A Notre-Dame de Paris, Macron salue les artisans du « chantier du siècle »
par Elizabeth Pineau
PARIS (Reuters) -Emmanuel Macron a effectué vendredi une dernière visite du chantier de Notre-Dame de Paris, prélude aux cérémonies de début décembre qui verront la cathédrale renaître au culte, cinq ans et demi après l’incendie du 15 avril 2019.
Sous les voûtes neuves surplombant un décor entièrement rénové, des vitraux aux marbres du sol en passant par les statues, plus de 1.300 professionnels ont écouté le président saluer « celles et ceux qui ont participé au chantier du siècle » et « réussi ce qui semblait impossible ».
« Vous avez été les alchimistes et avez transformé le charbon en art », a dit le chef de l’Etat, pour qui « ce chantier est la métaphore de la vie de la Nation : chaque femme et chaque homme est nécessaire. «
« Dans quelques semaines je serai content mais aujourd’hui c’est d’abord le soulagement d’avoir terminé car il y avait une pression pour les délais », a dit à Reuters un tailleur de pierre de 38 ans, Samir Abbas. « Tous les corps de métiers étaient sollicités en même temps. C’était compliqué, mais il y avait une entraide générale qu’on voit rarement ».
« J’ai été très émue de voir tous ces marbres anciens, de les toucher, de choisir les bonnes méthodes de restauration », a raconté une autre professionnelle ayant ravivé l’éclat des décors multicolores du sol de Notre-Dame, Olivia Salaün.
« Qu’est-ce que c’est beau ! », s’est exclamé à son arrivée sur le parvis Emmanuel Macron, qui avait dès le moment de l’incendie lancé le défi de reconstruire Notre-Dame en cinq ans.
« On a le sentiment de la redécouvrir », a-t-il dit en visitant la nef accompagné de son épouse Brigitte, de l’archevêque de Paris Mgr Laurent Ulrich, de la ministre de la Culture Rachida Dati, de la maire de Paris Anne Hidalgo et de la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse.
Lors de cette septième visite de chantier depuis le drame qui vit les flammes ravager la charpente de ce symbole de la chrétienté, Emmanuel Macron s’est attardé sous le toit doté d’une nouvelle « forêt » de bois.
Le spectaculaire incendie sur l’île de la Cité avait ému le monde entier et les dons ont afflué de partout, y compris de pays non chrétiens, pour financer les travaux.
Au total, selon l’Elysée, 843 millions d’euros ont été recueillis. Environ 700 millions ont été dépensés pour les phases de consolidation et de restauration ; les 140 millions restants serviront à restaurer notamment les façades et couvertures de la sacristie.
« Je suis très content parce qu’on est passé pas loin d’une énorme catastrophe », a dit à Reuters Sébastien Truchot, 50 ans, qui habite depuis toujours non loin de la cathédrale. « Qu’on soit croyant ou non, Notre-Dame c’est universel et ça fait plaisir de la retrouver et de la redécouvrir ».
RÉOUVERTURE TRÈS ATTENDUE
La visite de Notre-Dame restera gratuite selon la volonté des instances catholiques qui ont rejeté la proposition émise par Rachida Dati de la rendre payante pour les touristes afin de rénover les quelque 100.000 édifices religieux du pays.
De nombreuses personnalités françaises et étrangères – mais pas le pape François, annoncé le 15 décembre à Ajaccio en Corse -, ont été conviées aux cérémonies de réouverture au culte prévues le week-end des 7 et 8 décembre.
Selon son entourage, Emmanuel Macron s’exprimera alors sur le parvis dans un discours où il devrait évoquer les « fiertés françaises » d’une année qui a vu le pays célébrer le 80e anniversaire du Débarquement allié et organiser les Jeux Olympiques d’été de Paris, et saluer la mémoire du général Jean-Louis Georgelin, ancien chef d’état-major des armées devenu président de l’établissement public de Notre-Dame de Paris jusqu’à sa mort accidentelle l’été 2023.
Philippe Jost est aujourd’hui à la tête de cet organisme chargé de redonner sa splendeur au bâtiment érigé à partir de l’an 1163 et célébré par moult poètes, cinéastes et écrivains, dont Victor Hugo.
Emmanuel Macron cédera ensuite la place à Mgr Ulrich, qui frappera de sa crosse la porte de la cathédrale dont l’ouverture sera suivie d’une cérémonie accompagnée par le grand orgue de 8.000 pièces entièrement rénové.
Dimanche 8 décembre, Emmanuel Macron et son épouse assisteront à la messe de consécration du nouvel autel de Notre-Dame.
(Reportage Elizabeth Pineau, édité par Blandine Hénault)
Pourquoi soutenir Journal Chrétien ?
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Nos deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

