monnaies et à une soirée organisée par X, Uber et The Free Press.

CLAREMONT INSTITUTE

Depuis quelques années, l’énarque de 31 ans développe dans les milieux américains de l’ultra-droite et de la « tech » un réseau dense aux thèses confortées par la victoire du duo Donald Trump-Elon Musk à la présidentielle de novembre.

Cet été, Sarah Knafo a participé à un séminaire du Claremont Institute, think tank américain conservateur dont se revendique notamment le vice-président JD Vance. L’occasion d’étudier les penseurs Jean-Jacques Rousseau, Alexis de Tocqueville, et de s’immerger dans l’écosystème qui a reconduit Trump au pouvoir.

« Dans ma promotion, beaucoup ont ensuite été nommés soit à la Maison blanche, soit dans des secrétariats d’Etat », dit Sarah Knafo, qui cite au nombre de ses connaissances Michael Anton, directeur politique au Département d’Etat, Michael J. Saylor, entrepreneur du bitcoin et Jacob Helberg, sous-secrétaire d’État à la Croissance économique, à l’Energie et à l’Environnement.

Finaliste de l’élection présidentielle et groupe le plus important à l’Assemblée nationale française, le Rassemblement national a envoyé trois élus – Louis Aliot, Julien Sanchez et Alexandre Sabatou – pour l’investiture de Donald Trump à Washington, où l’Italienne Giorgia Meloni était l’une des rares dirigeantes européennes conviées.

Marine Le Pen, qui avait tenté en vain de rencontrer Donald Trump à New York en 2017, est restée en France.

« La stratégie de dédiabolisation de Marine Le Pen est à l’opposé de ce que prône » le président américain, davantage intéressé par le profil de Giorgia Meloni, pense Sarah Knafo, qui est elle-même vice-présidente de L’Europe des nations souveraines, groupe où figure le parti extrémiste allemand AfD.

Une considération que le Rassemblement national, interrogé par Reuters, n’a pas commenté alors que son président, Jordan Bardella, a prévu de se rendre bientôt aux Etats-Unis.

FIERTÉ NATIONALE

Pour Sarah Knafo, la recette du succès de Donald Trump réside dans une politique pro-tech, pro-business et un réveil de la fierté nationale portés par une campagne numérique efficace amplifiée par le soutien du patron de X, Elon Musk.

A ceux qui doutent de l’importation de ce modèle en France, pays européen à l’histoire bien différente de celle des Etats-Unis, elle répond que les « psychés française et américaine ont en commun le sentiment d’être une grande nation ».

« On n’est absolument pas ridicules : on peut vraiment devenir la première puissance de tout le continent européen, c’est largement à notre portée », ajoute celle qui ne doute pas du projet d’Eric Zemmour de briguer de nouveau l’Elysée en 2027.

Luc Rouban, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique, rappelle que la position de Reconquête est à la fois plus atlantiste et plus libérale que celle du RN, attaché par exemple aux services publics.

« Le fait que Sarah Knafo rencontre des leaders américains ne veut pas dire qu’elle sera bien accueillie par le patronat français », a-t-il dit à Reuters. « Elle joue la carte de la modernité post-étatique, d’un pouvoir orienté vers le capitalisme technologique et les grandes entreprises. Sur le plan électoral je ne suis pas sûr que ce soit payant en France. »

Présente dans les médias et sur les réseaux sociaux, Sarah Knafo participera fin février à la Conservative Political Action Conference qui réunit chaque année à Washington des personnalités politiques conservatrices du monde entier.

(Reportage Elizabeth Pineau, édité par Blandine Hénault)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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