BYD: La France ou l’Espagne pourraient accueillir une deuxième usine, selon un conseiller
par Christoph Steitz et Rachel More
FRANCFORT, 1er juillet (Reuters) – Le groupe chinois BYD, premier constructeur mondial de véhicules électriques, est sur le point de prendre une décision concernant le rachat d’une usine automobile européenne existante afin d’accélérer son expansion dans la région, a déclaré mercredi un conseiller principal.
« La décision doit être prise très prochainement », a déclaré Alfredo Altavilla, conseiller spécial de BYD pour l’Europe, lors de la conférence Reuters Automotive Europe à Francfort, en référence au projet de réglementation européenne « Made in Europe » visant à stimuler la production locale.
Alfredo Altavilla a indiqué que l’Espagne et la France étaient des candidates pour des investissements dans des sites désaffectés, qui impliquerait l’acquisition d’une usine existante auprès d’un constructeur automobile traditionnel, une décision étant attendue prochainement.
« Cette semaine, deux de nos équipes mènent des prospections dans différentes juridictions ; nous sommes donc sur le point de conclure », a-t-il déclaré, remettant en question la compétitivité des sites de production allemands, qui sont eux aussi confrontés à une sous-utilisation de leurs capacités.
Ses commentaires interviennent alors que les constructeurs automobiles établis cherchent des moyens de remédier à la surcapacité tout en investissant massivement dans le développement de produits et de technologies telles que les batteries et les logiciels.
Stellantis détient des participations majoritaires dans des coentreprises avec les sociétés chinoises Dongfeng et Leapmotor, dans le cadre d’efforts visant à stimuler la production sur des sites en Espagne et en France.
« TOTALEMENT INUTILE » POUR LUTTER CONTRE LA CONCURRENCE CHINOISE
Les ventes de BYD en Europe ont bondi de 270% l’année dernière pour atteindre près de 188.000 véhicules et ont plus que doublé au cours des cinq premiers mois de cette année, dépassant les 100.000 unités.
Le rachat d’une usine existante permettrait à BYD de disposer d’un deuxième site d’assemblage européen après la Hongrie, où la production doit démarrer au quatrième trimestre, soulignant ainsi la percée des constructeurs automobiles chinois sur le marché européen.
« Lutter contre cette invasion ne sert absolument à rien », a déclaré Alfredo Altavilla, ajoutant que les projets de Volkswagen visant à intensifier les réductions de coûts constituaient le « premier véritable signal d’alarme » pour l’industrie automobile européenne.
Frappé par les droits de douane, la hausse des coûts et la concurrence croissante de ses rivaux chinois, Volkswagen envisage la plus grande restructuration de son histoire, comprenant 100.000 suppressions d’emplois et la fermeture de quatre usines allemandes, ont indiqué des sources à Reuters la semaine dernière.
Alfredo Altavilla a critiqué l’idée selon laquelle les constructeurs chinois entrant sur le marché européen seraient disposés à prendre des participations minoritaires dans des coentreprises tout en fournissant leurs technologies de pointe.
« Ce n’est pas de la coexistence. C’est de la violence brutale », a-t-il déclaré.
(Reportage Christoph Steitz et Rachel More ; version Française Matthieu Huchet, édité par Augustin Turpin)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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