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Air France et Airbus face à la colère des familles de victimes au procès du crash Rio-Paris

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par Tim Hepher

PARIS (Reuters) – Plus de 13 ans après la disparition au milieu de l’Atlantique d’un Airbus A330 assurant la liaison Rio de Janeiro-Paris, la compagnie aérienne française et le constructeur aéronautique européen ont fait acte de contrition lundi, au premier jour du procès les visant, s’attirant l’ire des parties civiles.

Avant l’ouverture de l’audience, les avocats des parties civiles avaient marqué leur volonté de restituer à ce drame sa « dimension humaine ». Tels sont les espoirs des familles des 228 victimes du crash du vol AF447, au terme de longues batailles d’expertises depuis l’accident survenu le 1er juin 2009.

« Air France n’a rien fait, Airbus a été totalement indifférent. Voilà l’enjeu de ce procès, c’est d’abord pour nous de reconstituer cette dimension humaine », a souligné l’un des avocats des parties civiles, Me Alain Jakubowicz.

« C’est un procès où les victimes doivent rester au centre du débat. On ne veut pas qu’Airbus ou Air France fassent de ce procès une conférence d’ingénieurs », a renchéri Me Sébastien Busy.

La directrice générale d’Air France, Anne Rigail, s’est efforcée de répondre d’emblée aux attentes des parties civiles, qui ont bruyamment manifesté leur colère pour certaines, en lisant à la barre une déclaration assurant que « la mémoire des victimes » n’avait « jamais quitté » la compagnie.

« Air France n’oubliera jamais », a-t-elle dit, alors que les noms des 228 victimes avaient été lus en préambule de l’audience.

« BESOIN DE COMPRENDRE »

Dans la salle, une centaine de parties civiles de plusieurs nationalités. Trente-trois nationalités, au total, étaient représentées à bord de l’AF447, principalement des Français, des Brésiliens et des Allemands.

Anne Rigail a dit partager « la douleur » née de ce « drame sans équivalent », « indélébile », mais aussi « le besoin de comprendre », assurant que la compagnie avait toujours fait acte de « transparence ».

Pour Airbus, le directeur général Guillaume Faury a également présenté ses condoléances. « Trop peu, trop tard! », a-t-on entendu dans les rangs des parties civiles.

« Ce sera un procès difficile. Nous sommes ici pour offrir notre compassion (…) mais aussi notre contribution à la vérité », a dit Guillaume Faury à des journalistes.

Les deux représentants ont suscité l’indignation des parties civiles en maintenant à la barre que leurs entreprises respectives n’avaient pas commis de faute pénale.

« J’ai conscience que la parole d’Air France pourra être difficile à entendre », a dit la directrice générale.

« C’est une honte! », ont protesté des proches de victimes.

La justice française avait prononcé un non-lieu dans cette affaire en 2019, mais cette décision avait été invalidée deux ans plus tard en appel, ouvrant la voie à la tenue d’un procès en correctionnelle pour « homicides involontaires », malgré des recours en cassation d’Air France et d’Airbus, jugés irrecevables en août dernier.

C’est la première fois que la responsabilité collective d’une entreprise française est mise en cause dans un procès pour « homicides involontaires » après un crash aérien.

« TIRER LES ENSEIGNEMENTS »

Les enquêteurs qui ont examiné les boîtes noires, retrouvées après deux ans de recherche par 4.000 mètres de fond, ont conclu que les pilotes n’avaient pas réagi comme il aurait fallu à une perte de données de vol provoquée par le givrage des sondes anémométriques de l’Airbus A330, en pleine tempête équatoriale au-dessus du Pot-au-Noir.

Désorientés, ils n’avaient pu empêcher un décrochage aérodynamique ou chute libre de l’appareil de 205 tonnes, le précipitant vers les eaux de l’Atlantique malgré les signaux d’alerte. Aucun des 226 passagers et 12 membres d’équipage n’a survécu.

Les batailles d’expertises ont porté sur la responsabilité d’Air France et d’Airbus dans ce drame, écartée dans un premier temps par la justice avant que la Cour d’appel n’estime que la compagnie aérienne et le constructeur n’avaient pas pris les mesures nécessaires d’information et de formation des pilotes pour les préparer à réagir à ce problème connu.

Le BEA (Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile) a en effet révélé qu’Air France s’était inquiétée des défaillances des sondes Pitot, fabriquées par Thalès pour mesurer la vitesse en vol, et avait commencé à en recevoir un nouveau modèle, moins sujet aux problèmes de givrage à haute altitude, lorsque le drame s’est produit.

Cette question sera au coeur des deux mois d’audiences au tribunal correctionnel de Paris, qui s’achèveront le 8 décembre.

Air France et Airbus ne risquent que des amendes – d’un montant maximal de 225.000 euros – si la justice retient une faute pénale de leur part.

« Ce n’est pas les 225.000 euros qui vont leur faire peur. C’est leur réputation. (…) Pour nous c’est tout autre chose, c’est d’abord une vérité (…) et puis faire en sorte que de toutes ces grandes catastrophes, l’on tire les enseignements », a dit Me Alain Jakubowicz.

(Reportage de Tim Hepher, version Sophie Louet, édité par Tangi Salaün)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

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