Attaque russe sur l’Ukraine, le réseau électrique endommagé
KYIV (Reuters) – De nombreuses infrastructures électriques de l’Ukraine ont été endommagées au cours de la nuit de mercredi à jeudi par une attaque massive de drones et missiles russes, ont déclaré les autorités de Kyiv, appelant de nouveau à l’aide les Occidentaux.
Une attaque au missile a également fait quatre morts au moins et cinq blessés à la mi-journée dans la ville de Mykolaïv, dans le sud du pays, a déclaré le commandement Sud de l’armée.
Dans la nuit, des sous-stations électriques ainsi que des installations de production ont été prises pour cible dans les régions de Kyiv, Kharkiv (nord-est), Zaporijjia, Odessa (sud) et Lviv (ouest), selon le gestionnaire du réseau national Ukrenergo.
A Moscou, le ministère russe de la Défense a revendiqué des « frappes massives » sur des installations pétrolières, gazières et électriques.
La centrale thermique de Trypilska, à la périphérie de la capitale ukrainienne, a été totalement détruite, a annoncé son exploitant.
Plus de 40 missiles et 40 drones ont été tirés par l’armée russe, a dit le président Volodimir Zelensky, en réclamant à nouveau à ses alliés occidentaux la fourniture de missiles anti-aériens.
« Nous avons besoin de défense aérienne et d’autres équipements de défense, pas de discussions interminables », a déclaré le chef de l’Etat sur la messagerie Telegram.
Volodimir Zelensky est arrivé jeudi à Vilnius, la capitale lituanienne, pour un sommet consacré à la sécurité avec plusieurs dirigeants d’Europe centrale.
« L’essentiel pour le moment est de faire tout notre possible pour renforcer notre système de défense aérienne, répondre aux besoins urgents des forces de défense ukrainiennes et consolider le soutien international pour que nous puissions faire face à la terreur russe », a-t-il encore insisté sur le réseau social X.
L’Ukraine manque cruellement d’équipements de défense en raison du blocage depuis des mois par l’opposition républicaine au Congrès américain d’une aide militaire de 60 milliards de dollars.
« Il y a urgence. Il n’y a pas un instant à perdre », a estimé Bridget Brink, l’ambassadrice des Etats-Unis en Ukraine.
L’armée de l’air ukrainienne a précisé avoir détruit au cours de la nuit 18 missiles et 39 drones, sur un total de 82 projectiles tirés.
Selon le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmitro Kouleba, la Russie a notamment utilisé six missiles balistiques, d’autant plus difficiles à abattre qu’ils frappent leur cible en quelques minutes.
« L’Ukraine reste le seul pays au monde à affronter des frappes balistiques. Il n’y a aujourd’hui aucun autre endroit où les (missiles américains) Patriot devraient être », a écrit le chef de la diplomatie ukrainienne sur X.
L’attaque a privé d’électricité quelque 200.000 habitants de la région de Kharkiv.
Le fournisseur privé d’électricité DTEK, visé par des attaques le mois dernier qui ont réduit ses capacités de 80%, a déclaré que deux de ses centrales avaient de nouveau été visées par la Russie.
(Bureau de Kyiv, avec Andrius Sytas à Vilnius, Jean-Stéphane Brosse pour la version française, édité par Sophie Louet)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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