Brésil: 1.000 arrestations après les troubles semés par des pro-Bolsonaro
(mastic format, aucun changement dans le texte)
par Gabriel Araujo et Anthony Boadle
BRASILIA (Reuters) – Environ un millier de personnes ont été placées en détention à la suite de l’invasion des lieux du pouvoir brésilien dimanche par des partisans de l’ancien président Jair Bolsonaro, parti aux Etats-Unis, des émeutes rappelant les incidents survenus à Washington en 2021 et ayant provoqué une indignation mondiale.
Une semaine après son retour formel au pouvoir à la suite de sa victoire face à Jair Bolsonaro lors de l’élection présidentielle du 30 octobre dernier, Luiz Inacio Lula da Silva a promis que les responsables des violences seraient traduits devant la justice.
Le gouverneur de Brasilia, Ibaneis Rocha, a été suspendu de ses fonctions par la Cour suprême pour les manquements sécuritaires dans la capitale brésilienne, tandis qu’une enquête a été ouverte pour déterminer notamment qui avait financé les cars partis de différentes villes du pays pour transporter des pro-Bolsonaro jusqu’à Brasilia.
Lula a ordonné une intervention des forces de sécurité fédérales jusqu’au 31 janvier à Brasilia où des soldats, épaulés par la police anti-émeute, ont démantelé lundi un camp de partisans de Jair Bolsonaro devant le quartier général de l’armée.
Des partisans de l’ex-dirigeant d’extrême droite se trouvaient déjà sur les lieux depuis l’élection présidentielle d’octobre, dénonçant une fraude électorale et demandant à l’armée d’intervenir.
La perspective d’une fraude électorale avait été avancée sans preuve durant la campagne par Jair Bolsonaro, qui n’a pas reconnu sa défaite lors du scrutin d’octobre.
Parti en Floride deux jours avant la cérémonie d’investiture de Lula, à laquelle il n’a pas assisté, l’ancien président a rejeté les accusations de son successeur de gauche selon lesquelles il a incité à la révolte.
L’épouse de Jair Bolsonaro a annoncé lundi que celui-ci avait été hospitalisé pour un inconfort intestinal dû à l’attaque au couteau dont il a été victime lors de la campagne électorale de 2018.
Jair Bolsonaro, qui est visé par plusieurs enquêtes de la Cour suprême, pourrait devoir quitter les Etats-Unis où il s’est rendu grâce à un visa accordé aux dirigeants en fonction et où des parlementaires se sont prononcés en faveur de son expulsion.
INCIDENTS CONDAMNÉS DANS LE MONDE ENTIER
Des milliers de partisans de Jair Bolsonaro ont envahi pendant environ trois heures et saccagé la Cour suprême, le bâtiment du Congrès et le palais présidentiel à Brasilia.
Ces scènes de chaos, qui ont rappelé l’attaque du Capitole américain à Washington le 6 janvier 2021 par des partisans de l’ex-président américain Donald Trump, modèle politique de Jair Bolsonaro, ont marqué une escalade des tensions aperçues dans le pays depuis l’élection d’octobre.
Des messages pour condamner les incidents et soutenir le président Lula ont afflué d’Amérique latine et du monde entier.
Le président américain Joe Biden a qualifié de « scandaleuse » l’attaque des lieux de pouvoir brésiliens, dénoncée comme une « attaque contre la démocratie et une transition pacifique du pouvoir ».
Le chef de la Maison blanche a ajouté que les institutions démocratiques du Brésil avaient le plein soutien des Etats-Unis.
« Soutien total au président Lula da Silva, démocratiquement élu par des millions de Brésiliens à l’issue d’élections équitables et libres », a écrit sur Twitter le président du Conseil européen, Charles Michel.
Emmanuel Macron s’est aussi exprimé via le réseau social. « La volonté du peuple brésilien et les institutions démocratiques doivent être respectées ! Le Président Lula peut compter sur le soutien indéfectible de la France », a dit le président français.
Au Mexique, le président Andres Manuel Lopez Obrador a exprimé son plein soutien à l’administration brésilienne. « Le fascisme a décidé d’organiser un coup d’Etat » au Brésil, a écrit pour sa part sur Twitter le président colombien Gustavo Petro, qui a demandé une réunion urgente de l’Organisation des Etats américains (OEA).
Le président chilien Gabriel Boric a dénoncé une « attaque lâche et vile contre la démocratie ». Son homologue argentin Alberto Fernandez a fait part de son soutien au président Lula « face à cette tentative de coup d’Etat. »
Cette invasion des lieux du pouvoir représente un défi immédiat pour Lula, qui a promis d’unir un pays polarisé par le populisme nationaliste de Jair Bolsonaro.
Des analystes ont dit craindre que la situation provoque davantage de volatilité sur les marchés financiers brésiliens, en net recul ces dernières semaines sur fond d’interrogations sur la manière dont Lula va concilier promesses de vastes dépenses et finances publiques limitées.
(Reportage Adriano Machado, Anthony Boadle, Lisandra Paraguassu, Ricardo Brito, Peter Frontini, Gabriel Araujo; version française Jean Terzian)
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