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Brésil/Présidentielle: Lula de peu devant Bolsonaro, second tour le 30/10

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par Victor Borges et Gram Slattery

BRASILIA (Reuters) – Un second tour de l’élection présidentielle brésilienne opposera Jair Bolsonaro et Luiz Inacio Lula da Silva, dit « Lula », alors que les espoirs de ce dernier de l’emporter au premier tour dimanche ont été éteints par le soutien plus important qu’attendu dont a bénéficié le président sortant.

Avec 99,7% des machines à voter décomptées, Lula était crédité de 48,4% des suffrages contre 43,3% pour Bolsonaro, a indiqué l’autorité électorale nationale (TSE) sur son site internet.

Un second tour sera organisé le 30 octobre, aucun des candidats n’ayant recueilli une majorité de suffrages.

Plusieurs sondages plaçaient Lula nettement devant Jair Bolsonaro, avec entre 10% et 15% d’avance. L’écart plus réduit qu’attendu va prolonger une situation politique tendue et les divisions dans le principal pays d’Amérique latine.

Jair Bolsonaro avait affirmé pendant la campagne ne pas croire les sondages le donnant battu au premier tour, estimant que ceux-ci ne mettaient pas en évidence l’enthousiasme aperçu lors de ses meetings électoraux.

Le président d’extrême droite sortant avait aussi mis en doute l’intégrité du système électronique de vote, sans preuve à l’appui, laissant entendre qu’il pourrait contester les résultats en cas de défaite.

En amont du scrutin, des observateurs politiques estimaient qu’une victoire de Lula avec une marge importante pourrait avoir pour effet d’amenuiser le soutien dont disposerait Bolsonaro pour dénoncer l’issue du vote.

Mais les résultats du premier tour ont redynamisé la campagne du président sortant et vont prolonger de quatre semaines les tensions et la violence politique dans le pays.

« L’extrême droite est très solide à travers le Brésil », a commenté Carlos Melo, politologue à l’école de commerce Insper. « Une victoire de Lula au second tour est désormais moins probable. Bolsonaro va arriver avec beaucoup de confiance pour une réélection ».

Lula a accueilli les résultats du premier tour avec optimisme, déclarant que sa victoire était seulement retardée et qu’il était impatient de débattre en tête-à-tête avec Bolsonaro.

« Nous pouvons comparer le Brésil qu’il a bâti à celui que nous avons bâti », a-t-il dit devant les journalistes.

SOUTIENS

Jair Bolsonaro, apparaissant calme et confiant, a dénigré les instituts de sondage pour n’avoir pas mesuré l’étendue du soutien dont il dispose.

« Je prévois de conclure les alliances politiques appropriées pour remporter cette élection », a-t-il déclaré aux journalistes, citant les gains obtenus au Congrès par son parti alors que les électeurs brésiliens désignaient aussi dimanche les 513 membres de la chambre basse, un tiers des 81 sénateurs, ainsi que les gouverneurs et les parlementaires des Etats.

Dix-neuf des 27 sièges en jeu au Sénat ont été remportés par les alliés de droite de Jair Bolsonaro.

Certaines enquêtes d’opinion estimaient possible que Lula réunisse plus de 50% des suffrages jugés valides au premier tour, ce qui aurait permis au candidat de gauche et ex-chef de l’Etat d’éviter un second tour face à son hargneux rival.

S’il a quitté le pouvoir il y a 12 ans avec une popularité record, Lula est désormais détesté par de nombreux Brésiliens après avoir été condamné pour corruption. Sa peine de prison, qu’il purgeait lors de la précédente élection présidentielle en 2018, a par la suite été annulée par la Cour suprême, lui permettant de se porter candidat cette année.

Lula, avare en détails sur ses propositions pour le pays, a promis d’améliorer la situation des Brésiliens les plus pauvres et de la classe moyenne, comme il l’avait fait entre 2003 et 2010 lorsqu’il était au pouvoir. A l’époque, des millions de personnes étaient sorties de la précarité.

Au cours de son mandat, Jair Bolsonaro a levé certaines protections environnementales, pour le bonheur des exploitants commerciaux et des mineurs sauvages, et mis en avant des politiques anti-LGBT et anti-avortement.

Si sa popularité a décliné avec l’épidémie de COVID-19, qu’il a qualifié de « petite grippe », et avec des scandales de corruption ayant poussé des ministres à la démission, le vote de dimanche montre que l’ancien officier de l’armée dispose toujours d’un soutien solide.

A Barra da Tijuca, quartier de Rio de Janeiro où se trouve le domicile familial des Bolsonaro, l’humeur était de plus en plus optimiste.

Seule une fraude pourrait priver de victoire le président sortant, a déclaré une partisane de Jair Bolsonaro, assurant qu’une défaite ne serait « pas acceptée ». « Les sondages dans notre pays, les médias, les journalistes, sont des menteurs et des vauriens », a dit Maria Lourdes de Noronha, âgée de 63 ans.

Certains détracteurs de Jair Bolsonaro ont dit craindre avant le scrutin qu’un potentiel second tour alimente les tensions et favorise des troubles comparables à l’assaut lancé en janvier 2021 sur le Capitole à Washington par des partisans du président américain Donald Trump, battu dans les urnes quelques semaines plus tôt par Joe Biden.

(Rédaction de Paris)

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Chrétiens TV

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
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Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

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